Cormoret
Origine du nom de Cormoret
Le village est cité le 25 février 1178 sous la forme « Cormoret », dans une bulle du pape Alexandre III. Son nom reste sans explication.[1][2]
Fondation de Cormoret
Cormoret appartenait à la seigneurie d'Erguël, dans la principauté épiscopale de Bâle. Le chapitre de Saint-Imier y avait des biens dès la fin du XIIe siècle, et l'évêque de Bâle restait le seigneur suzerain quand les comtes de Neuchâtel remirent le village en fief. Le village a toujours formé une seule paroisse avec Courtelary. Des moulins et des forges ont travaillé au lieu-dit Le Torrent, et l'eau abondante de ses sources alimente en eau potable Saint-Imier, Courtelary et les Franches-Montagnes.[1][2]
Histoire de Cormoret
1178. Une bulle du pape Alexandre III nomme Cormoret pour la première fois.[1][2]
Fin du XIIe siècle. Le chapitre de Saint-Imier possède des biens à Cormoret.[1]
1317. Rodolphe IV, comte de Neuchâtel, remet en fief le village et ses hommes à Jean Compagnet de Courtelary.[1]
1372. La paroisse de Courtelary-Cormoret est fondée.[1][2]
1437. Des moulins sont concédés au Petit-Torrent et au Grand-Torrent.[2]
1530. La paroisse adopte la Réforme.[1]
1597. Construction du moulin de Cormoret.[2]
1710. Le 3 juin, une habitante, Madeleine Liengme, est exécutée pour sorcellerie.[2]
1795. Le 8 juin, un incendie détruit neuf maisons.[1][2]
1797. Le 15 décembre, les troupes françaises occupent l'Erguël. Cormoret entre dans le canton de Courtelary, département du Mont-Terrible.[2]
1853-1854. La commune bourgeoise se sépare de la commune des habitants. La commune municipale naît le 1er janvier 1854.[1][2]
1863-1864. Le feu détruit l'école et quatre maisons les 9 et 10 mai 1863. Une nouvelle école est bâtie l'année suivante.[2]
1874. La ligne Sonceboz-Les Convers est ouverte, mais les trains ne s'arrêtent pas à Cormoret.[2]
1880. Une chapelle est élevée pour l'Église libre. Elle reste rattachée à l'Église libre du canton de Vaud jusqu'en 1965.[1]
1885. Le 5 septembre, Cormoret inaugure le premier réseau suisse d'éclairage public électrique.[1][2]
1890. Le village reçoit enfin sa gare, inaugurée en juin.[1][2]
1891-1892. Des accords avec Saint-Imier règlent l'usage de l'eau de La Raissette.[2]
1932-1933. L'usine du Torrent brûle dans la nuit du 13 au 14 août 1932. Elle est reconstruite en 1933.[2]
1983. La dernière fabrique d'horlogerie du village ferme ses portes.[1]
Population de Cormoret
Sources et références : [1][2][3]
| 1800 | 275 |
| 1818 | 319 |
| 1850 | 478 |
| 1900 | 669 |
| 1950 | 663 |
| 2000 | 530 |
| 2025 | 504 |
Lieux historiques de Cormoret
Fermes classées. Malgré l'incendie de 1795, le village garde une trentaine de fermes classées, du XVIe au XIXe siècle.[1]
Chapelle de l'Église libre. Élevée en 1880, elle a dépendu de l'Église libre du canton de Vaud jusqu'en 1965.[1]
Sources. L'eau des sources de Cormoret alimente Saint-Imier, Courtelary et les Franches-Montagnes. La station de pompage de la source du Torrent date de 1968-1969.[1][2]
Vestiges de Cormoret
Le haut-moulin. L'un des moulins du village. Il cesse son activité et est supprimé en 1779.[2]
Sources
- Dictionnaire historique de la Suisse, « Cormoret » (Anne Beuchat-Bessire), version du 02.03.2004
- Chronologie jurassienne, « Cormoret » (entrées datées avec renvois aux archives et à la presse régionale)
- Office fédéral de la statistique (OFS), STATPOP, population résidante permanente au 31.12.2025
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