Château de Courtelary

Site Canton de Berne · Ancien district : Courtelary · Site non habité (commune de Courtelary)
Fait partie de la commune de Courtelary

Origine du nom de Château de Courtelary

Le château porte le nom du village où le prince-évêque fixa ses baillis. Les documents l'appellent aussi château baillival ou châtellenie, et il est devenu la préfecture.[1][4]

Fondation de Château de Courtelary

Le prince-évêque de Bâle Jacques-Christophe Blarer de Wartensee voulut faire de Courtelary le centre politique de l'Erguël. Il permit aux Erguëliens de porter leurs appels à la maison de justice du lieu plutôt qu'à Bienne, puis y établit ses baillis en 1606 et fit bâtir pour eux ce château, siège du pouvoir temporel de l'évêque dans la seigneurie. Le bâtiment est entouré de jardins au sud, d'une cour pavée au nord et d'annexes, qui abritèrent longtemps la prison et la caisse de l'État.[1][2][3]

Histoire de Château de Courtelary

1606. Les baillis d'Erguël s'installent au château, construit pour eux. Le premier est Pétremand de Gléresse (Pétermann selon une autre source), en fonction jusqu'en 1609.[1][2][3][4]

1609-1681. Jean Henri Thellung occupe le château de 1609 à 1637, puis de nouveau de 1655 à 1681.[1]

1650-1652. Bailli pendant deux ans, Petremand d'Aulte laisse le souvenir d'un homme bon. Sa pierre tombale est au pied du temple.[1][2][3]

1733. Benoît-Aimé Mestrezat, bailli depuis 1724, doit fuir le château lors d'une assemblée houleuse.[1][2][3]

Milieu du XVIIIe siècle. Le bâtiment connaît ses premières transformations connues.[1]

1776. Le 26 septembre, le prince-évêque Frédéric de Wangen est reçu au château avec une grande fête.[1]

1792. Samuel Imer, en place depuis 1783, est le dernier bailli.[1]

1793. Le château accueille une « Assemblée législative d'Erguël », qui veut faire du pays une république. La tentative échoue.[3]

1806. Le 10 janvier, un ouragan endommage la châtellenie. Le préfet français fait évaluer les bâtiments au mois de mars.[4]

1815-1831. Sous Berne, le château loge les grands baillis Albrecht Friedrich de May, puis Niklaus Daxelhofer. Il est restauré et transformé peu après 1815.[1][4]

1832. Le château devient le siège des préfets du district de Courtelary. Le premier est Charles-Auguste Langel.[1]

1843. Le château est restauré.[4]

1890. Nouvelles transformations, suivies de plusieurs autres au XXe siècle.[1]

1981-1982. Une restauration générale associe l'ancien et le moderne, avec des parquets et des peintures sur boiseries.[1]

1984-1985. Les jardins à la française sont reconstitués.[1]

2006. Le bâtiment a 400 ans. Le 24 septembre, la réforme administrative acceptée en votation garde Courtelary comme siège de la préfecture dès 2010.[1]

Lieux historiques de Château de Courtelary

Le château. Le bâtiment est bordé de jardins au sud et d'une cour pavée au nord. Un niveau a été aménagé sous le toit en gardant la charpente d'origine.[1]

Jardins à la française. Reconstitués en 1984-1985, au sud du château.[1]

Pierre tombale de Petremand d'Aulte. Au pied de la façade sud du temple de Courtelary repose la pierre tombale de ce bailli.[2][3]

Sources

  1. Mémoires d'Ici, « Des baillis aux préfets : l'exemple de Courtelary », Les dossiers de Mémoires d'Ici, octobre 2006
  2. Municipalité de Courtelary, « Notre histoire »
  3. Swisscastles, « Le château de Courtelary »
  4. Chronologie jurassienne, « Courtelary et district » (entrées datées avec renvois aux Archives de l'ancien Évêché de Bâle et aux Archives de l'État de Berne)

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