Pâquis
Origine du nom de Pâquis
En 1508, les « Pâquis » sont désignés comme des pâturages. Le mot aurait d'abord désigné un lieu où le gibier se nourrit, puis des pâturages, et mêlerait « pâtis » (terre inculte servant de pâture) et « pasquier », du latin « pascuarium » (pâturage).[1][3]
Fondation de Pâquis
Les Pâquis sont un quartier de la commune de Genève, sur la rive droite, entre la gare et le lac. C'étaient d'abord des pâturages hors des murs de la ville, donnés par le duc Charles III de Savoie à l'hôpital des pestiférés de Plainpalais. Une tuilerie s'y installa, puis le champ de tir et le port de la société de la Navigation, et enfin la première fabrique d'indiennes de Genève. Le secteur appartint à la commune du Petit-Saconnex, créée sous le régime français, jusqu'à son annexion par Genève. Au XIXe siècle, les prés cédèrent la place à des maisons, à des hôtels de luxe et à des rues tracées à angle droit.[1][3]
Histoire de Pâquis
3000-750 av. J.-C.. Plusieurs stations lacustres occupent les Pâquis, du Néolithique moyen (3000-2500 av. J.-C.) à la fin de l'âge du Bronze (vers 750 av. J.-C.).[1]
1458. Une tuilerie est mentionnée aux Pâquis.[1]
1508. Le duc Charles III de Savoie offre les Pâquis (pâturages) à l'hôpital des pestiférés de Plainpalais. La même année, le protectorat savoyard accorde une extension des franchises aux Pâquis.[1][2]
1677. La société de la Navigation installe aux Pâquis son champ de tir et un port.[1]
1710. Ouverture aux Pâquis de la première fabrique d'indiennes de Genève.[1]
1798. Création par les Français de la commune du Petit-Saconnex, dont les Pâquis font partie.[1]
1825-1849. Un pont suspendu relie les Pâquis à Saint-Gervais.[1]
1831. Chateaubriand séjourne place de la Navigation. Une rue et une place voisines portent aujourd'hui son nom.[3]
1842. Camille Corot peint « Le Quai des Pâquis à Genève », conservé au Musée d'art et d'histoire.[3]
1850. Genève annexe les Pâquis, Montbrillant et les Grottes, détachés de la commune du Petit-Saconnex.[1]
1872. Ouverture des Bains des Pâquis, établissement privé appelé « Bains Henri » du nom de son propriétaire. Ils deviennent municipaux en 1889.[5]
1898. Le 10 septembre, l'impératrice Élisabeth d'Autriche (Sissi) est poignardée sur le quai du Mont-Blanc en sortant de l'hôtel Beau-Rivage.[4]
1911. Un phare est érigé aux Bains des Pâquis.[5]
1931. Les Bains des Pâquis sont entièrement reconstruits.[5]
1988. Menacés de démolition, les Bains des Pâquis sont sauvés par une initiative populaire.[5]
Lieux historiques de Pâquis
Bains des Pâquis. Bains ouverts en 1872, municipaux depuis 1889, reconstruits en 1931 et sauvés en 1988 par une initiative populaire. Un phare y est érigé en 1911.[5]
Monument Brunswick. Monument construit en 1879 dans le jardin des Alpes pour le duc Charles d'Este-Guelph, mort en 1873, qui avait légué sa fortune à la ville. Il imite un tombeau du XIVe siècle de Vérone.[5]
Quai du Mont-Blanc. Quai où l'impératrice Élisabeth d'Autriche est assassinée le 10 septembre 1898. Une statue marque le lieu.[4]
Sources
- Dictionnaire historique de la Suisse, « Petit-Saconnex, Le » (Catherine Courtiau)
- Dictionnaire historique de la Suisse, « Genève (commune) » (Martine Piguet, Jean Terrier, Charles Bonnet, Liliane Mottu-Weber, Irène Herrmann, Charles Heimberg)
- Ville de Genève, « Histoire et développement du quartier Pâquis Sécheron »
- Ville de Genève, « Anecdotes du quartier Pâquis Sécheron »
- Ville de Genève, « Curiosités du quartier Pâquis Sécheron »
- Office fédéral de topographie swisstopo, geo.admin.ch, nom local « Pâquis - Centre (GE) - Genève »
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