
Les Eaux-Vives
Origine du nom des Eaux-Vives
Le nom est celui d'un lieu-dit situé au-dessous de Montchoisy, où jaillissaient de nombreuses sources qui alimentaient Genève en eau potable. Il est attesté en 1442 sous la forme latine « Fontium Vivorum ».[1]
Fondation des Eaux-Vives
Avant d'être un quartier, les Eaux-Vives sont un lieu-dit de la rive gauche du lac, riche en sources. Le territoire est occupé très tôt : stations littorales au Néolithique et à l'âge du Bronze, villa à l'époque romaine. Avant la Réforme, il dépend de la paroisse de la Madeleine. Les faubourgs bâtis devant les murs de Genève sont rasés par les Genevois dans les années 1530-1540. Le XVIIIe siècle les repeuple, notamment autour des manufactures d'indiennes. Après l'annexion de Genève par la France en 1798, les Eaux-Vives deviennent une commune politique, qui comprend les quartiers des Contamines, de Florissant, de Malagnou, de Montchoisy, de Villereuse et des Vollandes. Ses électeurs s'opposent en vain à son rattachement à la commune de Genève.[1][2]
Histoire des Eaux-Vives
Néolithique et âge du Bronze. Stations littorales sur la rive du lac.[1]
Ier siècle. Une villa romaine est construite dans la seconde moitié du siècle, sur l'emplacement de l'actuel parc La Grange.[1]
XIIe siècle. Les templiers fondent une église qui donne son nom au faubourg du Temple.[1]
1442. Mention du lieu sous la forme « Fontium Vivorum ».[1]
1444. Conrad Witz peint La pêche miraculeuse pour le retable de Saint-Pierre : c'est la plus ancienne représentation connue des Eaux-Vives.[1]
1529. Statuts de la Société de l'exercice du jeu de l'arc.[1]
1530-1540. Les faubourgs sont détruits par les Genevois pour la défense de la ville.[1]
1727. Les Eaux-Vives sont rattachées à la paroisse de Cologny. Un poste de pasteur y est créé en 1831.[1]
1785. Début du déclin des manufactures d'indiennes, dont celle de Jean-Philippe Petit ; elles disparaissent vers 1830-1835.[1]
1800. Le Conseil municipal de la nouvelle commune politique se réunit pour la première fois le 28 décembre.[1]
1836-1838. Construction du port de la Scie.[1]
1850. Début de la démolition des fortifications de Genève.[1]
1864. Ouverture du tramway Rive-Chêne-Bougeries.[1]
1888. Les Français construisent la gare des Vollandes, terminus de la ligne Annemasse-Genève. La même année, la villa romaine est découverte dans l'actuel parc La Grange.[1]
1913. Après la faillite du Luna Park, la commune rachète le parc des Eaux-Vives.[7]
1930. La loi constitutionnelle du 22 mars, approuvée par le peuple genevois le 18 mai, décide la fusion. Les électeurs des Eaux-Vives l'avaient refusée par 1'256 non contre 1'212 oui.[1]
1931. La fusion est opérée le 10 juillet : les Eaux-Vives deviennent un arrondissement de la Ville de Genève, jusqu'en 1958.[1][2]
Population des Eaux-Vives
Sources et références : [1][3]
| 1850 | 2'000 |
| 1900 | 11'872 |
| 1930 | 20'917 (ou 21'685 ; dernier chiffre avant la fusion) |
Lieux historiques des Eaux-Vives
Parc La Grange. William Favre a légué ce domaine à la Ville de Genève, à une date qui reste à confirmer, et il est devenu parc public. On y a découvert en 1888 une villa romaine. Bien culturel d'importance nationale (inventaire fédéral PBC).[1][6]
Parc des Eaux-Vives. Propriété privée jusqu'en 1898, puis parc d'attractions. La commune le rachète en 1913, après la faillite du Luna Park.[7]
Temple des Eaux-Vives. Construit en 1842 par Jacques-Louis Brocher.[4]
Mairie des Eaux-Vives. L'ancienne mairie de la commune aurait été construite en 1905-1909 par Léon Werner Bovy. Bien culturel d'importance régionale (inventaire fédéral PBC).[6]
Vestiges des Eaux-Vives
Villa romaine du parc La Grange. Villa de la seconde moitié du Ier siècle apr. J.-C., découverte en 1888 dans l'actuel parc La Grange.[1]
Stations littorales. Vestiges de villages littoraux du Néolithique et de l'âge du Bronze sur la rive du lac.[1]
Sources
- Dictionnaire historique de la Suisse, « Eaux-Vives, Les » (Jacques Barrelet), version de 1998 remaniée le 07.02.2018
- Ville de Genève, Compte rendu de l'administration municipale pendant l'année 1931 (1932)
- Bureau de statistique du canton de Genève, Rapport du Bureau de statistique pendant l'année 1931 (1932), tableau 4
- Dictionnaire historique de la Suisse, « Brocher, Jacques-Louis » (Armand Brulhart), version de 1997 remaniée le 18.02.2010
- Inventaire fédéral des biens culturels (PBC), fiche 2484 « Parc La Grange », texte de la Société d'histoire de l'art en Suisse (Guide artistique de la Suisse)
- Office fédéral de la protection de la population, Inventaire PBC, liste cantonale GE (état au 1.1.2026) : n° 2484, parc et campagne de la Grange, objet A ; n° 2544, mairie des Eaux-Vives, objet B
- Ville de Genève, « Anecdotes du quartier Eaux-Vives Cité »
- geo.admin.ch, service de recherche de swisstopo (coordonnées)
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