Fresens
Origine du nom de Fresens
Le village est mentionné en 1265 dans la formule « Hiremanz dit de Fressen », qui désigne un habitant dit de Fressen : le lieu existait donc déjà. On trouve ensuite les formes « Fresain » en 1290 et « villa de Fressens » en 1340 (à recouper). Le nom serait formé sur un nom de personne d'origine burgonde ou gallo-romaine, Frigis, avec le suffixe -ens, très répandu en Suisse romande (à recouper).
Fondation de Fresens
Aucune source ne mentionne d'acte de fondation ni de fondateur pour Fresens, dont l'origine est progressive. Le territoire était habité dès le Néolithique, comme l'atteste le dolmen du Trou des Âmes. À l'époque romaine, la Vy d'Etra le traversait : un mur romain et un pavage de cette voie subsistent près du Pont Porret, et des traces d'une construction romaine ont été repérées à La Salette. Une nécropole mérovingienne a été découverte au Tombet. Au Moyen Âge, Fresens faisait partie du franc-alleu de Gorgier, passé aux seigneurs d'Estavayer au XIIIe siècle ; la châtellenie de Gorgier devint un fief de la maison de Neuchâtel en 1344. Le village relève de la paroisse de Saint-Aubin. Des comptes seigneuriaux d'environ 1360, conservés aux Archives de l'État de Neuchâtel, détaillent les redevances des habitants (froment, chapons, cire d'abeille, huile de noix) et les droits seigneuriaux (amendes, lods, censes payables à la Saint-Maurice).
Histoire de Fresens
Néolithique final (fin du 4e, début du 3e millénaire av. J.-C.). Occupation la plus ancienne attestée sur le territoire de Fresens : un dolmen à dalle perforée, connu aujourd'hui sous le nom de Trou des Âmes, est érigé au bord de ce qui deviendra plus tard une route, dans la partie haute du village.
Époque romaine. La Vy d'Etra traverse le territoire : un mur romain et un pavage de cette voie subsistent près du Pont Porret, et des traces d'une construction romaine ont été repérées à La Salette. Une villa romaine aurait occupé la partie sud du village, ses matériaux ayant été réemployés plus tard (à recouper).
Époque mérovingienne. Une nécropole est aménagée au lieu-dit Le Tombet.
1265. Première mention écrite connue : un certain « Hiremanz dit de Fressen » est cité, ce qui implique que le lieu existait déjà.
1290. Le nom du village est attesté sous la forme « Fresain » (à recouper).
1340. Le village est mentionné sous la forme « villa de Fressens » (à recouper).
1344. La châtellenie de Gorgier, dont relève Fresens, devient un fief de la maison de Neuchâtel.
1356. Le conflit entre Louis de Neuchâtel et Arthaud d'Estavayer pour la possession de la seigneurie de Gorgier-Vaumarcus, qui inclut Fresens, aboutit à l'occupation de cette seigneurie et marque le début d'une documentation plus riche sur le village.
1359-1378. La seigneurie de Gorgier, à laquelle appartient Fresens, passe de la famille d'Estavayer à la maison de Neuchâtel (Louis Ier de Neuchâtel, puis sa fille Isabelle de Neuchâtel), avant de revenir à la famille d'Estavayer en 1378.
vers 1360. Des comptes seigneuriaux conservés aux Archives de l'État de Neuchâtel détaillent les obligations des habitants de Fresens envers leur seigneur : froment pour le four commun (7 coupes annuelles), 16 chapons, cire d'abeille et huile de noix, ainsi que des amendes, des lods (droits de mutation) et des censes (impôts fonciers) payables à la Saint-Maurice.
1433. La seigneurie de Gorgier, incluant Fresens, passe à Jean de Neuchâtel-Vaumarcus.
1806. La principauté de Neuchâtel, dont dépend Fresens, est cédée par le roi de Prusse à l'empereur Napoléon Ier, qui en fait une principauté pour son maréchal Alexandre Berthier.
1815. À la suite du Congrès de Vienne, la principauté de Neuchâtel entre dans la Confédération suisse comme 21e canton, tout en restant simultanément possession du roi de Prusse : un statut mixte unique en Suisse, qui s'applique donc aussi à Fresens.
1831. Fresens est la première commune de la Béroche à ériger un arbre de la liberté, lors des troubles républicains de 1831.
1856-1857. L'affaire de Neuchâtel, une tentative de contre-révolution royaliste suivie d'un règlement diplomatique international, met fin au statut de principauté prussienne : Neuchâtel devient dès lors un canton suisse à part entière, comme les autres.
19e siècle. Le village reste agricole ; quelques habitants trouvent une occupation dans l'artisanat textile, surtout la dentelle aux fuseaux.
1914. Ouverture d'une petite menuiserie, qui passe à la production industrielle en 1971.
1er janvier 2018. Fresens fusionne avec Bevaix, Gorgier, Saint-Aubin-Sauges, Vaumarcus et Montalchez pour former la nouvelle commune de La Grande Béroche, dont il devient une localité ; le village a gardé son caractère rural.
Population de Fresens
| 1632 | 181 (38 maisons) |
| 1750 | 169 |
| 1850 | 193 |
| 1880 | 234 |
| 1900 | 175 |
| 1950 | 147 |
| 2000 | 218 |
| 2010 | 215 |
| 2017 | 252 |
Lieux historiques de Fresens
Le dolmen du Trou des Âmes. Dans la partie haute du village, au bord de la route, se dresse une dalle de pierre percée d'un orifice ovale d'environ 40 sur 26 cm, vestige d'un dolmen à dalle perforée du type dit de Schwörstadt, datant du Néolithique final. Il a été identifié pendant la Seconde Guerre mondiale, lors d'un recensement des monuments mégalithiques de la région, et appartient à une famille de dolmens similaires, dont ceux d'Onnens (VD), de Courgenay (JU) et celui d'Auvernier exposé au Laténium, à Hauterive (NE).
La fontaine la Pompe. Ancienne fontaine du village coiffée d'un toit en bardeaux de bois, élément patrimonial caractéristique de Fresens (à recouper).
La terrasse de Fresens et son point de vue. Le village est construit à environ 620 mètres d'altitude, sur une terrasse dominant le lac de Neuchâtel d'environ 200 mètres, ce qui offre un point de vue panoramique sur le lac et les Alpes. Le point culminant du territoire communal, sur le versant au-dessus du village, atteint 690 mètres.
Vestiges de Fresens
Le dolmen du Trou des Âmes (Néolithique final). Seul vestige mégalithique conservé à Fresens : une dalle de pierre percée d'un orifice ovale, partie d'un dolmen à dalle perforée datant de la fin du 4e ou du début du 3e millénaire avant notre ère. La dalle mesure aujourd'hui environ 1,3 sur 1,3 mètre ; elle était autrefois plus grande et son ouverture se situait jadis au centre. D'autres pierres du monument auraient été réemployées comme éléments de clôture dans le village.
Vestiges romains. Un mur romain et un pavage de la Vy d'Etra subsistent près du Pont Porret, et des traces d'une construction romaine ont été repérées à La Salette. Une grande villa romaine aurait en outre occupé la partie sud du village ; ses matériaux auraient été réemployés dans des bâtiments plus tardifs (à recouper).
Nécropole mérovingienne du Tombet. Une nécropole de l'époque mérovingienne a été mise au jour au lieu-dit Le Tombet.
Sources
- Dictionnaire historique de la Suisse, « Fresens » (Olivier Girardbille)
- Wikipédia (anglais), Fresens
- Wikipédia (allemand), Fresens
- Archeoplus, Fresens (NE), le dolmen du Trou des Âmes
- Wikimedia Commons, photographie Trou des Ames à Fresens NE
- Association des Sociétés d'histoire de La Grande Béroche, Fresens vers 1360
- Wikipédia (français), Seigneurie de Gorgier
- Gemeinde-Commune-Comune.ch, fiche commune Fresens (statut administratif, fusion, gentilé)
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