Les Verrières

Canton de Neuchâtel · Région : Val-de-Travers · 663 habitants (31.12.2025)

Origine du nom des Verrières

Premières mentions écrites en 1311 sous la forme « Myezour », en 1337 « Mey Joulz », puis « Mijoux », et en 1344 « villa de Verreriis ». Le site communal présente plusieurs hypothèses pour le nom de Verrières : une dérivation de « ferrières » (hauts fourneaux), une verrerie sur la colline, ou « vernaies », plantations de saules (forme « Verreyres » de 1344), cette dernière étant préférée par les historiens modernes (à recouper).

Fondation des Verrières

Aucun fondateur ni acte de fondation n'est connu. Le village naît du défrichement de la forêt du haut Val-de-Travers vers 1300 ; le site communal mentionne l'arrivée de quatre-vingts colons en 1337 (à recouper). La paroisse est créée entre 1294 et 1303. De 1373 à 1413, Les Verrières et Les Bayards forment une seigneurie érigée par le comte Louis de Neuchâtel au profit de ses fils naturels Vauthier et Jean. De la fin du XIVe siècle à 1848, Les Verrières sont le siège d'une mairie, circonscription judiciaire civile englobant Les Verrières, Les Bayards et La Côte-aux-Fées. Dès le XVe siècle, cinq « bourgeaux » (Meudon, Belle-Perche, Petit Bayard, Grand Bayard et Grand-Bourgeau) s'associent en une « Générale communauté ». La commune actuelle naît en 1878 de la fusion de Meudon, du Grand-Bourgeau et de Belle-Perche.

Histoire des Verrières

1294-1303. Création de la paroisse, qui coïncide avec le territoire de la future mairie et fait partie du diocèse de Besançon.

vers 1300. Premiers habitants et début du défrichement de la forêt.

1311. Première mention écrite, sous la forme « Myezour ».

1324. Première mention de l'église, dédiée à saint Nicolas.

1344. Mention de la « villa de Verreriis ».

XIVe siècle. Péage à la Combette de Mijoux sur la route de France ; les moulins des Verrières se trouvent à Saint-Sulpice.

1373-1413. Seigneurie des Verrières et des Bayards au profit de Vauthier et Jean, fils naturels du comte Louis de Neuchâtel.

fin du XIVe siècle-1848. Les Verrières sont le siège d'une mairie, circonscription judiciaire civile comprenant aussi Les Bayards et La Côte-aux-Fées.

XVe siècle. Les cinq bourgeaux s'associent en une « Générale communauté », dirigée par deux gouverneurs et un conseil contrôlés par l'assemblée des chefs de famille.

1476. En février, une avant-garde de l'armée de Charles le Téméraire tente de pénétrer dans le pays ; une partie du village est incendiée.

avant 1517. Reconstruction de l'église Saint-Nicolas.

1664. Le village compte 114 feux, soit environ 570 habitants.

1672. La Côte-aux-Fées est détachée de la paroisse.

1712. Les Bayards sont à leur tour détachés de la paroisse.

XVIIIe-XIXe siècle. Économie diversifiée : commerce international, fromagerie, dentellerie, horlogerie, distillation d'absinthe, imprimerie.

1813-1814. Passage de l'armée des Alliés pendant l'hiver.

1850. Ouverture d'un bureau fédéral de douane.

1860. Ouverture du chemin de fer Franco-Suisse, qui met fin à l'important roulage sur la route de France.

1871. Le 1er février, vers 3 heures du matin, le général Hans Herzog signe aux Verrières la convention d'internement de l'armée Bourbaki ; du 1er au 3 février, 87'000 hommes et 12'000 chevaux entrent en Suisse par Les Verrières.

1878. Fusion de Meudon, du Grand-Bourgeau et de Belle-Perche en commune des Verrières.

1883. Dissolution de la Générale communauté.

1894-1971. Existence d'une école secondaire.

1942. Ouverture d'une chapelle catholique.

1942-1949. Remaniements parcellaires.

2005. Le secteur primaire fournit encore 30 % des emplois.

Population des Verrières

Population des Verrières
1664114 feux (foyers), soit environ 570 habitants
18181'420
18501'635
19001'765
19501'119
2000735
2008673 (31 décembre)
2025663 (31 décembre)

Lieux historiques des Verrières

Temple (ancienne église Saint-Nicolas). Église citée dès 1324, dédiée à saint Nicolas et reconstruite avant 1517, à l'écart du village. Elle était le centre de la paroisse primitive, qui englobait aussi La Côte-aux-Fées et Les Bayards jusqu'en 1672 et 1712.

Le village-rue. Village-rue de 3 km formé par les quartiers du Crêt, de Belle-Perche, du Grand-Bourgeau, de la Croix-Blanche et de Meudon, complété par les hameaux des Cernets et du Mont-des-Verrières, entre 910 et 1'286 m d'altitude.

Lieu de l'internement de l'armée Bourbaki. C'est aux Verrières que le général Hans Herzog signe, le 1er février 1871 vers 3 heures du matin, la convention par laquelle l'armée française de l'Est, commandée depuis le 26 janvier par le général Justin Clinchant, dépose armes et matériel à la frontière. Les troupes entrent en Suisse dès 5 heures du matin : 87'000 hommes et 12'000 chevaux passent par Les Verrières jusqu'au 3 février. Elles sont rapatriées du 13 au 22 mars 1871 ; la Suisse dépense plus de 12,1 millions de francs, que la France s'engage à rembourser.

La route de France et la douane. Le village vit longtemps du roulage sur la route de France, avec un péage à la Combette de Mijoux dès le XIVe siècle, puis un bureau fédéral de douane dès 1850, jusqu'à l'ouverture du chemin de fer Franco-Suisse en 1860.

Chapelle catholique. Chapelle ouverte en 1942, dédiée à saint Nicolas de Flüe (à recouper).

Sources

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