
Icogne
Origine du nom d'Icogne
Le village est mentionné en 1233 sous la forme « Ucogni » et en 1249 sous la forme « Ucogniez ». D'où vient ce nom ? On l'ignore encore.[1]
Fondation d'Icogne
Icogne s'étend entre Ayent à l'ouest et Lens à l'est, sur la rive gauche de la Lienne. Une partie de la station de Crans-Montana se trouve sur son territoire. Au Moyen Âge, les seigneurs de Granges tenaient le village et en cédèrent les droits féodaux aux familles d'Ayent, de la Tour et d'Albi. Au début du XVe siècle, Icogne est rattaché à la communauté de Lens, elle-même placée sous l'autorité du dizain de Sierre. Ses statuts de 1603 montrent qu'il conservait une large autonomie, car Lens, formé de quartiers, n'avait pas d'administration unifiée. Malgré la Constitution valaisanne de 1802 et un décret cantonal de 1851 qui imposaient la fusion des quartiers en une seule commune, Icogne garda son indépendance et devint une commune autonome en 1905. Longtemps agricole, il accueille des usines hydroélectriques alimentées par le barrage de Zeuzier. Avec le déclin de l'agriculture de montagne et l'essor du tourisme de Crans-Montana, il est devenu un village résidentiel.[1]
Histoire d'Icogne
1233. Mention sous la forme « Ucogni ».[1]
1249. Mention sous la forme « Ucogniez ».[1]
Moyen Âge. Les seigneurs de Granges cèdent leurs droits féodaux sur le village aux familles d'Ayent, de la Tour et d'Albi.[1]
début du XVe siècle. Icogne est rattaché à la communauté de Lens, placée sous l'autorité du dizain de Sierre.[1]
1603. Les statuts d'Icogne attestent une large autonomie du quartier au sein de Lens.[1]
1678. Construction de la chapelle dédiée à saint Grégoire de Nazianze.[1]
1802. La Constitution valaisanne impose l'unification des quartiers de Lens. Icogne conserve néanmoins son autonomie.[1]
1851. Un décret cantonal exige la fusion des quartiers de Lens en une seule commune.[1]
1905. Icogne devient une commune autonome.[1]
1917. Mise en service de l'usine hydroélectrique de la Lienne sur le territoire communal.[1]
1946. Après le tremblement de terre, la chapelle est reconstruite sur un autre emplacement.[1]
1957. Mise en service de l'usine hydroélectrique de Croix, alimentée comme celle de la Lienne par le barrage de Zeuzier.[1][2]
Population d'Icogne
Sources et références : [1][3]
| 1687 | 174 habitants |
| 1850 | 271 habitants |
| 1910 | 243 habitants |
| 1950 | 218 habitants |
| 2000 | 404 habitants |
| 2025 | 625 |
Lieux historiques d'Icogne
Chapelle Saint-Grégoire-de-Nazianze. Chapelle du village, rattachée à la paroisse de Lens. Construite en 1678, elle a été reconstruite sur un autre site après le tremblement de terre de 1946.[1]
Barrage de Zeuzier et usines de la Lienne. Le barrage de Zeuzier alimente les usines hydroélectriques de la Lienne (1917) et de Croix (1957) construites sur la commune.[1][2]
Crans-Montana. Une partie de la station de Crans-Montana se trouve sur le territoire d'Icogne. Son essor touristique a contribué à faire du village une commune résidentielle.[1]
Sources
- Dictionnaire historique de la Suisse, « Icogne » (Serge Praplan, version du 08.12.2008)
- Comité suisse des barrages (swissdams.ch), fiche « Zeuzier » (Olivier Gicot) (construction 1954-1957, centrales alimentées)
- Office fédéral de la statistique (OFS), STATPOP, chiffres provisoires au 31.12.2025, via citypopulation.de
- geo.admin.ch, recherche de lieux (coordonnées)
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