Prieuré de Miserez

Site Canton de Jura · District : Porrentruy · Pas de chiffre publié pour le site ; la commune de La Baroche compte 1'124 habitants (31.12.2025)
Fait partie de la commune de La Baroche
Vue de Prieuré de Miserez
Photo : Roland Zumbuehl, CC BY-SA 3.0, Wikimedia Commons

Origine du nom de Prieuré de Miserez

Le nom apparaît en 1177 sous la forme « Miserey », puis en 1237 sous la forme « Miserach ». L'étymologie n'a pas encore été expliquée.[1][2]

Fondation de Prieuré de Miserez

Des chanoines réguliers de saint Augustin fondent le prieuré au XIIe siècle, à l'ouest de Charmoille. La maison dépend du prieuré de Lanthenans, en Franche-Comté, et les seigneurs d'Asuel en sont les avoués. Après les jésuites de Porrentruy et la vente révolutionnaire, les bâtiments servent d'orphelinat, de pensionnat puis de home pour personnes âgées. Le site faisait partie de l'ancienne commune de Charmoille et se trouve aujourd'hui dans la commune de La Baroche (fusion du 1er janvier 2009).[1]

Histoire de Prieuré de Miserez

XIIe siècle. Fondation du prieuré de chanoines réguliers de saint Augustin, dépendant de Lanthenans. Les seigneurs d'Asuel en sont les avoués.[1]

1177. Première mention : la chapelle de « Miserey » figure parmi les biens de l'abbaye de Lanthenans.[2]

1237. Mention sous la forme « Miserach ».[1]

XIVe siècle. Le prieuré est déjà tenu en commende.[1]

1574. Le 14 février, le prieuré est envahi.[2]

1593. Le pape Clément VIII ratifie la fondation du collège de Porrentruy et lui donne les prieurés de Miserez et de Grandgourt. Le prince-évêque Jacques-Christophe Blarer de Wartensee en prend possession le 26 octobre. La démarche auprès de Rome daterait de 1591.[2]

1635. Le 14 février, pendant la guerre de Trente Ans, le prieuré est pillé par les troupes françaises.[2]

1683. Le 29 septembre, après une restauration commencée en 1680, la chapelle est consacrée par le prince-évêque Jean-Conrad de Roggenbach.[2]

1779. Les bâtiments sont reconstruits et agrandis. L'ancien couvent aurait été démoli dès 1770.[1][2]

1793. Le prieuré est inventorié puis son bétail, ses meubles et son linge sont vendus comme biens nationaux. La vente du domaine est décidée en décembre 1794.[2]

1904. Le 24 avril, inauguration de l'orphelinat de filles du district de Porrentruy à Miserez, créé en 1903 par les communes d'Ajoie.[2]

1932. Le 16 octobre, ouverture du foyer Bon-Secours, home pour personnes âgées et malades.[2]

1972. Le 10 novembre, inauguration de la chapelle restaurée.[2]

1994. Le Parlement jurassien vote un crédit de 4'142'866 francs pour l'achat du home par le canton.[2]

1996. Des sites archéologiques sont repérés par photographie aérienne.[2]

2005. Le Gouvernement jurassien renomme le foyer Bon-Secours « Résidence Les Cerisiers ».[2]

Lieux historiques de Prieuré de Miserez

Chapelle Saint-Michel. Chapelle de l'ancien prieuré, de style romano-gothique et bien conservée. Restaurée en 1680, consacrée en 1683, restaurée de nouveau en 1971-1972 et dotée de nouveaux vitraux en 2011.[1][2][3]

Résidence Les Cerisiers. Home médicalisé installé dans les bâtiments de l'ancien prieuré, ouvert en 1932 sous le nom de foyer Bon-Secours et acquis par le canton du Jura en 1994.[2]

Vestiges de Prieuré de Miserez

Bâtiments de l'ancien prieuré. Les bâtiments actuels remontent à la reconstruction et à l'agrandissement de 1779. Avec la chapelle, ils sont les témoins du prieuré augustin fondé au XIIe siècle.[1]

Sources

  1. Dictionnaire historique de la Suisse, « Miserez » (André Chèvre), version du 21.10.2016
  2. Denis Moine, Chronologie jurassienne, « Miserez La Baroche »
  3. Emma Chatelain, « Chapelles, oratoires et grottes », Dictionnaire du Jura (2006)
  4. geo.admin.ch (swisstopo), recherche de lieux « Miserez »
  5. Statistique Jura, tableau JU-T.01.01.03, population résidante permanente au 31 décembre 2025

Autres villages près de Prieuré de Miserez

Une information manque ou une source existe ? Proposez une correction ou un complément, chaque suggestion est vérifiée avant d'être publiée.

Proposer une modification