Courtelary
Origine du nom de Courtelary
Courtelary apparaît en 968 sous la forme « Curtis Alerici », nom d'un domaine de l'abbaye de Moutier-Grandval (la commune retient un acte du 9 mars 962 et la graphie « Curtis Alarici »). Le sens du nom n'est pas expliqué.[1][2]
Fondation de Courtelary
Le village est né d'un domaine de l'abbaye de Moutier-Grandval, au fond du vallon de la Suze, et le chapitre de Saint-Imier y eut aussi des biens. Une petite église romane, vouée à saint Imier, fut élevée au-dessus du site et devint le centre d'une paroisse qui comprenait Cormoret. La vallée passa des comtes de Fenis-Neuchâtel aux sires d'Erguël jusqu'en 1264, puis peu à peu à Bienne. Le territoire réunit deux formes d'habitat : le village groupé dans la vallée et des fermes isolées au-dessus de 900 m, où des anabaptistes bernois tenaient des métairies et faisaient du fromage. Courtelary resta agricole et artisanal jusqu'au XXe siècle, malgré l'horlogerie qui s'étendait dans le haut vallon dès le XVIIIe siècle.[1][2]
Histoire de Courtelary
968 (ou 962). Le domaine de « Curtis Alerici » appartient à l'abbaye de Moutier-Grandval.[1][2]
1179 (ou 1178). Le pape Alexandre III confirme les biens que le chapitre de Moutier-Grandval et celui de Saint-Imier possèdent à Courtelary.[1][2]
Xe ou XIe siècle. Une petite église romane est bâtie au-dessus du village.[1][2]
Fin du XIIIe siècle. L'avouerie de Courtelary est donnée à Bienne.[1]
1372. L'église est agrandie une première fois. Elle le sera encore en 1642 et en 1773.[1][2]
1530. Bienne impose la Réforme en Erguël.[1][2]
1555-1556. Courtelary conclut une combourgeoisie avec Soleure en 1555. L'année suivante, un traité confirme les coutumes et libertés de l'Erguël, appelées ses « Franchises ».[1][2]
1604. Les appels de la justice d'Erguël vont désormais à la maison de justice de Courtelary, et non plus à Bienne.[1][2]
1606. Le prince-évêque Jacques-Christophe Blarer de Wartensee installe les baillis d'Erguël à Courtelary, dans un château construit pour eux.[1][2]
1639. Les soldats du duc de Saxe-Weimar pillent le village et l'incendient en partie.[1]
1733. Les ordonnances épiscopales de 1726 ont provoqué des troubles. Lors d'une assemblée houleuse, le bailli Benoît-Aimé Mestrezat doit fuir.[1][2]
1792-1793. Après le départ du dernier bailli, une assemblée du pays d'Erguël tente de fonder une république. Elle échoue.[1][2]
1797-1814. Sous le régime français, Courtelary est chef-lieu de canton, dans le département du Mont-Terrible, puis du Haut-Rhin.[1][2]
1815. Rattaché au canton de Berne, le village devient chef-lieu du bailliage d'Erguël.[1][2]
1831. Le bailliage fait place au district de Courtelary.[1]
1862. Un orphelinat ouvre ses portes. Il est devenu le Home d'enfants.[1][2]
1874. La ligne de chemin de fer Bienne-Les Convers-La Chaux-de-Fonds est ouverte. Elle favorise l'installation d'une usine de pâte à papier.[1][2]
1921-1935. Pour mettre fin aux inondations, le lit de la Suze est corrigé. Le chantier emploie de nombreux chômeurs.[1][2]
1935. La fabrique de chocolat Camille Bloch prend la place de l'usine de pâte à papier.[1][2]
1992. Le centre communal est inauguré. Il abrite l'école enfantine et l'administration municipale.[1][2]
Population de Courtelary
Sources et références : [1][3]
| 1460 | 26 feux (paroisse) |
| 1739 | 354 |
| 1801 | 545 |
| 1850 | 868 |
| 1900 | 1'228 |
| 1950 | 1'239 |
| 1970 | 1'462 |
| 1990 | 1'120 |
| 2000 | 1'127 |
| 2025 | 1'432 |
Lieux historiques de Courtelary
Église réformée. Petite église romane du Xe ou du XIe siècle, agrandie en 1372, 1642 et 1773. La restauration de 1933-1936 a mis au jour des peintures murales de la fin du XIe siècle (ou du XIVe siècle), dont une Adoration des Mages et un saint Imier chassant le griffon. La pierre tombale du bailli Pétremand d'Aulte se trouve au pied de la façade sud.[1][2]
Château, aujourd'hui préfecture. Construit en 1606 pour les baillis d'Erguël, il est devenu la préfecture.[1][2]
Collège de 1908. Bâtiment scolaire de style Heimatstil. Il abrite l'école secondaire et la bibliothèque communale.[1][2]
Centre communal. Inauguré en 1992, il réunit l'école enfantine et l'administration municipale.[1][2]
Sources
- Dictionnaire historique de la Suisse, « Courtelary (commune) » (Anne Beuchat-Bessire), version du 31.05.2012
- Municipalité de Courtelary, « Notre histoire »
- Office fédéral de la statistique (OFS), STATPOP, population résidante permanente au 31.12.2025
Localités de la commune avec une fiche
Autres villages près de Courtelary
Une information manque ou une source existe ? Proposez une correction ou un complément, chaque suggestion est vérifiée avant d'être publiée.
Proposer une modification