La Baroche

Fusion 2009 Canton de Jura · District : Porrentruy · 1'135 habitants (31.12.2024)

Origine du nom de La Baroche

Aucune des cinq anciennes communes ne s'appelait La Baroche. Le mot servait pourtant déjà à nommer leur région : la ligne à voie étroite concédée en 1910 entre Alle et Courgenay, par Miécourt, Charmoille et Fregiécourt, est appelée chemin de fer de la Baroche, et un service d'aide familiale créé en 1973 « dans la Baroche » dessert les cinq villages. On ignore en revanche comment ce nom a été retenu pour la commune fusionnée en 2009.[5]

Fondation de La Baroche

La Baroche réunit Asuel, Charmoille, Fregiécourt, Miécourt et Pleujouse. Partie d'une initiative lancée au printemps 2008, la fusion est votée le 13 juillet 2008 par les assemblées communales des cinq villages, puis ratifiée par le Parlement jurassien. Elle fait partie des sept fusions qui, le 1er janvier 2009, ramènent le canton du Jura de 83 à 64 communes. Les cinq villages ont un passé seigneurial voisin. Asuel et Pleujouse se sont formés près de châteaux dont les origines remonteraient au XIe siècle, et la famille d'Asuel a aussi marqué Fregiécourt. Du XIVe au XVIe siècle, les localités deviennent peu à peu des fiefs de plusieurs seigneurs, le principal étant le prince-évêque de Bâle, dont elles suivent ensuite le sort jusqu'à la Révolution. L'église leur était en partie commune : en 1820, Charmoille, Asuel, Fregiécourt et Pleujouse se partagent encore les frais de fonte d'une cloche.[1][2][3][5]

Histoire de La Baroche

Néolithique. Un dolmen, dont il reste des vestiges, est dressé à Fregiécourt.[1]

Époque romaine. Une villa gallo-romaine occupe Miserez, entre Charmoille et Miécourt, et une voie romaine franchit le col des Rangiers.[1]

866. Miécourt est le premier des cinq villages à apparaître dans les textes.[1]

1105. Le château de Pleujouse est cité sous le nom de « Pluiusa ». Il passe bientôt dans le fief de l'évêché de Bâle.[1]

1123-1124. Hugues de Charmoille participe à la fondation de l'abbaye de Lucelle.[1]

1136. La famille d'Asuel apparaît avec Bourcard et Henri. La même année date la première trace de Fregiécourt.[1]

1145. L'évêque Ortlieb de Frobourg donne l'église de Charmoille à l'abbaye de Lucelle.[5]

1386. La bannière des Asuel est perdue à la bataille de Sempach. Elle est conservée aux archives du canton de Lucerne.[1]

1479. Avec Jean-Lutold s'éteint la famille d'Asuel, qui avait donné de nombreux prévôts à Saint-Ursanne.[1]

1793. Après l'épisode de la République rauracienne, les villages passent à la France : département du Mont-Terrible, puis du Haut-Rhin de 1800 à 1814. L'ancien évêché de Bâle est attribué au canton de Berne en 1815.[1]

1918. Le 7 octobre, l'aérostier Walter Flury, lieutenant, est abattu au-dessus de Miécourt par un aviateur allemand. Un monument rappelle sa mort.[1]

1924. Le 31 août, la Sentinelle des Rangiers est inaugurée au col. La décision d'y élever un monument national datait du 9 novembre 1919.[1]

1939. Le col des Rangiers est fortifié par des ouvrages antichars, dont le fort du Chételat. Déclassés à la fin des années 1990, ils sont veillés par une association.[1]

2008. Lancement, le 26 mars, d'une initiative en faveur de la fusion des cinq communes.[2]

2008. Le 13 juillet, les assemblées communales acceptent la fusion : Asuel par 51 voix contre 34, Charmoille par 107 contre 75, Fregiécourt par 51 contre 40, Miécourt par 168 contre 44, Pleujouse par 32 contre 30.[1][2]

2008. Le Parlement jurassien ratifie la fusion le 3 septembre.[2]

2009. Entrée en vigueur de la fusion le 1er janvier. Le premier Conseil communal est constitué le 6 janvier.[1][2][3]

2009. Première assemblée communale de La Baroche, le 20 avril.[2]

2012. Adoption, le 15 novembre, de nouvelles armoiries ornées d'une fleur de damassine.[2]

2013. Le blason de la nouvelle commune est inauguré le 25 mai. Deux jours plus tard, les règlements des anciennes communes sont abrogés.[2]

Population de La Baroche

Sources et références : [4][7][8]

Population de La Baroche
2001216 (Asuel, au 31 décembre)
2001342 (Charmoille, au 31 décembre)
2001129 (Fregiécourt, au 31 décembre)
2001448 (Miécourt, au 31 décembre)
200186 (Pleujouse, au 31 décembre)
20121'154 (au 31 décembre)
20241'135

Lieux historiques de La Baroche

Administration communale. Elle se trouve à Charmoille, route principale 64.[1]

Ruines du château d'Asuel. Le château des seigneurs d'Asuel, dont les origines remonteraient au XIe siècle, est aujourd'hui en ruine. Les ruines et la ville abandonnée qui l'accompagnait sont un bien culturel d'importance nationale. Un site de l'âge du Bronze occupe les contreforts du château.[1][6]

Château de Pleujouse. Cité dès 1105, ce château est inscrit à l'inventaire des biens culturels d'importance régionale.[1][6]

Ancien prieuré de Miserez (Charmoille). Les bâtiments de l'ancien prieuré, à Miserez-le-Haut, sont un bien culturel d'importance régionale. Une villa gallo-romaine se trouvait sur le site.[1][6]

Église de Charmoille. La première pierre de l'église actuelle est posée le 21 mars 1866 et la consécration a lieu le 11 octobre 1868. Restaurée, elle est inaugurée à nouveau le 21 juin 1992.[5]

Tranchées et fort des Rangiers. Creusées en 1914, quand la Suisse craint une attaque par la trouée de Belfort, des tranchées restent visibles à La Caquerelle. Le fort du Chételat se visite.[1]

Sources

  1. Commune de La Baroche, « Histoire »
  2. Chronologie jurassienne, « Baroche, commune »
  3. République et Canton du Jura, « Message du Gouvernement au Parlement relatif à la révision de la législation en matière de fusion de communes » (30 mars 2011)
  4. Statistique Jura, « Mémento statistique Jura 2025 » (population résidante permanente au 31 décembre 2024)
  5. Chronologie jurassienne, « Charmoille »
  6. Office fédéral de la protection de la population (OFPP), Inventaire PBC, liste cantonale du canton du Jura (état au 1.1.2026)
  7. Bureau de la statistique du canton du Jura, tableaux 1.1.020 et 1.2.020, « Communes classées selon le nombre croissant d'habitants » (population résidante au 31.12.2001)
  8. Statistique Jura, tableau JU-1.2.11, « Population résidante permanente des communes, selon la nationalité et le sexe, au 31 décembre 2012 »

Localités de la commune avec une fiche

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