Tavannes

Canton de Berne · Ancien district : Moutier · 3'469 habitants (31.12.2025)

Origine du nom de Tavannes

Tavannes apparaît en 866 sous la forme « Tehisvenna » (ou « Theisvenna »). Le nom viendrait du mot celtique « Tavan », le tronc d'arbre. En allemand, le village s'appelait Dachsfelden.[1][2]

Fondation de Tavannes

Tavannes est au pied du col de Pierre-Pertuis, là où naît la Birse, sur un passage emprunté dès l'époque romaine. En 866, le village et sa chapelle font partie des biens de l'abbaye de Moutier-Grandval, puis de la prévôté de ce nom dans l'évêché de Bâle. Les nobles de Tavannes sont les seigneurs les plus puissants de la vallée. Ils étendent leurs droits au XIIe siècle et se partagent en trois branches, les Tavannes de la Tour, éteints à la fin du XIVe siècle, les Tavannes Ouldriot, éteints en 1546, et les Tavannes Macabré, dont le dernier meurt en 1549. Leur château se dressait sur la colline du Châtelet, au nord-est du village.[1][2]

Histoire de Tavannes

866. Lothaire II confirme à l'abbaye de Moutier-Grandval ses possessions, parmi lesquelles Tavannes et sa chapelle.[1][2]

Vers 1147. L'évêque de Bâle donne la paroisse de Tavannes à l'abbaye de Bellelay, avec d'autres.[1]

1385. L'église Saint-Étienne est consacrée.[1]

1499. Pendant la guerre de Souabe, les mercenaires impériaux incendient le château et le village entier.[2]

1530. Au printemps, Guillaume Farel prêche la Réforme à Tavannes, puis dans toute la prévôté de Moutier.[1][2]

1728. L'église Saint-Étienne est agrandie.[1]

Vers 1740. Les pierres du château ruiné servent à construire l'église de Chaindon.[2]

1797. L'armée républicaine française entre dans la prévôté. La mairie de la prévôté de Moutier-Grandval prend fin.[1][2]

1798-1813. Sous le régime français, Tavannes appartient au département du Mont-Terrible, puis à celui du Haut-Rhin. L'abbaye de Bellelay perd en 1798 son droit de collation.[1]

1815. Tavannes passe au canton de Berne, dans le bailliage puis le district de Moutier.[1]

1865. Un acte de classification partage les biens entre la bourgeoisie et la nouvelle commune municipale.[1][2]

1874. Le chemin de fer atteint Tavannes.[1]

1895. Fondation de la Tavannes Watch Co. L'industrie se développe vite depuis les années 1890.[1]

1900-1930. Une vague de constructions marquée par l'Art nouveau et le Heimatstil transforme le village.[1]

1908. La paroisse de Tavannes-Chaindon prend fin.[1]

1918. Le cinéma Royal ouvre le 24 février.[1][3]

1930. Les catholiques construisent l'église du Christ-Roi.[1]

1966. La Tavannes Watch disparaît.[1]

1986. L'usine de machines-outils ferme.[1]

1996. L'autoroute A16 (Transjurane) ouvre. La population, qui baissait, se remet à croître.[1]

Population de Tavannes

Sources et références : [1][4]

Population de Tavannes
1629325
1745287
1850672
19001'591
19503'650
19603'939
20003'373
20103'425
20203'426
20253'469

Lieux historiques de Tavannes

Église Saint-Étienne. Église réformée consacrée en 1385, agrandie en 1728 et rénovée en 1972.[1]

Église du Christ-Roi. Église catholique bâtie en 1930, au temps de l'essor industriel du village.[1]

Le Royal. Cinéma construit en 1917 par l'architecte Renck, auteur aussi de l'école de Courtelary, et ouvert en 1918. C'était l'une des plus grandes salles de Suisse romande, avec un écran de 25 m², le plus grand de la région. Fermé en 1985, il est racheté par la Coopérative Le Royal, fondée en 1991, et transformé en centre culturel par les architectes Bakker et Blanc. Il rouvre le 9 septembre 1999 à 9h09.[3]

Source de la Birse. La Birse jaillit d'une fissure du rocher au pied du col de Pierre-Pertuis. Elle a fait tourner plusieurs moulins. La source se visite sur demande auprès du service des travaux publics.[2]

Vestiges de Tavannes

Château du Châtelet. Le château des nobles de Tavannes occupait le Châtelet, colline au nord-est du village. Incendié en 1499, il a disparu, mais ses fossés sont encore visibles.[2]

Tours de Petit-Bâle et de Pierre-Pertuis. Une tour se dressait dans le secteur du Petit-Bâle, et une tour forte gardait le passage de Pierre-Pertuis.[2]

Route de La Tanne. À La Tanne subsistent les traces d'une route du bas Moyen Âge.[1]

Sources

  1. Dictionnaire historique de la Suisse, « Tavannes » (Christine Gagnebin-Diacon), version du 20.01.2026
  2. Commune de Tavannes, « Présentation et histoire »
  3. Commune de Tavannes, « Le Royal »
  4. Office fédéral de la statistique (OFS), STATPOP, population résidante permanente au 31.12.2025

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