
Isérables
Origine du nom d'Isérables
Le nom apparaît sous la forme « Aserablos » en 1227, puis « Heyserablo » en 1250, « Yserablo » en 1324, « Asserablo » en 1340 et « Iserablo » en 1414. Il viendrait de l'érable (acer campestre), par le bas latin acerabulu.[1][2]
Fondation d'Isérables
Des bracelets de l'âge du Fer (IIe siècle av. J.-C.), des monnaies et des cistes romaines (Ier-IIe siècle apr. J.-C.) montrent qu'on habite durablement ce versant. Au Moyen Âge, Isérables forme une seigneurie qui passe des de la Tour (vers 1225) à la famille du Châtelard (1249). Celle-ci aurait vendu peu à peu ses droits aux habitants à la fin du XIVe et au XVe siècle. De 1490 à 1798, la seigneurie relève de la mense épiscopale de Sion. Pour le culte, le village dépend de Leytron jusqu'en 1264, puis de Riddes jusqu'en 1801, année où il devient une paroisse indépendante. Le fondateur d'Isérables n'est pas connu.[1]
Histoire d'Isérables
IIe siècle av. J.-C.. Bracelets de l'âge du Fer.[1]
Ier-IIe siècle. Monnaies et cistes romaines, peut-être liées au culte de Sabazius.[1]
Vers 1225. La seigneurie appartient aux de la Tour.[1]
1227. Mention sous la forme « Aserablos ».[1]
1249. La seigneurie est à la famille du Châtelard.[1]
1264. Isérables, jusque-là rattaché à Leytron, dépend désormais de la paroisse de Riddes.[1]
1319. En juillet, Thomasset Grossi du Châtelard affranchit quatre habitants contre une indemnité.[2]
1490-1798. Isérables fait partie de la mense épiscopale de Sion.[1]
Vers 1554. Des franchises écrites sont accordées aux habitants. Elles sont confirmées le 20 mars 1624 par l'évêque Hildebrand Jost.[2]
1613. Construction de la chapelle Saint-Théodule, plus tard agrandie et transformée en église.[2]
1691. Un incendie détruit le village en 1691 (ou 1690).[1][2]
1801. Isérables devient une paroisse indépendante.[1]
1881. Nouvel incendie ; le village est en partie reconstruit en pierre.[1][2]
1942. Un des premiers téléphériques du canton remplace le chemin muletier vers Riddes.[1][2][3]
1957. Ouverture de la fabrique d'horlogerie Ebauches, suivie d'autres entreprises de montage en 1965, 1970 et 1976.[1]
1960. Une route remplace le téléphérique comme liaison principale.[1]
1970. Premiers téléskis, jusqu'à 2'400 m d'altitude.[1]
1979. Inauguration d'un tunnel routier reliant le village à la vallée.[2]
1999. Nouvelle restauration de l'église Saint-Théodule, après celle de 1962-1964.[1]
Population d'Isérables
Sources et références : [1][6]
| 1802 | 285 |
| 1850 | 799 |
| 1900 | 1'052 |
| 1950 | 1'213 |
| 2000 | 914 |
| 2025 | 793 |
Lieux historiques d'Isérables
Église Saint-Théodule. Ancienne chapelle agrandie et transformée en église, restaurée en 1962-1964 et en 1999. L'édifice date de 1613 et a été agrandi en 1827.[1][2]
Raccards et cultures en terrasses. Les champs en terrasses autour du village produisaient pommes de terre et céréales, conservées dans des raccards. Jusqu'au XIXe siècle, la commune passait pour le grenier de Martigny.[1]
Téléphérique Riddes-Isérables. Mis en service en 1942, l'un des premiers du canton, il remplaça le chemin muletier. La cabine franchit les 600 m de dénivelé en quelques minutes.[1][3]
Musée d'Isérables. Fondé en 1966 par un groupe de passionnés et installé en 2003 dans de nouveaux locaux par la Fondation Pro Aserablos, il a pour fil conducteur la pente, avec l'importance du blé et le symbole du berceau.[4][5]
Bulle et Combe de Teur. Hameau de Bulle, sur un renflement dominant l'accès principal, et groupe de raccards isolés de la Combe de Teur, resté proche de son aspect d'origine.[2]
Sources
- Dizionario storico della Svizzera, « Isérables » (Werner Bellwald), version du 16.08.2005
- Inventaire fédéral des sites construits à protéger en Suisse (ISOS), « Isérables », 2e version, décembre 1997
- Le Temps, « Quand plaine et montagne se prennent à rêver de téléphérique » (téléphérique Riddes-Isérables de 1942)
- Université de Lausanne, Centre interdisciplinaire de recherche sur la montagne, partenaires régionaux : « Musée d'Isérables »
- museums.ch, « Musée d'Isérables »
- Office fédéral de la statistique (OFS), STATPOP, chiffres provisoires au 31.12.2025, via citypopulation.de
- geo.admin.ch, service de recherche de swisstopo (Isérables)
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