
Nendaz
Origine du nom de Nendaz
Le nom apparaît en 984 sous la forme « Nenda ». L'ancien nom allemand est « Neind ». Il viendrait d'un mot celtique signifiant « bois sacré » ou « sanctuaire », sans que ce soit établi.[1]
Fondation de Nendaz
On ignore qui a fondé la communauté de Nendaz. Le territoire est pourtant occupé dès le Néolithique récent, comme le montrent des tombes en dalles près de Baar, puis à l'époque de La Tène. Après l'abbaye de Saint-Maurice, Nendaz relève de la châtellenie savoyarde de Conthey (XIIe-XVe siècle) et s'organise avec des conseils, des syndics et des procureurs. La commune couvre 8'611 hectares, du bord du Rhône (490 m) à la Rosablanche (3'336 m). Elle compte une quinzaine de villages et hameaux, dont Basse-Nendaz, le chef-lieu, Haute-Nendaz, Bieudron, Aproz, Baar, Brignon et Beuson. Au XXe siècle, l'hydroélectricité puis le tourisme transforment son économie.[1]
Histoire de Nendaz
Néolithique récent. Tombes en dalles avec poteries noires près de Baar. Des bracelets de l'époque de La Tène ont été trouvés à Clèbes.[1]
Avant 305. Date d'une monnaie frappée à Carthage, retrouvée au-dessus de Basse-Nendaz.[1]
IXe-Xe siècle. Une chapelle dédiée à saint Léger est construite à Basse-Nendaz. Elle devient probablement église paroissiale au XIe siècle.[1]
984. Première mention sous la forme « Nenda ».[1]
1162-1178. Mention de la paroisse.[1]
Vers 1261. Le comte Pierre II de Savoie fait bâtir un château à Brignon, qu'il fait détruire dès 1266. Brignon retrouve son statut de majorie.[1]
Vers 1300. L'église de Basse-Nendaz est agrandie d'un nouveau chœur. Elle est transformée vers le milieu du XVe siècle.[1]
1475. Après la victoire des dizains haut-valaisans sur la Savoie, Nendaz leur revient. Elle relève ensuite du gouverneur du Bas-Valais (1488-1536), puis du gouverneur de Saint-Maurice (1536-1592).[1]
1592-1665. La Diète nomme un major subordonné au gouverneur de Saint-Maurice.[1]
1665. Nendaz et Hérémence forment une grande majorie, qui dépend directement du gouverneur de Saint-Maurice jusqu'à la fin de l'Ancien Régime.[1]
1737. À Noël, une avalanche aurait détruit le village de Vernay, au lieu-dit Chardonnay.
1815. Après le dizain de Sion (1802), Nendaz entre dans le nouveau dizain de Conthey, devenu district en 1848.[1]
1844. Rachat des droits féodaux encore détenus par l'abbaye de Saint-Maurice.[1]
1869. Après l'endiguement du Rhône des années 1860-1870, un pont métallique à Aproz facilite le passage vers la rive droite.[1]
1904. Le 8 août, un incendie ravage Clèbes, reconstruit entièrement en pierre.[4]
1908. Convention pour capter la Printse inférieure au profit de l'usine électrique d'Aproz. L'électricité est introduite en 1909.[1]
1914. Première route carrossable jusqu'à Basse-Nendaz. Haute-Nendaz est atteinte en 1925 et Siviez en 1946.[1]
1938. Haute-Nendaz se dote d'une société de développement, qui étend un réseau de remontées mécaniques.[1]
1946-1951. Construction du barrage de Cleuson, dont une amenée d'eau alimente la Grande Dixence. Dès 1947, les sources d'Aproz sont exploitées, et la coopérative Migros reprend l'embouteillage en 1958.[1]
1965. Création de la station de Super-Nendaz à Siviez, zone alors inhabitée. Les nuitées passent de 84'243 en 1970 à 672'000 en 2007.[1]
Population de Nendaz
Sources et références : [1][2]
| 1850 | 1'599 |
| 1900 | 2'289 |
| 1950 | 3'722 |
| 2000 | 5'350 |
| 2025 | 7'352 |
Lieux historiques de Nendaz
Église Saint-Léger de Basse-Nendaz. Issue d'une chapelle des IXe-Xe siècles devenue paroissiale, agrandie vers 1300, transformée au XVe siècle, partiellement reconstruite vers 1700 puis en 1882-1885, et restaurée en 1964-1967 et en 2002.[1]
Chapelle Saint-Michel de Haute-Nendaz. Chapelle du XVe siècle, rénovée en 1856, qui abrite des peintures de Charles Frédéric Brun, dit le Déserteur.[1]
Barrage de Cleuson. Construit entre 1946 et 1951. Une amenée d'eau depuis Cleuson alimente la Grande Dixence.[1]
Haute-Nendaz et Siviez. Stations touristiques nées de la société de développement de 1938 et de la création de Super-Nendaz en 1965, environ 70 % des nuitées ayant lieu en hiver.[1]
Aproz. Village au bord du Rhône, avec son pont métallique de 1869, son usine électrique alimentée par la Printse et ses sources minérales exploitées depuis 1947.[1]
Vestiges de Nendaz
Ruines du château de Brignon. Château bâti vers 1261 par le comte Pierre II de Savoie et détruit sur son ordre dès 1266. Ses ruines sont toujours visibles.[1]
Trouvailles préhistoriques. Tombes en dalles du Néolithique récent près de Baar, bracelets de La Tène à Clèbes et monnaie de Carthage au-dessus de Basse-Nendaz.[1]
Sources
- Dictionnaire historique de la Suisse, « Nendaz » (Pierre Carruzzo), version du 02.11.2010
- Office fédéral de la statistique (OFS), STATPOP, chiffres provisoires au 31.12.2025, via citypopulation.de
- geo.admin.ch, service de recherche de swisstopo (Nendaz)
- Commune de Nendaz / Nendaz Tourisme, « Clèbes » (incendie du 8 août 1904, reconstruction en pierre)
Localités de la commune avec une fiche
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