Hospice du Simplon
Origine du nom d'Hospice du Simplon
Le premier hospice apparaît en 1235 sous la forme « hospitalis de Semplon », et le col en 1246 sous celle de « Colles de Semplon ». Le nom de Simplon (en allemand Simplonpass pour le col) désigne aussi la vallée et la commune. Son origine n'est pas expliquée.[1]
Fondation d'Hospice du Simplon
Le col du Simplon culmine à 2'005 mètres, sur le territoire de la commune de Simplon. Un premier hospice, l'hôpital Saint-Jacques (St. Jakobsspital), s'élevait à Gampisch, en dessous du col. C'était une maison des chevaliers de Saint-Jean de Salgesch, dont les débuts restent obscurs. Kaspar Stockalper vom Thurm le reprit en 1655 et bâtit à sa place le « vieil hôpital » (Alter Spittel). Le grand hospice actuel est né d'un ordre de Napoléon en 1801, qui en confia la tenue aux chanoines augustins du Grand-Saint-Bernard. Ceux-ci y vivent encore et en font un lieu de rencontre ouvert toute l'année. L'hospice reste donc habité par une petite communauté religieuse, même s'il s'agit d'un site et non d'un village.[1][2][4]
Histoire d'Hospice du Simplon
1235. Première mention de l'« hospitalis de Semplon », l'hôpital Saint-Jacques de Gampisch, tenu par les chevaliers de Saint-Jean de Salgesch.[1][2]
1590. Les chevaliers de Saint-Jean vendent l'hospice.[1]
1655. L'hospice passe à Kaspar Stockalper vom Thurm.[1]
1666. Achèvement de l'Alter Spittel, bâtiment en forme de tour élevé par Stockalper à l'emplacement de l'ancien hospice.[1][2]
1801. Napoléon ordonne la construction d'un nouvel hospice.[1]
1809. Les chanoines s'installent provisoirement dans l'Alter Spittel, où ils restent jusqu'en 1831.[1]
1811. Début des travaux du nouvel hospice.[1]
1813. Après la chute de Napoléon, le chantier s'arrête (en avril 1814 selon une autre source, quand seuls les murs du premier étage sont debout).[1][2]
1825. Les chanoines reprennent au canton du Valais le bâtiment inachevé pour 15'000 francs et relancent les travaux.[1][2]
1831. Le 21 novembre, l'hospice est prêt à être habité.[1][2]
1835. Le bâtiment est achevé.[1]
vers 1900. Le prêtre savoyard Pierre Barral fait construire à Gampisch la maison Barral, lieu de vacances pour les séminaristes.[2]
1980. L'Alter Spittel devient propriété de la Confédération, qui le fait rénover.[1]
Lieux historiques d'Hospice du Simplon
Hospice du Simplon. Prévu par les ingénieurs de Napoléon, c'est le plus grand bâtiment d'hospice des cols alpins. Rénové récemment, il compte des chambres, des salles à manger et une chapelle, et peut accueillir jusqu'à 130 hôtes. Il est inscrit comme bien culturel d'importance régionale.[2][3][4]
Alter Spittel (vieil hospice). Bâtiment en forme de tour achevé par Kaspar Stockalper en 1666 à Gampisch, à l'emplacement de l'hôpital médiéval. Il appartient à la Confédération depuis 1980 et est inscrit comme bien culturel d'importance nationale.[1][2][3]
Maison Barral. Maison de vacances pour séminaristes bâtie vers 1900 à Gampisch par le prêtre savoyard Pierre Barral.[2]
Sources
- Historisches Lexikon der Schweiz, « Simplonpass » (Renato Arnold, version du 19.12.2012)
- Ecomuseum Simplon, dépliant « Rundweg Simplon Bergalpe »
- Office fédéral de la protection de la population (OFPP), Inventaire PBC, liste cantonale du Valais (objets A et B, état au 1.1.2026)
- Brig Simplon Tourismus (brig-simplon.ch), « Simplon Hospice »
- geo.admin.ch, recherche de lieux (coordonnées)
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