Selkingen

Canton de Valais · District : Goms · 52 habitants (1990, ancienne commune de Selkingen, dernier chiffre avant la fusion)
Fait partie de la commune de Goms

Origine du nom de Selkingen

La forme « villa de Selgingen » est attestée en 1374. L'étymologie du nom reste inexpliquée.[1]

Fondation de Selkingen

Selkingen est un village groupé de la vallée de Conches (Goms), sur la rive droite du Rhône, au bord du Walibach. Les hameaux de Zeit et de Sechshäusern, sur la rive gauche, aujourd'hui abandonnés, faisaient aussi partie de la commune. Jusqu'en 1798, Selkingen forme avec Biel un tiers du quartier de Grafschaft, mentionné pour la première fois en 1344, qui dispose de sa propre haute justice. En 1510, Wilhelm Gestiler est le premier ammann de la Grafschaft originaire de Selkingen. Le plus ancien statut paysan (Bauernzunft) conservé date de 1600. En 1660, Selkingen reprend celui de Biel. Sur le plan religieux, la commune dépend de Münster jusqu'à la séparation de Biel en 1678. Elle reste alors avec Biel et se rachète définitivement de Münster en 1836. La chapelle du village, dédiée à saint Théodule, date de 1678. La chapelle Saint-Antoine, construite au-dessus du village dans le troisième quart du XVIIIe siècle, rappelle les dangers des avalanches et des crues. En 1827, une avalanche fait douze morts. Pour l'élevage et la fromagerie, Selkingen est associé à Biel au sein d'une coopérative. En 2000, Selkingen forme avec Biel et Ritzingen la commune de Grafschaft. Celle-ci est réunie en 2017 à Blitzingen, Münster-Geschinen, Niederwald et Reckingen-Gluringen dans la commune de Goms.[1][2][3]

Histoire de Selkingen

1344. Première mention du quartier de Grafschaft, dont Selkingen forme un tiers avec Biel.[1][2][3]

1374. Mention de la « villa de Selgingen ».[1]

1510. Wilhelm Gestiler est le premier ammann de la Grafschaft originaire de Selkingen.[1]

1600. Date du plus ancien statut paysan (Bauernzunft) conservé.[1]

1660. Selkingen reprend le statut paysan de Biel.[1]

1678. Biel se sépare de la paroisse de Münster et Selkingen reste avec Biel. Construction de la chapelle Saint-Théodule.[1][3]

XVIIIe siècle. Construction, dans le troisième quart du siècle, de la chapelle Saint-Antoine au-dessus du village.[1]

1798. Fin de l'ancien quartier de Grafschaft.

1827. Une avalanche fait douze morts.[1]

1836. Selkingen se rachète définitivement de la paroisse de Münster.[1]

1990. La commune compte 52 habitants.[1]

2000. Selkingen forme avec Biel et Ritzingen la commune de Grafschaft.[1][2][3]

2017. Grafschaft est réunie à Blitzingen, Münster-Geschinen, Niederwald et Reckingen-Gluringen dans la commune de Goms.[1][2][3]

Population de Selkingen

Sources et références : [1]

Population de Selkingen
1802130
1850119
1900109
195097
199052

Lieux historiques de Selkingen

Chapelle Saint-Théodule. Chapelle du village, dédiée à saint Théodule et construite en 1678, l'année où Biel se sépare de la paroisse de Münster.[1]

Chapelle Saint-Antoine. Chapelle construite au-dessus du village dans le troisième quart du XVIIIe siècle. Elle rappelle les dangers des avalanches et des crues, dont l'avalanche de 1827 qui fit douze morts.[1]

Vestiges de Selkingen

Hameaux abandonnés de Zeit et Sechshäusern. Ces deux hameaux, sur la rive gauche du Rhône, faisaient partie de l'ancienne commune de Selkingen ; ils sont aujourd'hui abandonnés.[1]

Sources

  1. Historisches Lexikon der Schweiz, « Selkingen » (Bernard Truffer, version du 13.01.2017, version allemande)
  2. Historisches Lexikon der Schweiz, « Grafschaft » (Bernard Truffer, version du 13.01.2017, version allemande)
  3. Historisches Lexikon der Schweiz, « Biel (VS) » (Alma Treyer, version du 13.01.2017, version allemande)
  4. geo.admin.ch, recherche de lieux (coordonnées)

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