Champel
Origine du nom de Champel
L'origine du nom de Champel n'est pas expliquée.
Fondation de Champel
Champel est un quartier de la commune de Genève, sur le plateau qui domine l'Arve. Il faisait partie du territoire de l'ancienne commune de Plainpalais, créée en 1798 et réunie à Genève en 1931. Jusqu'au début du XVIIIe siècle, le plateau reste peu habité : quelques fermes forment un hameau au Bout-du-Monde, les terres sont occupées par des vignes et des pâturages, et le gibet de la ville s'y dresse. À la fin du XVIIIe siècle, des familles aisées y construisent des villas. Au XIXe siècle, une station de cure utilisant l'eau de l'Arve y attire des visiteurs. Au XXe siècle, Champel devient un quartier résidentiel.[1][2][3][4]
Histoire de Champel
XVIe siècle. Après la Réforme, les ruines du couvent de Saint-Jean sont utilisées pour renforcer les remparts et pour le gibet de Champel.[1]
1553. Le 27 octobre, le médecin et philosophe espagnol Michel Servet, accusé d'hérésie, est brûlé vif à Champel.[3][5]
XVIIIe siècle. Le gibet de Champel cesse d'être utilisé. Le lieu des exécutions était appelé « le champ du bourreau ».[4]
Fin du XVIIIe siècle. Des familles aisées construisent des villas entourées de verdure. Champel devient un quartier recherché.[3]
1798. Création, sous le régime français, de la commune de Plainpalais, dont le territoire comprend Champel.[2]
1853. Le banquier David Lenoir construit une villa. L'inscription « mal ombré » peinte par sa femme après l'abattage de trois platanes donne son nom au chemin de Malombré.[4]
1874. Fondation des Bains thérapeutiques de l'Arve. Le domaine de Beau-Séjour devient une station de cure, avec un hôtel de 200 chambres.[4][5]
1903. Des protestants genevois élèvent une stèle expiatoire à Michel Servet, rue de Beau-Séjour.[3][5]
1914-1918. La fermeture des frontières pendant la Première Guerre mondiale entraîne la fermeture de l'établissement de cure.[4]
1931. La commune de Plainpalais est réunie à Genève.[1][2]
1933. La femme d'Alfred Bertrand ouvre aux Genevois une partie du domaine familial, qui devient le parc Bertrand.[3]
1942. Le canton installe une annexe de l'hôpital cantonal sur le domaine de Beau-Séjour.
Années 1960. Des immeubles HLM et de grandes avenues remplacent une partie des villas.[3]
1991. Démolition des Bains thérapeutiques de l'Arve.[5]
Lieux historiques de Champel
Tour de Champel. Tour néogothique aménagée en salon de thé pour les curistes des Bains thérapeutiques de l'Arve. Guy de Maupassant, Camille Saint-Saëns, Hippolyte Taine et Romain Rolland ont fréquenté la station.[4][5]
Stèle expiatoire de Michel Servet. Monument élevé en 1903 près du lieu du supplice de 1553.[3][5]
Parc Bertrand. Ancien domaine de la famille Bertrand, ouvert en partie au public en 1933 puis entièrement légué à la Ville de Genève.[3]
Centre sportif du Bout-du-Monde. Ancien « Stade de Champel », créé après la Première Guerre mondiale. Pendant la Seconde Guerre mondiale, il sert de lieu de passage à des milliers de réfugiés, dont de nombreux enfants juifs venus de France.[5]
Sources
- Dictionnaire historique de la Suisse, « Genève (commune) » (Martine Piguet, Jean Terrier, Charles Bonnet, Liliane Mottu-Weber, Irène Herrmann, Charles Heimberg)
- Dictionnaire historique de la Suisse, « Plainpalais » (Dominique Zumkeller)
- Ville de Genève, « Histoire et développement du quartier de Champel »
- Ville de Genève, « Anecdotes du quartier de Champel »
- Ville de Genève, « Curiosités du quartier de Champel »
- Office fédéral de topographie swisstopo, geo.admin.ch, nom local « Champel (GE) - Genève »
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