Romont (BE)

Canton de Berne · Ancien district : Courtelary · 237 habitants (31.12.2025)

Origine du nom de Romont (BE)

Le village est cité en 1311 sous la forme « Redemont ». Il a aussi porté un nom allemand, « Rothmund ».[1]

Fondation de Romont (BE)

Romont est posé sur le premier contrefort du Jura, au-dessus de Pieterlen et de la vallée de l'Aar. Au Moyen Âge, il relève de la seigneurie d'Erguël, dans la principauté épiscopale de Bâle, et l'Église de Bâle y possède un fief. Village de langue allemande, Romont dépend longtemps de la paroisse de Perles et du district de Büren, avant de se tourner, pour des raisons géographiques, linguistiques et historiques, vers Vauffelin et le district de Courtelary. L'agriculture y fournit encore la majorité des emplois en 2005.[1][2]

Histoire de Romont (BE)

1311. L'Église de Bâle cède son fief de Romont à Bourkard de la Roche.[1]

XIVe et XVe siècles. Une famille noble du nom de Romont possède un château entre Romont et Vauffelin.[1]

1797-1813. Les troupes françaises entrent le 15 décembre 1797. Romont fait partie du canton de Bienne, dans le département du Mont-Terrible, puis du Haut-Rhin.[1][2]

1815. Avec l'ancienne principauté épiscopale, Romont passe au canton de Berne.[1][2]

1827. Un décret bernois rattache Romont, commune de langue allemande, aux services religieux en allemand.[2]

1839. Le 28 novembre, le Grand Conseil fait passer Romont du district de Büren à celui de Courtelary.[1][2]

1840-1841. Un décret du 30 novembre 1840 détache Romont de la paroisse de Perles. Le village rejoint celle de Vauffelin au 1er janvier 1841 (dès 1839 selon une autre source).[1][2]

1854. La fromagerie est construite.[2]

1863. Romont se dote d'une commune d'habitants et d'une commune bourgeoise.[1]

1878. Une nouvelle école est bâtie.[2]

1903. Une diligence relie Romont, Vauffelin et Bienne.[2]

1947. Le 9 janvier, le gouvernement homologue les armoiries communales : une tour crénelée sur un mont, sous un chef chargé d'un épervier.[2]

1955-1956. Le Grand Conseil accorde 125'617 francs pour une nouvelle école, construite en 1956.[2]

1966-1967. Le projet de tunnel routier entre Court et Romont est abandonné.[2]

1971. Romont forme une commission scolaire commune avec Vauffelin et Frinvillier.[1]

2003. Le 26 novembre, l'étang Le Bain et ses marais sont mis sous protection.[2]

2008. Le 1er juin, le projet de fusion Rondchâtel échoue à cause des votes d'Orvin et de Péry. Romont l'avait accepté par 79 oui contre 25 non.[2]

Population de Romont (BE)

Sources et références : [1][2][3]

Population de Romont (BE)
1809111
1818149
1850195
1900178
1950175
1970213
2000197
2025237

Lieux historiques de Romont (BE)

Étang Le Bain. Étang et marais protégés comme réserve naturelle depuis 2003.[2]

Ferme de la Montagne-de-Romont. Ferme de la bourgeoisie, détruite par un incendie le 1er septembre 1990 et reconstruite ensuite.[2]

Vestiges de Romont (BE)

Château de la famille de Romont. Aux XIVe et XVe siècles, la famille noble de Romont possédait un château situé entre Romont et Vauffelin.[1]

Sources

  1. Dictionnaire historique de la Suisse, « Romont (BE) » (Christine Gagnebin-Diacon), version du 03.10.2016
  2. Chronologie jurassienne, « Romont » (entrées datées avec renvois aux Archives de l'ancien Évêché de Bâle, aux Archives de l'État de Berne et à la presse régionale)
  3. Office fédéral de la statistique (OFS), STATPOP, population résidante permanente au 31.12.2025

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