
Mörel
Origine du nom de Mörel
Le village apparaît en 1203 sous la forme « Morgi ». Ce nom n'a pas encore trouvé d'explication.[1]
Fondation de Mörel
Le territoire de Mörel forme une étroite bande sur la rive droite du Rhône. Le village s'est établi sur le cône de déjection d'un torrent qui sortait régulièrement de son lit jusqu'à son endiguement en 1846. Dans la première moitié du XIe siècle, le comté de Mörel, entre le Deischbach et la Massa, était une seigneurie savoyarde : une partie revint probablement à l'évêque Aimo de Savoie, une autre fut léguée par le comte Ulrich de Lenzbourg. Administré d'abord par les seigneurs de Granges, le fief passa au plus tard en 1224 aux évêques de Sion, puis aux seigneurs de Mörel, probablement issus des comtes de Castello-Crollamonte, en Italie du Nord. Leurs châteaux de Mancapan (Mangepan) et de Dirrenberg furent détruits en 1260 par le comte Pierre II de Savoie, pour des raisons inconnues, et en 1261 le comte Conrad II de Mörel vendit ses droits à l'évêque Henri de Rarogne. L'évêque Boniface de Challant érigea Mörel en majorie. Les communes de la région, formées aux XIVe et XVe siècles, en acquirent les deux moitiés en 1452 et 1568. Le dizain de Mörel, cité en 1446, devint ensuite le tiers de Mörel ou tiers supérieur du dizain de Raron. La paroisse de Mörel, attestée de 1189 à 1203, couvrait à l'origine le noyau du comté. Les premiers statuts communaux datent de 1515. Après 1815, Mörel fut le chef-lieu du demi-district d'Östlich Raron (Rarogne oriental) jusqu'à la fusion. Village essentiellement rural vivant de l'élevage, Mörel devint, avec le téléphérique de la Riederalp, la porte d'accès à la région d'Aletsch. Mörel est aujourd'hui dans la commune de Mörel-Filet (fusion du 1er janvier 2009 avec Filet).[1][2]
Histoire de Mörel
XIe siècle. Dans la première moitié du siècle, le comté de Mörel, entre le Deischbach et la Massa, est une seigneurie savoyarde.[1]
1189-1203. La paroisse de Mörel est attestée.[1]
1203. Première mention sous la forme « Morgi ».[1]
1224. Au plus tard à cette date, le fief passe aux évêques de Sion.[1]
1260. Le comte Pierre II de Savoie fait détruire les châteaux de Mancapan et de Dirrenberg, résidences des seigneurs de Mörel.[1]
1261. Le comte Conrad II de Mörel vend ses droits à l'évêque Henri de Rarogne.[1]
1301. Première mention de Jakob Buos, roturier à qui l'évêque Boniface de Challant a confié la majorie de Mörel.[1]
1348. L'évêque Guichard Tavel rend hommage pour la dernière fois au comte de Savoie pour Mörel.[1]
1421. La charge de major est partagée entre deux titulaires aux droits identiques. Dès 1441, ils l'exercent en alternance annuelle.[1]
1446. Mention du dizain (« desenus ») de Mörel.[1]
1452 et 1568. Les communes de Mörel, Bitsch, Ried-Mörel, Greich, Goppisberg, Betten, Filet, Bister et Grengiols acquièrent les deux moitiés de la fonction de major.[1]
1515. Premiers statuts communaux.[1]
1527-1547. Ulrich Ruffiner rénove l'église Saint-Hilaire en style gothique.[1]
1726-1731. Construction de la chapelle baroque Zu den Hohen Flühen, sur la route de Bitsch.[1]
1798. Le tiers de Mörel est réparti entre les districts de Goms (Conches) et de Brig. Il revient au dizain de Raron en 1802.[1]
1799. Début juin, Mörel est pillé par les Français.[1]
1815. Rattachement définitif au district de Raron comme demi-district, appelé Östlich Raron (Rarogne oriental) dès 1844.[1]
1846. Endiguement du torrent qui sortait régulièrement de son lit.[1]
1950-1953. Construction du téléphérique de la Riederalp (nouvelle installation en 1976). Mörel devient la porte d'accès à la région d'Aletsch.[1]
2009. Le 1er janvier, fusion avec Filet dans la nouvelle commune de Mörel-Filet.[1][2]
Population de Mörel
Sources et références : [1]
| 1850 | 210 habitants |
| 1900 | 327 habitants |
| 1950 | 433 habitants |
| 1980 | 541 habitants |
| 2000 | 524 habitants |
Lieux historiques de Mörel
Église Saint-Hilaire. Église du XIIIe siècle, rénovée en style gothique par Ulrich Ruffiner en 1527-1547, puis en style baroque au XVIIIe siècle. La paroisse comprend au début du XXIe siècle Mörel, Bitsch, Greich, Goppisberg, Filet et Bister. Ried s'en est séparé en 1904 et Betten en 1910.[1]
Chapelle Zu den Hohen Flühen. Chapelle baroque construite entre 1726 et 1731 au lieu-dit Zu den Hohen Flühen, sur la route de Bitsch.[1]
Téléphérique de la Riederalp. La Riederalp, ouverte au tourisme en 1854, fit d'abord vivre les muletiers de Mörel. Le téléphérique construit en 1950-1953 et renouvelé en 1976 fit du village la porte d'accès à la région d'Aletsch.[1]
Breiten. Station thermale au-dessus du village, ouverte en 1965 puis développée progressivement.[1]
Sources
- Dictionnaire historique de la Suisse, « Mörel » (Arthur Fibicher, trad. Monique Baud-Wartmann, version du 04.01.2017)
- Office fédéral de la statistique, Répertoire officiel des communes, mutation n° 2758 (01.01.2009)
- geo.admin.ch, recherche de lieux (coordonnées)
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