Goms
Origine du nom de Goms
Goms est aussi le nom du district, dont Münster est le chef-lieu. La nouvelle commune a repris les armoiries de l'ancienne commune de Münster, qui sont aussi celles du district.[1]
Fondation de Goms
La commune de Goms est née de la fusion à cinq de Niederwald, Blitzingen, Grafschaft, Reckingen-Gluringen et Münster-Geschinen. Elle compte alors 1'276 habitants. Sa première législature couvre les années 2017 à 2020. La contribution de fusion, de CHF 3'748'200, a permis de couvrir les surcoûts de l'administration. Le territoire s'étire dans la vallée de Conches, de Niederwald, au-dessus du palier de Fiesch, jusqu'à Münster et Geschinen, en passant par Blitzingen, Selkingen, Biel, Ritzingen, Gluringen et Reckingen. Münster, ancien chef-lieu du district, s'est appelé Conches jusqu'au XVe siècle, avant que ce nom ne passe à toute la vallée. Sur le plan religieux, la plupart des villages sont sortis peu à peu de l'église mère de Münster. Niederwald et Blitzingen, eux, dépendaient d'Ernen.[1][2][4][6][7][8][9]
Histoire de Goms
vers 500 av. J.-C.. Des tombes en pierre de l'époque de Hallstatt, découvertes en 1838 à Reckingen, font de ce village la localité la plus en amont de la vallée où la protohistoire est attestée.[8]
VIIIe siècle. Une population alémanique commence à remplacer en partie les Celtes romanisés.[8]
1203. Blitzingen, sous la forme « Blicingen », et Gluringen apparaissent dans les textes.[1][10]
1221. Münster est cité sous la forme « Musterium ». Sa paroisse, mentionnée en 1247, remonte probablement aux XIe ou XIIe siècles.[6]
1227. Marquard, chevalier de Mörel, rend libres les habitants de Biel.[9]
1250. Le hameau de Rottenbrigge, où l'ancienne route venant d'Ernen franchissait le Rhône, est mentionné.[7]
1344-1799. La Grafschaft, citée dès 1344, réunit Gluringen, Selkingen, Biel et Ritzingen, du Walibach au Reckingerbach. Elle forme une juridiction propre, avec un ammann élu par le peuple dès 1367, et subsiste jusqu'en 1799.[9]
1663-1666. Blitzingen passe en 1663 de la paroisse d'Ernen à celle de Niederwald, érigée en 1666.[7][10]
1678. Biel se détache de l'église mère de Münster et devient une paroisse qui englobe aussi Selkingen, Ritzingen et Gluringen.[9]
1696. Reckingen, quartier de l'ancienne paroisse mère de Münster, devient paroisse à son tour.[8]
1882. L'ouverture du chemin de fer du Gothard porte un coup fatal au trafic qui passait par la vallée de Conches.[6]
1915. Münster est raccordé à la ligne de Brigue à Oberwald.[6]
1970. Deux avalanches frappent Reckingen : 48 personnes sont ensevelies, dont 30 meurent. La chapelle Saint-Antoine, de 1690, est détruite.[8]
2000-2004. Premières fusions : Biel, Ritzingen et Selkingen forment la commune de Grafschaft en 2000. En 2004, Münster s'unit à Geschinen, et Reckingen à Gluringen.[6][8][9]
2015. En février, Obergoms se retire du projet de fusion qui devait réunir les six communes de Niederwald à Obergoms. Ses autorités estiment que le moment n'est pas venu.[2][3]
2015. En juin, les cinq communes restantes acceptent la fusion : Niederwald à 95,55 %, Blitzingen à 75,6 %, Grafschaft à 76,86 %, Reckingen-Gluringen à 75,98 % et Münster-Geschinen à 57,48 %. La nouvelle commune s'appellera « Goms ».[2]
2017. Le 1er janvier, la commune de Goms voit le jour. À la fin du mois de juillet, tous les services sont offerts dans le nouveau bâtiment administratif de Gluringen.[1][4]
2020. Le 25 septembre, une assemblée paroissiale se réunit sur la suppression des six paroisses du territoire. Une paroisse unique « Goms » doit les remplacer au 1er janvier 2021.[4]
2020. Le 15 novembre, Gerhard Kiechler est élu président de la commune, au terme de la première législature.[4]
Population de Goms
Sources et références : [5]
| 1980 | 1'320 (territoire actuel) |
| 1990 | 1'358 (territoire actuel) |
| 2000 | 1'398 (territoire actuel) |
| 2010 | 1'324 (territoire actuel) |
| 2020 | 1'160 |
| 2025 | 1'163 |
Lieux historiques de Goms
Administration communale de Gluringen. L'administration de la commune est installée dans l'ancien bâtiment d'instruction militaire de Gluringen, Furkastrasse 399.[1][4]
Église de la Nativité de la Vierge, à Reckingen. Bâtie en 1743-1745, c'est le principal édifice religieux baroque du Haut-Valais, et un bien culturel d'importance nationale. Pendant sa construction, Reckingen devient le centre artistique de la vallée, avec ses facteurs d'orgues, ses sculpteurs sur bois et ses fondeurs de cloches.[8][11]
Églises de Münster. L'église paroissiale Notre-Dame garde un clocher du XIIe siècle. Au centre du village, l'église Saint-Pierre a été reconstruite au XVIIe siècle.[6]
Église Saint-Théodule de Niederwald. L'église paroissiale du village a été consacrée en 1678, douze ans après la création de la paroisse.[7]
Chaschtebiel, à Blitzingen. Sur cette butte proche du village se réunissait le dizain de Conches. Une chapelle y est citée en 1743. Elle était en ruine en 1837.[10]
Ammere. Ce hameau de Blitzingen, mentionné dès le XIVe siècle, est devenu un musée privé en plein air.[10]
Vestiges de Goms
Rottenbrigge. Abandonné, le hameau de Niederwald où l'ancienne route franchissait le Rhône garde une chapelle dédiée à saint Sébastien et quelques granges à foin. Ses statuts, communs avec Niederwald, datent de 1565.[7]
Sources
- Gemeinde Goms, « Porträt »
- SRF, « Abstimmungen Goms: Fünf Gemeinden fusionieren, «Goms» entsteht » (12.6.2015)
- SRF, Regionaljournal Bern Freiburg Wallis, « Gemeinde Obergoms will doch nicht fusionieren » (4.2.2015)
- Gemeinde Goms, « Infoblatt der Gemeinde Goms », Sonderausgabe November 2020
- Office fédéral de la statistique (OFS), STATPOP, chiffres provisoires au 31.12.2025, via citypopulation.de
- Dictionnaire historique de la Suisse, « Münster (VS) » (version du 08.02.2017)
- Dictionnaire historique de la Suisse, « Niederwald » (Robert Walpen, version du 13.01.2017)
- Dictionnaire historique de la Suisse, « Reckingen (VS) » (Robert Walpen, version du 13.01.2017)
- Dictionnaire historique de la Suisse, « Biel (VS) » (Alma Treyer, version du 13.01.2017)
- Dictionnaire historique de la Suisse, « Blitzingen » (Alma Treyer Lehner, version du 13.01.2017)
- Inventaire fédéral des biens culturels (PBC), objets des communes de Goms et d'Obergoms (geo.admin.ch)
Localités de la commune avec une fiche
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