Gondo

Canton de Valais · District : Brig · Pas de chiffre publié pour la localité ; la commune de Zwischbergen compte 75 habitants (31.12.2025, chiffre provisoire OFS)
Fait partie de la commune de Zwischbergen

Origine du nom de Gondo

Gondo apparaît en 1291, quand l'évêque de Sion y rachète les droits seigneuriaux. L'origine du nom reste obscure.[1]

Fondation de Gondo

Gondo est le village principal de la commune de Zwischbergen, au pied sud du col du Simplon et directement à la frontière italienne. Avec Simplon Dorf, c'est le seul village valaisan du versant sud des Alpes, et il sert de poste de douane. Le territoire relevait d'abord de la seigneurie de Novare, jusqu'à ce que l'évêque de Sion en rachète les droits seigneuriaux en 1291. La population parle allemand depuis longtemps, mais une partie vient d'Italie. Des familles de Simplon et de Gondo se sont enrichies par le transport des marchandises sur le col et par la contrebande, puis ont joué un rôle important dans la vie politique du Valais.[1][2]

Histoire de Gondo

1291. L'évêque de Sion Boniface de Challant rachète au comte de Castello les droits seigneuriaux sur Gondo, qui dépendait jusque-là de la seigneurie de Novare.[1]

milieu du XVe siècle. L'élection d'un châtelain et d'un administrateur donne naissance à des procès-verbaux judiciaires, à des consortages et à des statuts communaux.[1]

1495. Une nouvelle église est construite.[1]

1550-1897. Des mines d'or sont exploitées.[1]

1640. Un service postal entre Lyon et Milan (Genève et Milan selon une autre source) fait halte à Gondo.[1][2]

1650. Construction de la tour Stockalper (commencée vers 1670 et achevée vers 1685, ou sust bâtie en 1666-1680, selon d'autres sources).[1][2][4]

XVIIIe-XIXe siècles. Des avalanches dévastatrices frappent le village à plusieurs reprises.[1]

1822. La paroisse est rattachée au diocèse de Sion.[1]

années 1830. Des fortifications sont aménagées dans la gorge de Gondo. Elles sont renouvelées en 1859.[2]

1875. Fondation de la « Société anonyme des Mines d'Or de Gondo ». Une société parisienne reprend les installations en 1894, et la faillite suit en mai 1897.[4]

1958. Gondo reçoit un bâtiment scolaire. Les leçons se donnaient longtemps à la cure.[1]

1994. Ouverture du Stockalperweg entre Brig et Gondo.[2]

2000. Le 14 octobre, après trois jours de pluies torrentielles, un glissement de terrain détruit un tiers du village, tue 13 personnes et emporte huit bâtiments (dix maisons, l'école et des magasins selon une autre source), dont la partie ouest de la tour Stockalper.[1][3]

2007. Fin de la reconstruction du village. La tour Stockalper, rebâtie pour 7,5 millions de francs, rouvre comme hôtel et restaurant.[3]

Lieux historiques de Gondo

Tour Stockalper (Stockalperturm). Ancienne sust de Gondo, au bord de la route du Simplon, bâtie en 1650 (vers 1670-1685 selon une autre source). Sa partie la plus ancienne a résisté au glissement de terrain de 2000, et le reste a été reconstruit jusqu'en 2007. Elle est inscrite comme bien culturel d'importance régionale et sert aujourd'hui d'hôtel et de restaurant.[1][3][4][5]

Église de Gondo. Une nouvelle église est construite en 1495. La paroisse dépend du diocèse de Sion depuis 1822.[1]

Paroi et mur de protection. Après la catastrophe, un système de drainage a été construit au pied de la paroi de 400 mètres qui domine le village, et les brèches du mur de protection ont été comblées. Treize étoiles, posées dans le mur derrière le village, rappellent les victimes.[3]

Fort Gondo. Fortification agrandie au début du XXe siècle et pendant la Première Guerre mondiale, puis encore pendant la Seconde. Depuis 2004, la fondation Ecomuseum Simplon l'exploite comme fort-musée.[4]

Vestiges de Gondo

Ruines de l'établissement des mines d'or. Les mines d'or de Gondo ont été exploitées de 1550 à 1897. Les ruines de l'établissement minier d'époque moderne sont inscrites comme bien culturel d'importance nationale.[1][5]

Sources

  1. Historisches Lexikon der Schweiz, « Gondo » (Rachel Siggen-Bruttin, trad. Ernst Grell, version du 29.11.2005)
  2. Historisches Lexikon der Schweiz, « Simplonpass » (Renato Arnold, version du 19.12.2012)
  3. swissinfo.ch, Thomas Stephens, « Gondo marks tenth anniversary of disaster » (14.10.2010)
  4. Ecomuseum Simplon (Klaus Anderegg), dépliant « Stockalperweg Gondoschlucht »
  5. Office fédéral de la protection de la population (OFPP), Inventaire PBC, liste cantonale du Valais (objets A et B, état au 1.1.2026)
  6. Office fédéral de la statistique (OFS), STATPOP, chiffres provisoires au 31.12.2025, via citypopulation.de
  7. geo.admin.ch, recherche de lieux (coordonnées)

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