
Evolène
Origine du nom d'Evolène
Le nom apparaît en 1250 sous la forme « Ewelina », puis en 1444 sous la forme « in loco de Evolena ». En patois, il se dit « Oleïnna ». Une explication le rattache au ruisseau qui jaillit au village : le francoprovençal ewe (du latin aqua, « eau ») suivi d'un adjectif féminin lèïnna, peut-être tiré de latinus et rapproché de lenis, « doux, calme ». Cette piste n'est pas confirmée.[2]
Fondation d'Evolène
Le haut val d'Hérens, le long de la Borgne jusqu'à la frontière italienne, est fréquenté dès la préhistoire, comme le montrent ses gravures rupestres, ses pierres à cupules et ses abris sous roche. Au Moyen Âge, la vallée forme la communauté d'Hérens. Celle-ci appartient aux seigneurs de Bex, vassaux des Savoie, puis les droits passent entre le chapitre de Sion, la métralie d'Ayent et les seigneurs de Rarogne. Des familles venues de Zermatt s'y installent en nombre aux XIVe et XVe siècles. Dès le XVIe siècle, la communauté rachète ses redevances féodales. Evolène ne devient une commune distincte qu'au partage de la commune d'Hérens avec Saint-Martin. Elle réunit notamment Evolène, Villa, La Sage, La Forclaz, Les Haudères, Arolla et le vallon de Ferpècle. Personne ne sait qui a fondé Evolène.
Histoire d'Evolène
Préhistoire. Gravures rupestres, pierres à cupules et abris sous roche du Néolithique, du Bronze ancien et de La Tène.
Moyen Âge. La communauté d'Hérens appartient aux seigneurs de Bex, vassaux des Savoie. Les droits passent ensuite entre le chapitre de Sion, la métralie d'Ayent et les seigneurs de Rarogne.
1250. Mention sous la forme « Ewelina ».[2]
XIVe-XVe siècle. Importante immigration de familles venues de Zermatt.
1444. Mention « in loco de Evolena ».
1445. 101 chefs de famille demandent la construction, à leurs frais, d'une église à Evolène.
1448. Consécration de la chapelle dédiée à saint Jean et saint Théodule.
1498. Les deux tiers des habitants sont de langue maternelle allemande.
1517. La Diète valaisanne décide de fermer le col de Collon, passage vers le val d'Aoste avec lequel Evolène entretient de nombreuses relations.
vers 1550. L'évêque Jean Jordan reconnaît les coutumes d'Evolène et de Saint-Martin.
1722. Evolène, qui relevait jusque-là de la paroisse de Saint-Martin, devient paroisse.
années 1840. Au cours des années 1840, la communauté d'Hérens a deux conseils, l'un conservateur, l'autre libéral-radical.
1849. Construction d'une chapelle à La Sage.
1850. Un chanoine du Grand-Saint-Bernard vient desservir Villa, La Forclaz et La Sage.
vers 1860. Début du tourisme avec l'ouverture de l'hôtel de la Dent Blanche.[2]
1881. Les biens bourgeoisiaux sont partagés entre Evolène et Saint-Martin.
1882. Création de la commune d'Evolène par le partage de la commune d'Hérens.
1950. Evolène vend ses eaux à la Société de la Grande Dixence. Jusque-là, l'économie reposait surtout sur l'agriculture de montagne.
1999. Le 21 février, des avalanches font 12 morts sur le territoire communal.[5]
Population d'Evolène
Sources et références : [6]
| 1850 | 1'040 |
| 1900 | 1'208 |
| 1910 | 1'300 |
| 1950 | 1'315 |
| 2000 | 1'522 |
| 2025 | 1'673 |
Lieux historiques d'Evolène
Église et chapelle d'Evolène. En 1445, 101 chefs de famille demandent une église à leurs frais. La chapelle dédiée à saint Jean et saint Théodule est consacrée en 1448, et Evolène devient paroisse en 1722. L'église paroissiale actuelle est placée sous le patronage de saint Jean-Baptiste.[2][4]
La Sage, Villa et La Forclaz. Villages en balcon sur la rive droite de la Borgne. Une chapelle est bâtie à La Sage en 1849 et, dès 1850, un chanoine du Grand-Saint-Bernard dessert Villa, La Forclaz et La Sage.
Les Haudères. Village situé au confluent des torrents descendant de Ferpècle et d'Arolla.[3]
Arolla et le col de Collon. Le col de Collon relie le haut val d'Hérens au val d'Aoste. En 1517, sa fermeture décidée par la Diète valaisanne suscite la protestation des habitants, qui proposent de défendre eux-mêmes le passage. Arolla, à environ 2'000 m, serait le village le plus élevé de la commune.
Lanna. Le hameau serait construit en anneau autour d'un pré, avec la chapelle Saint-Laurent en son centre.
Vestiges d'Evolène
Gravures rupestres et abris sous roche. Le territoire communal conserve des gravures rupestres et des pierres à cupules, ainsi que des abris sous roche occupés au Néolithique, au Bronze ancien et à La Tène.
Mines et carrières. La commune a exploité des mines de plomb et de cuivre ainsi que des carrières de pierre ollaire.
Sources
- Dictionnaire historique de la Suisse, « Evolène » (Bernard Monnet, version du 27.03.2006)
- Office fédéral de la culture, ISOS, « Evolène » (2e version, 11.1996), copie publiée par Val d'Hérens Tourisme
- Office fédéral de la culture, ISOS, « Les Haudères » (2e version, 05.1998), copie publiée par Val d'Hérens Tourisme
- Office fédéral de la protection de la population (PBC), « Révision Inventaire PBC 2021 : liste cantonale du canton du Valais » (état au 1.1.2026)
- Marc-André Miserez, « Loi de la montagne contre loi des hommes », swissinfo.ch, 2.3.2005
- Office fédéral de la statistique (OFS), STATPOP, chiffres provisoires au 31.12.2025, via citypopulation.de
- geo.admin.ch, recherche de lieux (coordonnées)
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