Erschmatt

Canton de Valais · District : Leuk · 279 habitants (2012, ancienne commune d'Erschmatt, dernier chiffre avant la fusion, à confirmer)
Fait partie de la commune de Leuk
Vue de Erschmatt
Photo : Silvio Tanner, CC BY-SA 3.0, Wikimedia Commons

Origine du nom d'Erschmatt

Mentions en 1328 sous la forme « Huers » et en 1357 « Hoers ». En dialecte, le village se nomme « Eersch ». L'étymologie reste inexpliquée.[1]

Fondation d'Erschmatt

Erschmatt se trouve à 1'230 mètres d'altitude dans les Leuker Sonnenberge, sur le versant ensoleillé de la rive droite du Rhône. Des tombes de l'âge du Fer et de l'époque romaine attestent une présence ancienne, mais le peuplement germanophone vient de colons alémaniques arrivés par les cols bernois vers la fin du premier millénaire. Le village apparaît comme commune autonome, se donne des statuts et fait partie du dizain de Leuk. Rattaché d'abord à la paroisse de Leuk (Loèche), il devient paroisse et bâtit son église, probablement à l'emplacement d'une chapelle plus ancienne. Sur les terrasses de la Zelg, on cultive le seigle en assolement biennal, une tradition aujourd'hui entretenue par l'Erlebniswelt Roggen.[1][2][5]

Histoire d'Erschmatt

Ier siècle av. J.-C.. Tombes de l'âge du Fer au-dessus du village.[1]

Ier siècle. Tombes d'époque romaine à la sortie est du village, le long de l'ancien chemin d'église venant de Bratsch.[1]

1328. Mention sous la forme « Huers ». La commune autonome est attestée.[1][2]

1357. Mention sous la forme « Hoers ».[1]

1469. Consécration d'une chapelle Saint-Jean à l'emplacement de l'église actuelle.[2]

1535. Premiers statuts communaux.[1][2]

1563. Le pont en arc sur le Feschelbach, appelé Hohe Brücke ou Teufelsbrücke, est cité comme « neue Brücke ».[1]

1691. Construction d'une chapelle à la tête est du pont.[1]

1710. Erschmatt se sépare de la paroisse de Leuk et devient paroisse.[1][2]

1710-1712. Construction de l'église, probablement à l'emplacement d'une chapelle plus ancienne.[1]

1798. Fin de l'appartenance au dizain de Leuk.[1][2]

1864. Construction de la maison communale.[2]

1897. Des paysans commencent à travailler à la Lonza à Gampel, puis dès 1908 à l'Alusuisse à Chippis.[1]

1956. La route, construite par étapes, atteint Erschmatt.[1]

1963. Les ouvriers-paysans travaillent désormais surtout à l'Alusuisse à Steg.[1]

1966. Un pont en béton porte la route vers Leuk et relie Erschmatt à la vallée du Rhône.[1]

1985. Ouverture du jardin de variétés et de l'Erlebniswelt Roggen, consacrés au seigle.[5]

2013. Erschmatt est rattaché à la commune de Leuk.[1]

Population d'Erschmatt

Sources et références : [1][2]

Population d'Erschmatt
1802180 habitants
1850194 habitants
1900323 habitants
1950267 habitants
2000302 habitants
2012279 habitants (à confirmer)

Lieux historiques d'Erschmatt

Église Saint-Michel. Église paroissiale construite en 1710-1712, après l'érection de la paroisse en 1710, probablement à l'emplacement d'une chapelle plus ancienne.[1][3][4]

Hohe Brücke (Teufelsbrücke). Pont en arc sur la gorge du Feschelbach, cité en 1563 comme « neue Brücke », avec une chapelle élevée en 1691 à sa tête est. Un pont en béton le double depuis 1966.[1][3]

Terrasses de la Zelg. Terrasses entre 1'200 et 1'500 mètres où l'on cultiva le seigle en assolement biennal jusque dans les années 1960.[1]

Sortengarten et Erlebniswelt Roggen. Jardin de variétés traditionnelles valaisannes (seigle, orge, blé, fèves, pois) et lieu consacré à la culture du seigle et au pain de seigle, ouvert en 1985.[5]

Brentschen. Mayen à 1'540 mètres, probablement habité autrefois toute l'année.[1]

Hoher Spycher. Grenier haut de près de 400 ans, posé sur des piliers dans le plus ancien quartier du village, près de l'église.[4]

Vestiges d'Erschmatt

Tombes de l'âge du Fer. Sépultures du Ier siècle av. J.-C. découvertes au-dessus du village.[1]

Tombes romaines. Sépultures du Ier siècle apr. J.-C. découvertes à la sortie est du village, le long de l'ancien chemin d'église venant de Bratsch.[1]

Sources

  1. Dictionnaire historique de la Suisse (version allemande), « Erschmatt » (Werner Bellwald, version du 04.01.2017)
  2. Inventaire fédéral des sites construits à protéger en Suisse (ISOS), « Erschmatt », n° 4917 (2e version, 08.1997)
  3. Office fédéral de la protection de la population (PBC), « Révision Inventaire PBC 2021 : liste cantonale du canton du Valais » (état au 1.1.2026)
  4. Erschmatt, « Sights » (église Saint-Michel, Hoher Spycher)
  5. Musées suisses, « Sortengarten und Erlebniswelt Roggen Erschmatt »
  6. geo.admin.ch, recherche de lieux (coordonnées)

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