Cormoret

Canton de Berne · Ancien district : Courtelary · 504 habitants (31.12.2025)

Origine du nom de Cormoret

Le village est cité le 25 février 1178 sous la forme « Cormoret », dans une bulle du pape Alexandre III. Son nom reste sans explication.[1][2]

Fondation de Cormoret

Cormoret appartenait à la seigneurie d'Erguël, dans la principauté épiscopale de Bâle. Le chapitre de Saint-Imier y avait des biens dès la fin du XIIe siècle, et l'évêque de Bâle restait le seigneur suzerain quand les comtes de Neuchâtel remirent le village en fief. Le village a toujours formé une seule paroisse avec Courtelary. Des moulins et des forges ont travaillé au lieu-dit Le Torrent, et l'eau abondante de ses sources alimente en eau potable Saint-Imier, Courtelary et les Franches-Montagnes.[1][2]

Histoire de Cormoret

1178. Une bulle du pape Alexandre III nomme Cormoret pour la première fois.[1][2]

Fin du XIIe siècle. Le chapitre de Saint-Imier possède des biens à Cormoret.[1]

1317. Rodolphe IV, comte de Neuchâtel, remet en fief le village et ses hommes à Jean Compagnet de Courtelary.[1]

1372. La paroisse de Courtelary-Cormoret est fondée.[1][2]

1437. Des moulins sont concédés au Petit-Torrent et au Grand-Torrent.[2]

1530. La paroisse adopte la Réforme.[1]

1597. Construction du moulin de Cormoret.[2]

1710. Le 3 juin, une habitante, Madeleine Liengme, est exécutée pour sorcellerie.[2]

1795. Le 8 juin, un incendie détruit neuf maisons.[1][2]

1797. Le 15 décembre, les troupes françaises occupent l'Erguël. Cormoret entre dans le canton de Courtelary, département du Mont-Terrible.[2]

1853-1854. La commune bourgeoise se sépare de la commune des habitants. La commune municipale naît le 1er janvier 1854.[1][2]

1863-1864. Le feu détruit l'école et quatre maisons les 9 et 10 mai 1863. Une nouvelle école est bâtie l'année suivante.[2]

1874. La ligne Sonceboz-Les Convers est ouverte, mais les trains ne s'arrêtent pas à Cormoret.[2]

1880. Une chapelle est élevée pour l'Église libre. Elle reste rattachée à l'Église libre du canton de Vaud jusqu'en 1965.[1]

1885. Le 5 septembre, Cormoret inaugure le premier réseau suisse d'éclairage public électrique.[1][2]

1890. Le village reçoit enfin sa gare, inaugurée en juin.[1][2]

1891-1892. Des accords avec Saint-Imier règlent l'usage de l'eau de La Raissette.[2]

1932-1933. L'usine du Torrent brûle dans la nuit du 13 au 14 août 1932. Elle est reconstruite en 1933.[2]

1983. La dernière fabrique d'horlogerie du village ferme ses portes.[1]

Population de Cormoret

Sources et références : [1][2][3]

Population de Cormoret
1800275
1818319
1850478
1900669
1950663
2000530
2025504

Lieux historiques de Cormoret

Fermes classées. Malgré l'incendie de 1795, le village garde une trentaine de fermes classées, du XVIe au XIXe siècle.[1]

Chapelle de l'Église libre. Élevée en 1880, elle a dépendu de l'Église libre du canton de Vaud jusqu'en 1965.[1]

Sources. L'eau des sources de Cormoret alimente Saint-Imier, Courtelary et les Franches-Montagnes. La station de pompage de la source du Torrent date de 1968-1969.[1][2]

Vestiges de Cormoret

Le haut-moulin. L'un des moulins du village. Il cesse son activité et est supprimé en 1779.[2]

Sources

  1. Dictionnaire historique de la Suisse, « Cormoret » (Anne Beuchat-Bessire), version du 02.03.2004
  2. Chronologie jurassienne, « Cormoret » (entrées datées avec renvois aux archives et à la presse régionale)
  3. Office fédéral de la statistique (OFS), STATPOP, population résidante permanente au 31.12.2025

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