Saint-Cierges
Origine du nom de Saint-Cierges
Le nom du village vient de la dédicace de son église à saint Cyriaque (Cyriacus en latin). Les plus anciennes mentions écrites connues du lieu apparaissent sous la forme latine « de sancto Sergio » entre 1145 et 1154, puis sous la forme « de sancto Ciriaco » en 1166, cette dernière confirmant la dédicace à saint Cyriaque. Plusieurs saints ont porté ce nom dans la tradition chrétienne ; une source évoque un patriarche de Constantinople comme saint patron, mais cette identification précise est à recouper, faute de confirmation par une seconde source indépendante. Le nom du village en patois vaudois est rapporté comme « Sin-Sèrdzou » ou « Sant Cierdzo », information à recouper.
Fondation de Saint-Cierges
Saint-Cierges ne possède pas d'acte de fondation ni de fondateur identifiable : comme de nombreux villages du plateau vaudois, il s'est constitué progressivement au haut Moyen Âge autour de son église, sur un territoire relevant au Moyen Âge de la seigneurie de Bercher. L'église Saint-Cyriaque elle-même fut cédée en 1150 par l'évêque de Lausanne Amédée au prieuré de Saint-Maire à Lausanne, dont elle dépendit ensuite comme paroisse ; celle-ci desservait plusieurs villages environnants, qui en devinrent des annexes après la Réforme.
Histoire de Saint-Cierges
1145-1154. Première mention écrite connue du lieu, sous la forme latine « de sancto Sergio ».
1150. L'église Saint-Cyriaque est cédée par l'évêque de Lausanne Amédée au prieuré de Saint-Maire à Lausanne.
1166. Nouvelle mention du lieu, sous la forme « de sancto Ciriaco », confirmant la dédicace de l'église à saint Cyriaque.
Moyen Âge. Saint-Cierges est un fief de la seigneurie de Bercher. Des verriers y sont actifs, une activité artisanale attestée pour cette période.
1416. Le village compte 28 foyers recensés.
1536-1798. Sous domination bernoise, Saint-Cierges devient le siège d'une châtellenie du bailliage d'Yverdon.
1698. Agrandissement de l'église paroissiale.
1798-1803. Période helvétique puis entrée dans le canton de Vaud.
1798-2006. Le village appartient au district de Moudon.
1877. Reconstruction de l'église actuelle, qui remplace l'édifice agrandi en 1698. Une source indique l'année 1876 pour cette reconstruction, divergence à recouper.
1909-1910. Un remaniement parcellaire (réorganisation des terres agricoles) est mené sur le territoire communal, information à recouper (une seule source).
1970. Point bas démographique du village, avec 312 habitants.
1971. Des améliorations sont apportées à l'orgue de l'église, information à recouper (une seule source).
2006-2008. Dissolution du district de Moudon ; Saint-Cierges intègre le nouveau district du Gros-de-Vaud.
31 décembre 2012. Dernier recensement de la commune indépendante : 458 habitants.
1er janvier 2013. Saint-Cierges fusionne avec Chanéaz, Chapelle-sur-Moudon, Correvon, Denezy, Martherenges, Neyruz-sur-Moudon, Peyres-Possens et Thierrens pour former la nouvelle commune de Montanaire, et perd son statut de commune indépendante.
Population de Saint-Cierges
| 1416 | 28 foyers (ménages) |
| 1764 | 266 |
| 1803 | 240 |
| 1850 | 526 |
| 1900 | 505 |
| 1950 | 372 |
| 1970 | 312 |
| 2000 | 411 |
| 2011 | 472 (à recouper) |
| 31 décembre 2012 | 458 |
| 1er mai 2021 | 539 (population du village au sein de la commune de Montanaire, à recouper, une seule source) |
Lieux historiques de Saint-Cierges
Église Saint-Cyriaque. Église paroissiale mentionnée dès le milieu du XIIe siècle, cédée en 1150 par l'évêque de Lausanne Amédée au prieuré de Saint-Maire à Lausanne. Agrandie en 1698, elle a été reconstruite en 1877 (une source indique 1876, à recouper). Cette église jouait un rôle paroissial central pour plusieurs villages voisins : après la Réforme, l'église de Chapelle-sur-Moudon et l'ancienne église de Villars-Mendraz en sont devenues des annexes, leurs habitants relevant désormais de la paroisse de Saint-Cierges.
Tour du Molard (dit aussi « Château du Molard »). Site situé sur le territoire du village où des vestiges d'un sanctuaire romain ont été mis au jour. Une source du site officiel de la commune de Montanaire évoque un sanctuaire dédié à des sources, avec découverte de pièces de monnaie, de tuiles et de fragments de céramique ; cette description plus précise, ainsi que la dénomination "Château du Molard", sont à recouper, le Dictionnaire historique de la Suisse ne parlant que de "vestiges d'un sanctuaire romain à la Tour du Molard" sans autre détail.
Hameaux du village. Le territoire de l'ancienne commune englobait, outre le village principal, les hameaux de Corrençon, Pré-de-Place et Solitude.
Vestiges de Saint-Cierges
Vestiges du sanctuaire romain de la Tour du Molard. Des vestiges d'un sanctuaire romain ont été mis en évidence à la Tour du Molard, sur le territoire du village.
Mégalithe. Un mégalithe est recensé sur le territoire de Saint-Cierges, sans plus de précision trouvée sur sa nature exacte ou sa datation.
Abris préhistoriques de La Mélude et de Broillet. Deux abris préhistoriques sont attestés sur le territoire communal, aux lieux-dits La Mélude et Broillet, témoignant d'une occupation humaine très ancienne de la région.
Vestiges d'une villa romaine. Une source évoque en outre les vestiges d'une villa romaine sur le territoire du village, qui aurait été détruite lors d'incursions alamanes ; cette information, ainsi que son lien éventuel avec le sanctuaire romain de la Tour du Molard, sont à recouper (une seule source).
Sources
- Dictionnaire Historique de la Suisse - Saint-Cierges (Boris Anelli)
- Wikipédia (français) - Saint-Cierges
- Wikipedia (allemand) - Saint-Cierges
- Wikipedia (anglais) - Saint-Cierges
- Commune de Montanaire - Les 9 villages qui forment Montanaire
Autres villages près de Saint-Cierges
Une information manque ou une source existe ? Proposez une correction ou un complément, chaque suggestion est vérifiée avant d'être publiée.
Proposer une modification