
Bratsch
Origine du nom de Bratsch
Le nom apparaît en 1228 et en 1242 sous la forme « Praes », puis sous les formes « Prahcs » (1309), « Praes » (1322), « Prayes » (1357), « Prages » (1408) et enfin « Bratsch » (1532). On ne sait pas encore ce que veut dire ce nom.[1]
Fondation de Bratsch
Bratsch occupe la rive droite du Rhône sur plusieurs niveaux : le village est sur une terrasse à mi-pente, le hameau d'Änggersch plus haut, Getwing et Niedergampel en plaine. L'immigration alémanique a germanisé la population, un processus achevé au XVe siècle. La communitas, mentionnée pour la première fois au XIVe siècle, faisait partie du vidomnat de Leuk (Loèche), qui passa ensuite au dizain du même nom. Änggersch avait autrefois dans la commune un rang égal à celui de Bratsch, comme le montrent le statut de 1672 et une liste de bourgeois de 1826, mais il le perdit au XIXe siècle. Pour le spirituel, Bratsch dépendit de Leuk jusqu'à la création de la paroisse d'Erschmatt-Bratsch. La commune s'agrandit ensuite d'une partie de Niedergampel, autrefois habitat saisonnier.[1][3]
Histoire de Bratsch
1228. Première mention sous la forme « Praes ».[1]
XIVe siècle. Première mention de la communitas, qui fait partie du vidomnat de Leuk.[1]
XVe siècle. La germanisation due à l'immigration alémanique est achevée.[1]
1532. Le nom apparaît sous la forme « Bratsch ».[1]
1613. Le vidomnat de Leuk passe au dizain du même nom.[1]
XVIIe siècle. Construction de la chapelle Notre-Dame.[1]
après 1666. Un cimetière pour les victimes de la peste est aménagé à Erschmatt.[1]
1672. Statut de la commune, dans laquelle Änggersch occupe un rang équivalent à celui de Bratsch.[1]
1721. Fondation de la paroisse d'Erschmatt-Bratsch. Bratsch cesse de dépendre de Leuk au spirituel.[1]
1826. Liste de bourgeois mentionnant encore le rang d'Änggersch, que le hameau perd au cours du XIXe siècle.[1]
1873. La commune s'agrandit par le rattachement partiel de Niedergampel, jadis habitat saisonnier.[1]
1897. Après l'ouverture du chantier de Lonza à Gampel, l'agriculture (vigne en plaine, céréales en assolement biennal, élevage) évolue vers des formes plus extensives.[1]
1990. 94 % de la population active travaille hors de la commune.[1]
2009. Le 1er janvier, Bratsch fusionne avec Gampel dans la commune de Gampel-Bratsch. La fusion aurait été acceptée en votation le 20 janvier 2008, une date à confirmer.[1][3]
Population de Bratsch
Sources et références : [1]
| 1798 | 166 habitants |
| 1850 | 128 habitants |
| 1900 | 199 habitants |
| 1950 | 458 habitants |
| 1970 | 503 habitants |
| 2000 | 464 habitants |
Lieux historiques de Bratsch
Village de Bratsch. Village principal, établi sur une terrasse à mi-pente de la rive droite du Rhône.[1]
Chapelle Notre-Dame. Chapelle du XVIIe siècle du village.[1]
Änggersch. Hameau situé au-dessus de Bratsch, qui avait autrefois dans la commune un rang équivalent à celui du village (statut de 1672, liste de bourgeois de 1826) et le perdit au XIXe siècle.[1]
Niedergampel. Ancien habitat saisonnier de la plaine, partiellement rattaché à la commune en 1873.[1]
Sources
- Dictionnaire historique de la Suisse, « Bratsch » (Gregor Zenhäusern, trad. Françoise Senger, version de 1998 remaniée le 04.01.2017)
- geo.admin.ch, recherche de lieux (coordonnées)
- Etat du Valais, Service des affaires intérieures et communales, « Rapport sur les finances communales » (comptes 2008, février 2010), tableau des fusions de communes depuis 2000
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