Combe-Grède
Origine du nom de Combe-Grède
Le nom « Grède » apparaît pour la première fois le 26 août 1551, dans le registre des baptêmes de Villeret. Son sens n'est pas expliqué.[1]
Fondation de Combe-Grède
La Combe-Grède est une gorge presque intacte, boisée et entourée de rochers, qui entaille la face nord du Chasseral. La section de Saint-Imier du Club alpin y fait ouvrir un sentier, inauguré en 1904, et la Société jurassienne de développement propose dès 1910 d'en faire un parc. Le projet aboutit en 1932, quand le gouvernement bernois place la gorge sous la protection de l'État. Le parc jurassien de la Combe-Grède et du Chasseral, souvent agrandi, est devenu l'un des attraits de Villeret.[1][2][3]
Histoire de Combe-Grède
1551. Le 26 août, le nom « Grède » apparaît dans le registre des baptêmes de Villeret.[1]
1864. Le 1er août, les habitants de Villeret se réunissent au sujet des travaux sur le torrent de la Combe-Grède.[1]
1887. Première descente du couloir de la Combe-Grède.[1]
1891. Le 30 avril, la section de Saint-Imier du Club alpin crée un groupe Chasseral pour ouvrir un chemin à travers la combe.[1]
1904. Le sentier, achevé, est inauguré le 30 octobre.[1]
1910. La Société jurassienne de développement propose de faire de la Combe-Grède un parc national jurassien.[1]
1913. Le 11 juillet, la même société forme une commission pour aménager la combe en parc naturel.[1]
1931. Le 21 août, une délégation bernoise et des groupements de Saint-Imier visitent le site et adoptent le nom de « Parc jurassien ».[1]
1932. Le 6 mai, le gouvernement bernois place la Combe-Grède sous la protection de l'État. Un comité en fixe les limites le 13 mai.[1][2][3]
1933. Le 16 juin, le gouvernement agrandit la réserve.[1]
1940. Le gouvernement décide un nouvel agrandissement le 4 juin et le ratifie le 12 juin.[1]
1943. Neuchâtel protège la Combe-Biosse, qui forme avec la Combe-Grède un parc intercantonal.[1]
1948. Le 11 septembre, la réserve est encore étendue.[1]
1956. Une ordonnance du 12 juin fait de la combe un refuge de chasse. Trois chamois y sont lâchés le 25 juin, les premiers d'une série qui dure jusqu'en 1962.[1]
1957. Le 10 octobre, le gouvernement bernois prend une nouvelle décision de mise sous protection.[1][2]
1967. Le 20 avril, des passerelles construites par l'armée sont inaugurées.[1]
1999. Le 17 mai, une assemblée vote 400'000 francs pour rénover le sentier.[1]
2008. Le 14 juin, une plaque rend hommage aux fondateurs du parc de 1932.[1]
2014. Un premier aiglon né à la Combe-Grède prend son envol.[1]
Lieux historiques de Combe-Grède
Gorge de la Combe-Grède. Gorge presque intacte et boisée, entourée de rochers dont les couches géologiques sont visibles. Elle abrite le hibou des marais, le pic tridactyle, le tichodrome échelette et les tétraonidés.[2]
Pâturages du Chasseral. La partie haute de la réserve compte des pâturages jurassiens ouverts à la flore alpine variée, et la crête du Chasseral des plantes subalpines et alpines. La réserve figure à l'inventaire fédéral des prairies et pâturages secs d'importance nationale.[2]
Sentier de la Combe-Grède. Chemin inauguré en 1904, équipé de passerelles en 1967 et d'échelles en 1968, rénové à la fin des années 1990.[1]
Sources
- Chronologie jurassienne (Denis Moine, Archives cantonales jurassiennes, Archives de l'État de Berne, Mémoires d'Ici), « Combe-Grède, Villeret »
- Canton de Berne, Office de l'agriculture et de la nature, Service de la promotion de la nature, réserve naturelle « Combe-Grède » (page du 27.09.2023)
- Dictionnaire historique de la Suisse, « Villeret » (Christine Gagnebin-Diacon), version du 30.05.2012
Autres villages près de Combe-Grède
Une information manque ou une source existe ? Proposez une correction ou un complément, chaque suggestion est vérifiée avant d'être publiée.
Proposer une modification