Armoiries de Genthod

Genthod

Canton de Genève · 2'858 habitants (31.12.2025)
Vue de Genthod
Photo : Roland Zumbühl, CC BY-SA 3.0, Wikimedia Commons · Armoiries : Domaine public

Origine du nom de Genthod

Le nom apparaît au XIVe siècle sous la forme « Gentouz ». On ne sait pas encore ce que veut dire ce nom.[1]

Fondation de Genthod

Le fondateur de Genthod n'est pas connu. Son territoire a pourtant livré des stations palafittiques du Néolithique, des vestiges romains et une nécropole des IIIe-VIIe siècles à la Maladière. Au Moyen Âge, le village relève du mandement de Peney et dépend de l'évêque de Genève. Celui-ci inféode la juridiction à la famille de Genthod, propriétaire d'une maison forte dans le village. Le fief passe ensuite à la Seigneurie de Genève, puis à des familles bourgeoises de la ville. Après l'occupation bernoise, Genthod se retrouve enclavé dans le Pays de Gex, ce qui crée de nombreuses difficultés, de culte comme de frontières. La commune naît lorsque Genthod réintègre le territoire genevois, après l'occupation française.[1]

Histoire de Genthod

Néolithique. Stations palafittiques.[1]

IIIe-VIIe siècles. Nécropole de la Maladière.[1]

XIVe siècle. Mention sous la forme « Gentouz ».[1]

1328. L'évêque de Genève inféode la juridiction à la famille de Genthod, qui possède une maison forte dans le village. Le village relève du mandement de Peney.[1]

1536-1564. Occupation bernoise ; Genthod se trouve ensuite enclavé dans le Pays de Gex.[1]

1541. Le fief passe à la Seigneurie de Genève, puis il est tenu par des familles bourgeoises de la ville jusqu'en 1798.[1]

1685. Après la Réforme, le village est rattaché à la paroisse de Moëns. À la fermeture du temple de Moëns en 1685, un pasteur genevois le dessert.[1]

1725-1752. La famille Saladin constitue le domaine du Grand-Malagny, en rachetant les maisons du hameau, qu'elle fait raser.[2]

1749. Le traité de Paris résout les difficultés de culte et de délimitation des frontières. Il fixe aussi les limites de l'enclave de Malagny.[1][2]

1765. Horace Bénédict de Saussure épouse Albertine Amélie Boissier, petite-fille d'Ami Lullin, pour qui la maison du Creux-de-Genthod avait été bâtie.[8]

1798-1814. Occupation française.[1]

1816. Création de la commune, lorsque Genthod réintègre le territoire genevois.[1]

1817. Genthod devient une paroisse indépendante.[1]

1823. Ouverture d'un premier chantier naval, après une laiterie en 1801.[1]

1858. Ouverture de la gare de Genthod-Bellevue.[1]

1869. Construction du temple actuel.[1]

1900-1925. Un tram relie Genthod à Genève. Une ligne de bus lui succède en 1990.[1]

1985. Le 20 novembre, pendant le sommet Reagan-Gorbatchev, le président de la Confédération Kurt Furgler donne une réception à la résidence La Gandole.[9]

1995. La manufacture horlogère Franck Muller Watchland SA s'installe à Genthod.[1]

2006. Le groupe Franck Muller rachète le domaine de Malagny.[2]

Population de Genthod

Sources et références : [1][3]

Population de Genthod
1850228
1900380
1950739
19801'175
20002'171
20252'858

Lieux historiques de Genthod

Domaine du Saugy. Maison de maître dont le domaine a été créé par la famille Gallatin. Bien culturel d'importance régionale (inventaire PBC, campagne Le Saugy).[1][7]

Malagny. Hameau mentionné en 1295 (« Malagnier »), qui dépend au Moyen Âge, comme Genthod, du mandement de Peney. La famille Saladin y constitue le domaine du Grand-Malagny entre 1725 et 1752. La maison de maître, de style classique, est vendue en 1819 à Alexandre Marcet, et le domaine est racheté en 2006 par le groupe Franck Muller.[2]

Maison Lullin-de-Saussure. Maison du Creux-de-Genthod construite en 1723-1730 sur les plans de l'architecte parisien Jean-François Blondel pour Ami Lullin, dont la petite-fille épousa Horace Bénédict de Saussure en 1765. Classée par le Conseil d'État le 14 septembre 1956, bien culturel d'importance nationale.[5][7][8]

Maison Charles Bonnet. Maison de maître du domaine de Beau-Pré, édifiée en 1728-1731 pour Horace-Bénédict De la Rive. Les jardins sont aménagés après 1756 pour Charles Bonnet, qui y reçoit toute l'Europe savante. Bien culturel d'importance nationale.[6][7]

Temple de Genthod. Temple de la paroisse indépendante depuis 1817, construit en 1869.[1]

Vestiges de Genthod

Stations palafittiques. Le territoire communal a livré des stations palafittiques du Néolithique.[1]

Nécropole de la Maladière. Nécropole des IIIe-VIIe siècles au lieu-dit la Maladière. Le territoire communal a aussi livré des vestiges romains.[1]

Sources

  1. Dictionnaire historique de la Suisse, « Genthod » (Martine Piguet), version du 11.07.2007
  2. Dictionnaire historique de la Suisse, « Malagny » (Martine Piguet)
  3. Office cantonal de la statistique (OCSTAT), Mémento statistique du canton de Genève 2026, tableau Population résidante par commune, en 2025
  4. geo.admin.ch, service de recherche de swisstopo (coordonnées)
  5. Office du patrimoine et des sites, recensement architectural du canton de Genève, « Maison Lullin-de Saussure », route du Creux-de-Genthod 19 (fiche 2011-26166)
  6. Inventaire fédéral des biens culturels (PBC), fiche 2579 « Beau-Pré », texte de la Société d'histoire de l'art en Suisse (Guide artistique de la Suisse)
  7. Inventaire PBC, liste cantonale Genève (état au 1.1.2026)
  8. Dictionnaire historique de la Suisse, « Saussure, Horace Bénédict de », version du 23.02.2011
  9. Thomas Kern, « The Geneva Summit », swissinfo.ch, 27.05.2021 (photographies Keystone)

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