Armoiries de Leuk

Leuk

Canton de Valais · District : Leuk · 4'346 habitants (31.12.2025, chiffre provisoire OFS)
Vue de Leuk
Photo : Reustli, CC BY-SA 4.0, Wikimedia Commons · Armoiries : Domaine public

Origine du nom de Leuk

Le lieu apparaît en 515 sous la forme « villa de Leuca ». En français, on dit Loèche. Le nom reste inexpliqué.[1]

Fondation de Leuk

Des tombes de La Tène montrent que le versant, sur la rive droite du Rhône entre les gorges de la Dala et du Feschelbach, était habité avant l'époque romaine. Au VIe siècle, le lieu fait partie du domaine royal du roi burgonde Sigismond, qui le donne à l'abbaye de Saint-Maurice. Une église y existe dès les VIe-VIIe siècles. Des immigrants alamans germanisent peu à peu la population celto-romane, même si une forte minorité romane subsiste au XIVe siècle. Passé à l'évêque de Sion, Leuk reçoit de lui une mesure propre, un hôpital et une sust, entrepôt sur la route commerciale entre l'Italie du Nord et les foires de Champagne. Le vidomne et le major de l'évêque y bâtissent le château épiscopal et la tour du vidomne. Au XIVe siècle, la communauté se compose de trois tiers. Quand le pouvoir épiscopal recule, de nouvelles familles dirigeantes font du bourg de marché une petite ville sûre d'elle, aux maisons bourgeoises cossues. La commune comprend aujourd'hui Leuk-Stadt, Susten (La Souste) en plaine, les hameaux de la rive gauche (Brianen, Feithieren, Gampinen, Pfyn) et Erschmatt. Personne ne sait qui a fondé Leuk.[1]

Histoire de Leuk

La Tène. Des tombes contenant épingles, fibules et agrafes de ceinture attestent une occupation antérieure à l'époque romaine.[1]

515. Première mention sous la forme « villa de Leuca ».[1]

VIe siècle. Leuk appartient au domaine royal du roi burgonde Sigismond, qui le donne à l'abbaye de Saint-Maurice. Une première église est construite aux VIe-VIIe siècles.[1]

vers 1000. Des immigrants alamans germanisent peu à peu la population celto-romane.[1]

1138. Leuk est rattaché définitivement à la mense de l'évêque de Sion.[1]

1209-1310. L'évêque accorde à Leuk une mesure propre (1209), un hôpital (1285) et une sust sur la route commerciale entre l'Italie du Nord et la Champagne, avec un règlement des voituriers (1310).[1]

1227. Première mention de la paroisse, qui couvre à l'origine tout le dizain de Leuk.[1]

1296. Sur la Seufzermatte, les gens du lieu fidèles à l'évêque battent la noblesse du Haut-Valais, soutenue par des Oberlandais bernois.[1]

1386. En détruisant le pont de la Dala, les gens de Leuk arrêtent l'avance du comte Amédée VII de Savoie vers le Haut-Valais.[1]

1415. Pendant l'affaire de Rarogne, les gens du pays détruisent le château épiscopal et la tour du vidomne.[1]

1458. Le droit coutumier de Leuk est mis par écrit. L'« alt Burgrecht » est complété en 1563.[1]

1494. L'évêque Jost von Silenen consacre l'église paroissiale Saint-Étienne, de style gothique tardif, construite par Ulrich Ruffiner.[1]

1541. Ulrich Ruffiner construit l'hôtel de ville sur les ruines de la tour du vidomne.[1]

1604. La Diète valaisanne réunie à Viège décide de rester catholique. Des familles de Leuk tentées par la Réforme, comme les Mageran et les Ambühl, partent pour Berne, mais la plupart reviennent à l'ancienne foi.[1]

1690-1694. Construction de la chapelle du Ringacker sur l'ancien cimetière des pestiférés.[1]

1799. Après la bataille de Finges contre les Français, Leuk échappe de peu à l'incendie.[1]

1915. Ouverture du chemin de fer Leuk-Leukerbad, remplacé par des bus en 1967.[1]

1972. Début de la construction de la station terrienne de télécommunications par satellite.[1]

1999. Création de la Fondation Château de Leuk pour restaurer le château épiscopal. Mario Botta coiffe sa tour d'une coupole de verre.[1]

2013. Erschmatt est rattachée à la commune de Leuk.[1]

Population de Leuk

Sources et références : [1][3]

Population de Leuk
18501'042 habitants
19001'592 habitants
19502'336 habitants
20003'361 habitants (avant le rattachement d'Erschmatt)
20254'346

Lieux historiques de Leuk

Château épiscopal. Siège du major de l'évêque, détruit en 1415 pendant l'affaire de Rarogne. Une fondation créée en 1999 le restaure et y organise des manifestations culturelles. L'architecte Mario Botta a posé une coupole de verre sur sa tour médiévale.[1]

Hôtel de ville. Bâtiment de style gothique tardif construit en 1541 par Ulrich Ruffiner, de Prismell, sur les ruines de la tour du vidomne détruite en 1415.[1]

Église Saint-Étienne et ossuaire. Église gothique tardive d'Ulrich Ruffiner, richement dotée d'autels et de sculptures, consacrée en 1494. Son clocher roman massif remonte aux églises antérieures. L'ossuaire est orné d'une danse macabre.[1]

Chapelle du Ringacker. Construite en 1690-1694 sur l'ancien cimetière des pestiférés, c'est l'un des espaces baroques les plus importants du Valais. Un ermite vécut dans l'ermitage voisin d'environ 1720 à 1885.[1]

Chapelle de pèlerinage de Thel. Lieu de pèlerinage sur le territoire de la commune.[1]

Susten (La Souste). Village de plaine sur la rive gauche, qui joua un rôle important dans le transit médiéval. Aucun bâtiment de la sust n'est conservé. À l'est se trouve l'ancien château Perrini-von Werra, transformé en maison de retraite.[1]

Station terrienne de Leuk. Station de télécommunications par satellite, dont la construction commença en 1972. Ses grandes antennes font de Leuk un centre de télécommunications d'importance internationale.[1]

Vestiges de Leuk

Tombes de La Tène. Tombes contenant épingles, fibules et agrafes de ceinture, qui prouvent une occupation antérieure à l'époque romaine.[1]

Églises du haut Moyen Âge. L'archéologie a mis au jour une église des VIe-VIIe siècles, peut-être issue d'un bâtiment romain, remplacée avant le IXe siècle par un ensemble plus grand, puis par de nouvelles constructions aux XIe et XIIe siècles.[1]

Statues de l'ossuaire. En 1982, 26 statues des XIIIe-XVIe siècles ont été découvertes sous les ossements entassés de l'ossuaire, dont une Pietà du XIVe siècle d'une qualité exceptionnelle.[1]

Défenses naturelles et ponts. La ville était protégée par les gorges de la Dala à l'ouest, avec une tour et un pont du XIVe siècle, par le Rhône au sud et par les gorges de la Feschel à l'est, avec un pont de 1563.[1]

Sources

  1. Dictionnaire historique de la Suisse, « Loèche (commune) » (Alois Grichting, version du 04.01.2017)
  2. Dictionnaire historique de la Suisse (version allemande), « Leuk (Gemeinde) » (Alois Grichting, version du 04.01.2017)
  3. Office fédéral de la statistique (OFS), STATPOP, chiffres provisoires au 31.12.2025, via citypopulation.de
  4. geo.admin.ch, recherche de lieux (coordonnées)

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