
Miège
Origine du nom de Miège
Le nom apparaît en 1226 sous la forme « Mieio ». L'ancien nom allemand, « Miesen », n'est plus utilisé. D'où vient ce nom ? On l'ignore encore.[1]
Fondation de Miège
Le fondateur de Miège n'est pas connu, mais des tombes de l'âge du Fer et du haut Moyen Âge montrent que le lieu est occupé depuis longtemps. Le village, groupé au milieu du vignoble sur la rive droite du Rhône, se trouve à l'ouest de la Raspille, petit cours d'eau qui marque la limite avec le Haut-Valais germanophone. Au XIIe siècle, il appartient à la seigneurie épiscopale de Sierre. Au XVe siècle, il apparaît comme « communitas » et fait partie du tiers central de la Contrée de Sierre, elle-même un tiers du dizain de Sierre. La famille de Preux y exerce ensuite le vidomnat. D'abord rattaché à la paroisse de Saint-Maurice-de-Laques (Mollens), Miège devient paroisse à la fin du XVIIIe siècle, puis commune politique et bourgeoisie au XIXe siècle. Village viticole, il est devenu dès les années 1980 une zone résidentielle de Sierre et fait aujourd'hui partie de Noble-Contrée.[1]
Histoire de Miège
Âge du Fer. Des tombes, ainsi que d'autres du haut Moyen Âge, attestent une occupation ancienne du territoire.[1]
XIIe siècle. Miège appartient à la seigneurie épiscopale de Sierre.[1]
1226. Première mention sous la forme « Mieio ».[1]
1238. Pierre de Miège serait prêtre à Laques.
1434. Des gens de Salquenen, Varone et Loèche auraient détruit le bisse de la Tièche, ouvert par les propriétaires de la Contrée.
XVe siècle. Miège est mentionné comme « communitas » et fait partie du tiers central de la Contrée de Sierre.[1]
vers 1560-1674. La famille de Preux exerce le vidomnat à Miège.[1]
1626. La chapelle Sainte-Barbe est attestée.[1]
1631. Construction de la maison de commune.[1]
1785. Miège se sépare de la paroisse de Saint-Maurice-de-Laques et devient une paroisse.[1]
1839. Création de la commune politique.[1]
1857. La maison de commune est détruite par un incendie, puis reconstruite.[1]
1872. Création de la bourgeoisie.[1]
1877-1881. Reconstruction de l'église.[1]
1889. Inauguration de la route Miège-Glarey et construction de la première école, avec une laiterie au sous-sol (date à confirmer).
1932. Agrandissement de l'église.[1]
1956. Ouverture de la route Miège-Veyras (date à confirmer).
années 1970. Remaniement parcellaire du vignoble.[1]
2000. Le secteur primaire fournit encore plus d'un quart des emplois, mais deux tiers des actifs sont pendulaires.[1]
2021. Le 1er janvier, Miège fusionne avec Venthône et Veyras pour former la commune de Noble-Contrée.[1]
Population de Miège
Sources et références : [1]
| 1798 | 280 habitants |
| 1850 | 283 habitants |
| 1900 | 438 habitants |
| 1950 | 591 habitants |
| 2000 | 913 habitants |
| 2010 | 1'245 habitants |
| 2020 | 1'398 habitants |
Lieux historiques de Miège
Église paroissiale. Église de la paroisse créée en 1785, reconstruite en 1877-1881 et agrandie en 1932.[1]
Maison de commune. Construite en 1631, détruite par un incendie en 1857 puis reconstruite. Elle aurait fait l'objet d'une restauration importante en 1954.
Chapelle Sainte-Barbe. Chapelle attestée en 1626.[1]
La Raspille. Petit cours d'eau à l'est du village, qui marque la limite avec le Haut-Valais germanophone. Ses eaux auraient été partagées en 1435 et 1490.
Vestiges de Miège
Tombes anciennes. Des tombes de l'âge du Fer et du haut Moyen Âge ont été découvertes sur le territoire de l'ancienne commune.[1]
Sources
- Dictionnaire historique de la Suisse (version allemande), « Miège » (Hugues Rey, version du 02.08.2021)
- Commune de Noble-Contrée, « en commun », journal d'informations n° 1 (janvier 2021) (entrée en fonction du Conseil communal le 1er janvier 2021)
- geo.admin.ch, recherche de lieux (coordonnées)
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