Armoiries de Visp

Visp

Canton de Valais · District : Visp · 9'069 habitants (31.12.2025, chiffre provisoire OFS)
Vue de Visp
Photo : Hansueli Krapf, CC BY-SA 4.0, Wikimedia Commons · Armoiries : Domaine public

Origine du nom de Visp

Les formes anciennes sont « Vesbia » (1034), « Vispach » (XIIe siècle) et « Visp » (1272). Le nom français est Viège, l'ancien nom italien « Vespia ». La forme « Vispach » serait une étymologie populaire, et l'origine du nom reste incertaine. En dialecte haut-valaisan, on dirait « Fischp ».[1]

Fondation de Visp

Visp s'est établi à gauche du Rhône, à l'entrée de la vallée de la Viège. Le site était fréquenté bien avant le Moyen Âge : on y a trouvé un vase de l'âge du Fer, une fibule de La Tène, une statue celtique du dieu Sucellus, des monnaies romaines en argent et une tombe. Après 999, l'évêque de Sion y installe des vidomnes et des majors héréditaires, qui exercent aussi la haute justice et siègent dans la tour des majors (XIIe-XIIIe siècle). Les comtes de Visp, probablement établis à la Hübschburg, tiennent la majorie avant qu'elle ne passe à des nobles italiens. Visp est une grande paroisse dès le XIe siècle, pour les environs et les deux vallées de la Viège. Lieu de marché et étape sur la route des cols d'Antrona et du Monte Moro, le bourg devient ensuite, du XVIe siècle à 1798, le centre du dizain de Visp. Sa bourgeoisie existe encore au début du XXIe siècle.[1][2]

Histoire de Visp

après 999. L'évêque de Sion institue des vidomnes et des majors héréditaires, qui exercent aussi la haute justice.[1]

1034. Mention sous la forme « Vesbia ».[1]

1220. Première mention de l'église Notre-Dame sur le Gräfibiel, aujourd'hui église des Trois Rois ou église bourgeoisiale.[1]

1248. Première mention de Visp comme commune. La majorie passe par mariage aux comtes de Blandrate.[1]

1260. Pierre de la Tour, partisan de la Savoie, détruit le village, l'église Notre-Dame et la Hübschburg.[1]

1267. Un contrat, suivi d'autres en 1291, 1298 et 1300, atteste Visp comme lieu de marché et étape vers les cols d'Antrona et du Monte Moro.[1]

1365. Après l'assassinat d'Isabelle de Blandrate, la majorie passe à la famille de son époux François de Compey, puis en 1378 aux de Platea.[1]

1388. Avec les gens du Haut-Valais, les habitants de Visp battent le comte Rodolphe IV de Gruyère, chargé de conquérir le Valais pour Amédée VII de Savoie. La victoire est fêtée chaque année en décembre par le « Mannenmittwoch ».[1]

vers 1400. La majorie est transformée en châtellenie. Saas se sépare de la paroisse de Visp.[1]

1489. Plus anciens statuts bourgeoisiaux conservés, suivis de nombreux autres jusqu'au XXe siècle.[1]

1543. Deux consuls sont à la tête de l'administration.[1]

1650-1655. Reconstruction de l'église Saint-Martin en style baroque.[1][3]

1799. Les Haut-Valaisans tentent en vain d'arrêter les troupes françaises à Visp.[1]

1855. Un tremblement de terre endommage de nombreux bâtiments et détruit la lanterne du clocher de Saint-Martin. La population vit un temps sous tente hors du village.[1]

1863-1894. Première correction du Rhône.[1]

1876. Arrivée du chemin de fer depuis Leuk, prolongé jusqu'à Brig en 1878. La ligne Visp-Zermatt (1891) met fin à l'essor hôtelier du bourg.[1]

1907. La Lonza commence la production de carbure de calcium et construit la centrale d'Ackersand I : début de l'industrialisation.[1]

1972. Rattachement de l'ancienne commune d'Eyholz.[1]

2007. Ouverture du tunnel de base du Lötschberg et d'une nouvelle gare. Visp remplace en partie Brig comme nœud de communications.[1]

2025. Le Grand Conseil adopte le 13 février la loi sur la fusion de Baltschieder, Eggerberg et Visp, avec entrée en vigueur au 1er janvier 2027.[2]

Population de Visp

Sources et références : [1][4]

Population de Visp
1798412 habitants
1802359 habitants
1850529 habitants
1900934 habitants
19502'727 habitants
20006'550 habitants
20259'069 habitants

Lieux historiques de Visp

Église Saint-Martin. Église mère de la grande paroisse, citée au XIIIe siècle mais plus ancienne. Reconstruite en style baroque en 1650-1655, endommagée par le séisme de 1855 et réaménagée en 1953.[1]

Église des Trois Rois (église bourgeoisiale). Ancienne église Notre-Dame sur le Gräfibiel, citée dès 1220, avec une crypte du XIe siècle. Reconstruite après 1260, son chœur fut baroquisé et son clocher surélevé en 1710-1730.[1][3]

Tour des majors (Meierturm). Tour des XIIe-XIIIe siècles, siège des vidomnes et des majors. Elle est aussi appelée tour Lochmatter.[1][3]

Centre culturel et de congrès La Poste. Centre culturel et de congrès ouvert en 1991.[1]

Gare de Visp. Desservie depuis 1876, départ de la ligne de Zermatt depuis 1891, nouvelle gare à l'ouverture du tunnel de base du Lötschberg en 2007.[1]

Vestiges de Visp

Trouvailles archéologiques. Vase de l'âge du Fer, fibule de La Tène, statue celtique du dieu Sucellus, monnaies romaines en argent et une tombe. Une copie de la statue ornerait une fontaine de la place de la Gare.[1]

Hübschburg. Château probablement occupé par les comtes de Visp, détruit en 1260 par Pierre de la Tour.[1]

Sources

  1. Historisches Lexikon der Schweiz, « Visp (Gemeinde) » (Alois Grichting, version du 06.08.2013)
  2. Grand Conseil du Valais, « Gesetz über die Fusion der Einwohnergemeinden Baltschieder, Eggerberg und Visp » (13.02.2025)
  3. Office fédéral de la culture, ISOS, « Visp » (Gemeinde Visp, 2e version, septembre 1996)
  4. Office fédéral de la statistique (OFS), STATPOP, chiffres provisoires au 31.12.2025, via citypopulation.de
  5. geo.admin.ch, recherche de lieux (coordonnées)

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