Peney

Canton de Genève · 179 habitants (2008, hameau de Peney)
Fait partie de la commune de Satigny
Vue de Peney
Photo : Albins, CC BY-SA 3.0, Wikimedia Commons

Origine du nom de Peney

Le lieu apparaît en 1258 sous la forme « Pineyum ». On ne sait pas encore ce que veut dire ce nom.[1]

Fondation de Peney

Le fondateur de Peney n'est pas connu, hameau de Satigny sur la rive droite du Rhône, divisé en Peney-Dessus et Peney-Dessous. Un trésor monétaire enfoui au bord du fleuve montre que le site est occupé à l'époque burgonde. Jusqu'au XIIe siècle, la région relève des comtes de Genève et de leurs vassaux, les sires de Gex. Au début du XIIe siècle, l'évêque de Genève étend sa suzeraineté sur Peney et les autres localités de la terre de Mortier. Elles forment le mandement de Peney, qui tient son nom du château, centre administratif et judiciaire. L'évêque Aymon de Grandson bâtit ce château dans la première moitié du XIIIe siècle, et la fortification du village provoque vite des conflits avec les sires de Gex.[1]

Histoire de Peney

IIIe siècle-420. Un trésor monétaire enfoui au bord du Rhône montre l'occupation du site à l'époque burgonde.[1]

XIe siècle. La vigne est cultivée sur les coteaux du mandement. Elle reste la principale activité de la région.[1]

Début du XIIe siècle. L'évêque de Genève étend sa suzeraineté sur Peney et la terre de Mortier, qui forment le mandement de Peney.[1]

XIIIe siècle. L'évêque Aymon de Grandson construit le château de Peney dans la première moitié du siècle.[1]

1258. Première mention écrite, sous la forme « Pineyum ».[1]

1261. Simon de Joinville confirme les droits de l'évêque sur la rive droite du Rhône, mettant fin aux conflits avec les sires de Gex.[1]

1275. Première mention de l'église paroissiale de Peney, dédiée à la Vierge.[1]

1305. Une communauté d'habitants est attestée à Peney.[1]

XIVe siècle. Le mandement est le théâtre des guerres entre les comtes de Genève et de Savoie.[1]

1469. L'évêque accorde des franchises aux hommes de Peney, comme à ceux des mandements de Jussy et de Thiez.[1]

1518. Peney compte 12 feux.[1]

1534. Lors des troubles de la Réforme, le château sert de retraite aux partisans de l'évêque et du duc de Savoie, désormais appelés Peneysans.[1]

1536. Pris par les protestants, le château est démoli. Le mandement est soumis à la seigneurie de Genève, qui y installe un châtelain.[1]

1538. Création de la paroisse protestante de Satigny, qui unit les paroisses de Satigny, Bourdigny, Peissy et Peney.[2]

1749. Un temple est édifié sur les ruines de l'église paroissiale.[1]

1792. Fin de la sujétion des habitants des mandements à la seigneurie de Genève.[1]

1798. Création de la commune de Satigny, à laquelle Peney est rattaché.[1][2]

1852-1858. Un pont suspendu construit en 1852 s'effondre lors d'un essai en 1853. Il est remplacé par un pont en fer en 1858.[1]

2008. Peney compte 179 habitants.[1]

Population de Peney

Sources et références : [1]

Population de Peney
151812 feux (foyers)
2008179

Lieux historiques de Peney

Peney-Dessus et Peney-Dessous. Les deux parties du hameau, sur la rive droite du Rhône. Un bac reliait autrefois Peney-Dessous à Aire-la-Ville.[1]

Pont de Peney. Le pont suspendu de 1852 s'effondra lors d'un essai en 1853 et fut remplacé par un pont en fer en 1858.[1]

Temple. Édifié en 1749 sur les ruines de l'ancienne église paroissiale dédiée à la Vierge.[1]

Vestiges de Peney

Château épiscopal. Construit par l'évêque Aymon de Grandson dans la première moitié du XIIIe siècle, centre du mandement de Peney. Pris par les protestants, il est démoli en 1536.[1]

Sources

  1. Dictionnaire historique de la Suisse, « Peney » (Martine Piguet), version du 27.11.2009
  2. Dictionnaire historique de la Suisse, « Satigny » (Isabelle Brunier), version du 04.04.2013
  3. geo.admin.ch, service de recherche de swisstopo (Peney, Satigny, coordonnées)

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