Faubourgs de Saint-Léger et Saint-Victor
Origine du nom de Faubourgs de Saint-Léger et Saint-Victor
Le faubourg de Saint-Victor doit son nom à l'église et au prieuré de Saint-Victor, dédiés à saint Victor de la légion thébaine. Le faubourg de Saint-Léger porte le nom de la paroisse de Saint-Léger, dont l'origine du nom n'est pas expliquée.[1]
Fondation de Faubourgs de Saint-Léger et Saint-Victor
Les faubourgs de Saint-Victor et de Saint-Léger s'étendaient hors des murs de Genève, sur un territoire qui fait aujourd'hui partie de la commune de Genève. Une princesse burgonde fonde à la fin du Ve siècle, sous les murs de la ville, l'église de Saint-Victor, confiée à Cluny vers l'an 1000. Une paroisse se constitue au XIe siècle autour du prieuré et devient le centre d'un important faubourg. La paroisse de Saint-Léger paraît avoir été créée plus tard, le long de la route reliant le pont d'Arve à la ville. Pour priver le duc de Savoie d'un point d'appui en cas de siège, Genève rase ces faubourgs à partir de 1531 et bâtit des fortifications sur leur emplacement.[1][2]
Histoire de Faubourgs de Saint-Léger et Saint-Victor
Fin du Ve siècle. Une princesse burgonde fonde sous les murs de Genève l'église de Saint-Victor, dédiée à saint Victor de la légion thébaine. La fondatrice serait la reine Sédeleube.[1][2]
Début du VIIe siècle. Saint-Victor est pourvu de larges privilèges.[2]
Vers 1000. L'église devient une maison conventuelle et est confiée à l'abbaye de Cluny par l'évêque Hugues de Genève.[1][2]
XIe siècle. Une paroisse se constitue autour du prieuré de Saint-Victor, qui devient le centre d'un important faubourg. La paroisse de Saint-Léger paraît avoir été créée plus tard, le long de la route du pont d'Arve.[2]
XIVe siècle. Dès la seconde moitié du siècle (ou seulement vers le milieu du XVe siècle), le prieur est souvent un commendataire qui ne réside pas au prieuré.[1]
1514-1519. François Bonivard est prieur de Saint-Victor, alors que le duc Charles II de Savoie cherche à s'emparer de Genève.[2][5]
1530. La ville veut démolir Saint-Victor, dont le duc pourrait se servir en cas de siège.[1]
1531. La ville commence à raser ses faubourgs. Saint-Victor est démoli en partie.[1][2]
1534. Démolition totale du prieuré de Saint-Victor. Des moines se réfugient en Savoie, à Reignier.[1]
1534-1543. Le faubourg de Saint-Léger est rasé au titre de mesures militaires défensives. La porte de Saint-Léger est fermée.[3]
1536. À la Réforme, les paroisses de Saint-Victor et de Saint-Léger disparaissent. Genève construit des fortifications sur l'emplacement du faubourg de Saint-Victor.[1][3]
1573. Les revenus du prieuré sont attribués à une commanderie de l'ordre des Saints-Maurice-et-Lazare.[1]
1798. La commune de Plainpalais est formée, sous le régime français, des faubourgs de Palais, de Saint-Léger et de Saint-Victor.[3]
1863. La construction de l'église russe aurait commencé à l'emplacement de l'ancienne église de Saint-Victor.
1931. La commune de Plainpalais est rattachée à Genève.[2][3]
Lieux historiques de Faubourgs de Saint-Léger et Saint-Victor
Emplacement de l'église de Saint-Victor. Le prieuré et son faubourg se trouvaient sur le plateau des Tranchées, où l'église russe aurait été construite à partir de 1863 à l'emplacement de l'église de Saint-Victor.
Sources
- Dictionnaire historique de la Suisse, « Saint-Victor » (Lucienne Hubler)
- Dictionnaire historique de la Suisse, « Genève (commune) » (Martine Piguet, Jean Terrier, Charles Bonnet, Liliane Mottu-Weber, Irène Herrmann, Charles Heimberg)
- Dictionnaire historique de la Suisse, « Plainpalais » (Dominique Zumkeller)
- Office fédéral de topographie swisstopo, geo.admin.ch, adresse « Rue Rodolphe-Toepffer 9, 1206 Genève » (emplacement approximatif)
- Dictionnaire historique de la Suisse, « Bonivard, François » (Micheline Tripet), version du 21.01.2008
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