Armoiries de Les Eaux-Vives

Les Eaux-Vives

Canton de Genève · 20'917 habitants (ou 21'685) (1930, ancienne commune des Eaux-Vives, dernier chiffre avant la fusion)
Fait partie de la commune de Genève
Vue de Les Eaux-Vives
Photo : Public domain, Wikimedia Commons · Armoiries : Domaine public

Origine du nom des Eaux-Vives

Le nom est celui d'un lieu-dit situé au-dessous de Montchoisy, où jaillissaient de nombreuses sources qui alimentaient Genève en eau potable. Il est attesté en 1442 sous la forme latine « Fontium Vivorum ».[1]

Fondation des Eaux-Vives

Avant d'être un quartier, les Eaux-Vives sont un lieu-dit de la rive gauche du lac, riche en sources. Le territoire est occupé très tôt : stations littorales au Néolithique et à l'âge du Bronze, villa à l'époque romaine. Avant la Réforme, il dépend de la paroisse de la Madeleine. Les faubourgs bâtis devant les murs de Genève sont rasés par les Genevois dans les années 1530-1540. Le XVIIIe siècle les repeuple, notamment autour des manufactures d'indiennes. Après l'annexion de Genève par la France en 1798, les Eaux-Vives deviennent une commune politique, qui comprend les quartiers des Contamines, de Florissant, de Malagnou, de Montchoisy, de Villereuse et des Vollandes. Ses électeurs s'opposent en vain à son rattachement à la commune de Genève.[1][2]

Histoire des Eaux-Vives

Néolithique et âge du Bronze. Stations littorales sur la rive du lac.[1]

Ier siècle. Une villa romaine est construite dans la seconde moitié du siècle, sur l'emplacement de l'actuel parc La Grange.[1]

XIIe siècle. Les templiers fondent une église qui donne son nom au faubourg du Temple.[1]

1442. Mention du lieu sous la forme « Fontium Vivorum ».[1]

1444. Conrad Witz peint La pêche miraculeuse pour le retable de Saint-Pierre : c'est la plus ancienne représentation connue des Eaux-Vives.[1]

1529. Statuts de la Société de l'exercice du jeu de l'arc.[1]

1530-1540. Les faubourgs sont détruits par les Genevois pour la défense de la ville.[1]

1727. Les Eaux-Vives sont rattachées à la paroisse de Cologny. Un poste de pasteur y est créé en 1831.[1]

1785. Début du déclin des manufactures d'indiennes, dont celle de Jean-Philippe Petit ; elles disparaissent vers 1830-1835.[1]

1800. Le Conseil municipal de la nouvelle commune politique se réunit pour la première fois le 28 décembre.[1]

1836-1838. Construction du port de la Scie.[1]

1850. Début de la démolition des fortifications de Genève.[1]

1864. Ouverture du tramway Rive-Chêne-Bougeries.[1]

1888. Les Français construisent la gare des Vollandes, terminus de la ligne Annemasse-Genève. La même année, la villa romaine est découverte dans l'actuel parc La Grange.[1]

1913. Après la faillite du Luna Park, la commune rachète le parc des Eaux-Vives.[7]

1930. La loi constitutionnelle du 22 mars, approuvée par le peuple genevois le 18 mai, décide la fusion. Les électeurs des Eaux-Vives l'avaient refusée par 1'256 non contre 1'212 oui.[1]

1931. La fusion est opérée le 10 juillet : les Eaux-Vives deviennent un arrondissement de la Ville de Genève, jusqu'en 1958.[1][2]

Population des Eaux-Vives

Sources et références : [1][3]

Population des Eaux-Vives
18502'000
190011'872
193020'917 (ou 21'685 ; dernier chiffre avant la fusion)

Lieux historiques des Eaux-Vives

Parc La Grange. William Favre a légué ce domaine à la Ville de Genève, à une date qui reste à confirmer, et il est devenu parc public. On y a découvert en 1888 une villa romaine. Bien culturel d'importance nationale (inventaire fédéral PBC).[1][6]

Parc des Eaux-Vives. Propriété privée jusqu'en 1898, puis parc d'attractions. La commune le rachète en 1913, après la faillite du Luna Park.[7]

Temple des Eaux-Vives. Construit en 1842 par Jacques-Louis Brocher.[4]

Mairie des Eaux-Vives. L'ancienne mairie de la commune aurait été construite en 1905-1909 par Léon Werner Bovy. Bien culturel d'importance régionale (inventaire fédéral PBC).[6]

Vestiges des Eaux-Vives

Villa romaine du parc La Grange. Villa de la seconde moitié du Ier siècle apr. J.-C., découverte en 1888 dans l'actuel parc La Grange.[1]

Stations littorales. Vestiges de villages littoraux du Néolithique et de l'âge du Bronze sur la rive du lac.[1]

Sources

  1. Dictionnaire historique de la Suisse, « Eaux-Vives, Les » (Jacques Barrelet), version de 1998 remaniée le 07.02.2018
  2. Ville de Genève, Compte rendu de l'administration municipale pendant l'année 1931 (1932)
  3. Bureau de statistique du canton de Genève, Rapport du Bureau de statistique pendant l'année 1931 (1932), tableau 4
  4. Dictionnaire historique de la Suisse, « Brocher, Jacques-Louis » (Armand Brulhart), version de 1997 remaniée le 18.02.2010
  5. Inventaire fédéral des biens culturels (PBC), fiche 2484 « Parc La Grange », texte de la Société d'histoire de l'art en Suisse (Guide artistique de la Suisse)
  6. Office fédéral de la protection de la population, Inventaire PBC, liste cantonale GE (état au 1.1.2026) : n° 2484, parc et campagne de la Grange, objet A ; n° 2544, mairie des Eaux-Vives, objet B
  7. Ville de Genève, « Anecdotes du quartier Eaux-Vives Cité »
  8. geo.admin.ch, service de recherche de swisstopo (coordonnées)

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