
Martigny
Origine du nom de Martigny
Martigny apparaît après 1018 sous la forme « Martiniacum ». En allemand, on l'appelait autrefois « Martinach ». Le sens du nom reste inconnu.[1]
Fondation de Martigny
Martigny occupe la rive gauche du Rhône, sur le cône d'alluvions de la Dranse, là où la route du Grand-Saint-Bernard vers l'Italie croise celle du col de la Forclaz vers la France. Avant la ville, il y eut le bourg gaulois d'Octodurus, puis le Forum Claudii Vallensium, chef-lieu romain de la civitas des Valaisans. Le premier évêque connu du Valais y est attesté à la fin du IVe siècle. Le siège épiscopal est transféré à Sion entre 549 et 585. Au Moyen Âge, la localité obtient des franchises de l'évêque de Sion, puis du comte de Savoie, sous la protection duquel elle est passée. Après la conquête du Bas-Valais par les sept dizains, la châtellenie est rattachée au gouvernement de Saint-Maurice. La grande commune se morcelle au XIXe siècle, avant de se reconstituer en partie au XXe et au XXIe siècle.[1][2]
Histoire de Martigny
381. Théodule (ou Théodore), premier évêque connu du Valais, est attesté à Octodurus.[2]
après 1018. Première mention sous la forme « Martiniacum ».[1]
1163. L'évêque de Sion cède l'église de Martigny à la prévôté du Mont-Joux (Grand-Saint-Bernard).
1338. Franchises accordées par l'évêque de Sion.[1]
1351. La châtellenie passe sous la protection de la maison de Savoie.[1]
1392. Martigny-Bourg possède un droit de marché et de foires.
1399. Franchises accordées par le comte de Savoie : la communauté élit ses syndics, mais non ses juges.[1]
1475. Conquête du Bas-Valais par les sept dizains. La châtellenie est rattachée au gouvernement de Saint-Maurice.[1]
1518. Georges Supersaxo incendie le château de La Bâtiaz, qui n'aurait jamais été reconstruit.[4]
1595. Graves inondations ; construction de la chapelle de pèlerinage Notre-Dame-de-Compassion à La Bâtiaz.
1645-1687. Construction de l'église baroque Notre-Dame-des-Champs.
1800. Bonaparte et l'armée d'Italie séjournent à Martigny, lors de la deuxième guerre de coalition.
1835-1845. Morcellement de la commune : Martigny-Ville (1835), Charrat (1836), Martigny-Bourg et Martigny-Combe (1841), La Bâtiaz (1845) deviennent autonomes.
1844. Le 21 mai, la bataille du Trient, à quelques kilomètres, voit la défaite de la Jeune Suisse.
1878. Gare sur la ligne du Simplon.[1]
1906. Un tram relie la gare au Bourg (jusqu'en 1957). Ouverture de la ligne Martigny-Châtelard vers Chamonix.
1956. Incorporation de La Bâtiaz.[1]
1964. Incorporation de Martigny-Bourg.[1]
1978. Création de la Fondation Pierre Gianadda, construite autour d'un fanum gallo-romain conservé sur place.[7]
2021. Fusion avec Charrat.[1]
Population de Martigny
Sources et références : [1][8]
| 1850 | 2'545 |
| 1900 | 3'550 |
| 1950 | 5'915 |
| 1970 | 10'478 |
| 2000 | 14'361 |
| 2010 | 15'746 |
| 2020 | 17'980 |
| 2025 | 22'509 (avec Charrat) |
Lieux historiques de Martigny
Église Notre-Dame-des-Champs. Cédée en 1163 par l'évêque de Sion à la prévôté du Mont-Joux, l'église est probablement bâtie à l'emplacement de la cathédrale primitive. Dédiée à Marie en 1177, elle porte depuis 1420 le titre de Notre-Dame-des-Champs. L'édifice baroque actuel date de 1645-1687.
Chapelle Notre-Dame-de-Compassion (La Bâtiaz). Chapelle de pèlerinage construite en 1595 à La Bâtiaz, ancienne commune réincorporée à Martigny en 1956.
Martigny-Bourg. Ancien bourg doté depuis 1392 d'un droit de marché et de foires, commune autonome de 1841 à 1964. Son hôtel de ville date de 1842.
Hôtel de ville. Construit en 1866 comme hôtel de ville de Martigny-Ville, il est aujourd'hui celui de Martigny.
Fondation Pierre Gianadda. Fondée en 1978 et construite autour d'un fanum gallo-romain conservé sur place, elle abrite notamment un musée gallo-romain et un musée de l'automobile.[7]
Vestiges de Martigny
Amphithéâtre romain. Petit amphithéâtre (76 x 63,7 m) construit au début du IIe siècle. Son mur d'enceinte a été consolidé et l'arène dégagée à partir de 1980. Il accueille aujourd'hui des manifestations et des combats de reines.[2][5][6]
Fanum gallo-romain. Temple gallo-romain conservé sur place, autour duquel a été construite la Fondation Pierre Gianadda en 1978.[7]
Château de La Bâtiaz. Forteresse construite vers 1258-1268 et achevée en 1281 par l'évêque de Sion Pierre d'Oron. On attribue sa tour ronde au comte Pierre II de Savoie, mais ce n'est pas certain. Incendié en 1518 par Georges Supersaxo, le château n'aurait jamais été reconstruit. Ses ruines sont un bien culturel d'importance nationale.[3][4]
Sources
- Dictionnaire historique de la Suisse, « Martigny (commune) » (Albano Hugon, version du 13.08.2021)
- Dictionnaire historique de la Suisse, « Forum Claudii Vallensium » (François Wiblé, version du 21.10.2009)
- Office fédéral de la protection de la population (OFPP), Inventaire PBC, liste cantonale du Valais (objets A et B, état au 1.1.2026)
- Château de la Bâtiaz, « Dossier de presse » (janvier 2024) (chronologie du château)
- Martigny Tourisme, « Roman amphitheatre »
- François Wiblé, « Activité archéologique à Martigny en 1981 » (juin 1982)
- Association des musées suisses (museums.ch), « Fondation Pierre Gianadda »
- Office fédéral de la statistique (OFS), STATPOP, chiffres provisoires au 31.12.2025, via citypopulation.de
- geo.admin.ch, recherche d'adresses (coordonnées de la place Centrale)
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