Armoiries de Satigny

Satigny

Canton de Genève · 4'867 habitants (31.12.2025)
Vue de Satigny
Photo : Roland Zumbühl, CC BY-SA 3.0, Wikimedia Commons · Armoiries : Domaine public

Origine du nom de Satigny

Le nom apparaît sous la forme « villam Satiniatis » dans un acte daté de 912, connu par une copie falsifiée du XIIe siècle, puis « de Satiniaco » vers 1128 et « Satignie » en 1280. Il dériverait d'un gentilice latin, Sattinius, nom du propriétaire d'un domaine rural, suivi du suffixe -acum qui désigne un lieu.[1]

Fondation de Satigny

Le coteau de Choully est habité dès le Néolithique final, au lieu-dit Crédery, et d'autres découvertes indiquent au moins deux villae romaines. Les fouilles datent du VIIIe siècle les premiers édifices religieux. Au début du Xe siècle, un prieuré dépendant de l'abbaye bénédictine d'Ainay, à Lyon, aurait été fondé à Satigny. Il deviendra une communauté de chanoines de Saint-Augustin, puis passera au chapitre cathédral de Genève. La région, appelée terre de Mortier, subit d'abord l'influence des seigneurs de Gex, puis celle, croissante, de l'évêque de Genève, qui aboutit au mandement de Peney. La commune reprendra plus tard les limites de la paroisse protestante, qui regroupe Satigny, Bourdigny, Peissy et Peney.[1][2]

Histoire de Satigny

Néolithique final. Habitat sur le coteau de Choully, au lieu-dit Crédery (structures de combustion, céramique, silex).[1]

Époque romaine. Au moins deux villae romaines occupent le territoire.[1]

VIIIe siècle. Datation, par les fouilles, des premiers édifices religieux.[1]

début du Xe siècle. Un prieuré dépendant de l'abbaye bénédictine d'Ainay, à Lyon, aurait été fondé à Satigny.[1]

912. Mention « villam Satiniatis » dans un acte connu par une copie falsifiée du XIIe siècle.[1]

vers 1133. Le prieuré devient une communauté de chanoines de Saint-Augustin.[1]

XIIIe siècle. Dans la première moitié du siècle, l'évêque Aymon de Grandson construit le château de Peney, centre du mandement épiscopal.[2]

1328. Mention du moulin des « Bougieres », à cinq roues, appelé Moulin-Fabry depuis le XVIIIe siècle.[1]

1381. Le chapitre cathédral de Genève incorpore le prieuré.[1]

1481. Satigny compte 29 feux, sans Bourdigny, Peissy et Peney.[1]

1512. Suppression officielle du prieuré, effective en 1536.[1]

1536. Fin du régime épiscopal : Satigny dépend de la Seigneurie de Genève. Le château de Peney, pris par les protestants, est démoli.[1][2]

1538. Après l'adoption de la Réforme, création d'une paroisse protestante regroupant Satigny, Bourdigny, Peissy et Peney.[1]

1726-1728. Construction du clocheton de l'église Saint-Pierre.[1]

1798. Création de la commune, qui reprend les limites de la paroisse de 1538 ; Peney y est rattaché.[1][2]

1858. Mise en service de la ligne de chemin de fer de Lyon, qui traverse la commune.[1]

1903. Construction de l'église catholique Saints-Pierre-et-Paul.[1]

1912-1935. Tentative d'étable collective, à l'apogée puis au déclin de la vocation laitière de la commune.[1]

années 1970. Début de l'industrialisation avec les zones de Meyrin-Satigny et du Bois-de-Bay.[1]

2005. Ces zones concentrent 55 % des emplois du secteur secondaire. La commune est résidentielle, agricole et viticole, avec le plus vaste vignoble de Suisse et une cave coopérative.[1]

Population de Satigny

Sources et références : [1][4]

Population de Satigny
148129 feux (foyers), sans Bourdigny, Peissy et Peney
1818900 environ
18501'044
19001'343
19501'373
20002'785
20254'867

Lieux historiques de Satigny

Église Saint-Pierre-aux-Liens (temple de Satigny). Église qui conserve le plan gothique de la fin du XIIIe siècle, succédant à un bâtiment à trois nefs du XIIe siècle. Le clocheton date de 1726-1728 et l'édifice a été restauré en 1830, 1895 et 1977.[1]

Peney. Hameau divisé en Peney-Dessus et Peney-Dessous, mentionné en 1258 (« Pineyum »). Le château construit par l'évêque Aymon de Grandson y était le centre administratif et judiciaire du mandement de Peney, qui relève de la Seigneurie de Genève jusqu'en 1792. Refuge des partisans de l'évêque et du duc de Savoie en 1534, il est pris par les protestants et démoli en 1536. Une gravière y est exploitée depuis le XIXe siècle.[2]

Moulin-Fabry. Moulin du prieuré, dit des « Bougieres », à cinq roues, cité dès 1328 et appelé Moulin-Fabry depuis le XVIIIe siècle.[1]

Château de Choully. Résidence construite en 1720-1725 pour Charles Lullin-de Châteauvieux-Humbert, au centre d'un domaine constitué dès 1667 par son père, le banquier Jean-Antoine Lullin. C'est l'une des plus vastes de Genève.

Vignoble de Satigny. Au début du XXIe siècle, la commune possède le plus vaste vignoble de Suisse et une cave coopérative.[1]

Vestiges de Satigny

Site néolithique de Crédery. Sur le coteau de Choully, au lieu-dit Crédery, des structures de combustion, de la céramique et des silex montrent un habitat du Néolithique final.[1]

Villae romaines. Des découvertes indiquent au moins deux villae romaines sur le territoire communal.[1]

Sources

  1. Dictionnaire historique de la Suisse, « Satigny » (Isabelle Brunier), version du 04.04.2013
  2. Dictionnaire historique de la Suisse, « Peney » (Martine Piguet), version du 27.11.2009
  3. Office fédéral de la protection de la population, Inventaire PBC, « Château de Choully », fiche KGS 02621 (texte de la Société d'histoire de l'art en Suisse)
  4. Office cantonal de la statistique (OCSTAT), Mémento statistique du canton de Genève 2026, tableau Population résidante par commune, en 2025
  5. geo.admin.ch, service de recherche de swisstopo (coordonnées)

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