Armoiries de Grengiols

Grengiols

Canton de Valais · District : Östlich Raron · 408 habitants (31.12.2025, chiffre provisoire OFS)
Vue de Grengiols
Photo : No machine-readable author provided. Berger~commonswiki assumed (based on..., CC BY-SA 3.0, Wikimedia Commons · Armoiries : Domaine public

Origine du nom de Grengiols

Le nom apparaît sous les formes « Graneirolis » en 1052, « Griniruel » en 1228 et « Graniols » en 1297. Il viendrait probablement du latin « graneirolas », « petits greniers à grain ».[1][2]

Fondation de Grengiols

Grengiols occupe le versant sud de la vallée du Rhône, au gradin de Deisch, à l'entrée du Goms. La commune compte aussi des hameaux extérieurs, comme Hockmatte, Ze Hyschere et Bächerhyschere. On y a trouvé des objets de l'âge du bronze, des tombes gallo-romaines et des monnaies romaines, et le Schlosshubel garde les traces d'une tour des XIIe-XIIIe siècles. Dès le XIe siècle, Grengiols relevait de la Savoie et de ses vassaux, les seigneurs de Gradetsch puis ceux de Mörel. À la fin du XIIIe siècle, l'évêque de Sion y créa une majorie, que la commune racheta plus tard à des particuliers. Une paroisse placée sous le patronage des Gradetsch est mentionnée entre 1189 et 1203. Le village dépendit ensuite de la paroisse de Mörel, avant de devenir un rectorat qui fonctionnait de fait comme une paroisse. Sur l'ancienne route du Goms et de l'Albrun, Grengiols passait pour le grenier à blé du district. L'incendie de 1799 et la construction de la route de la vallée au XIXe siècle ont marqué son histoire.[1]

Histoire de Grengiols

Âge du bronze. Premières traces : objets de l'âge du bronze. Plus tard, tombes gallo-romaines et monnaies romaines.[1]

XIe siècle. Grengiols relève de la Savoie et de ses vassaux, les seigneurs de Gradetsch puis ceux de Mörel.[1]

1052. Première mention sous la forme « Graneirolis ».[1][2]

1189-1203. Une paroisse est mentionnée, sous le patronage des seigneurs de Gradetsch.[1]

XIIe-XIIIe siècle. Une tour se dresse sur le Schlosshubel ; ses traces subsistent.[1]

1228. Le nom apparaît sous la forme « Griniruel ».[1]

1297. Forme « Graniols ».[1]

Fin du XIIIe siècle. L'évêque de Sion crée une majorie, rachetée par la commune aux XVIe et XVIIe siècles.[1]

vers 1430. Avec Bister, Grengiols forme un tiers de la communauté de Mörel-Grengiols (actuel Östlich Raron).[1]

1634. Création d'un rectorat qui fonctionne de fait comme une paroisse.[1]

1668. Construction de la cure.[1]

1717-1718. Construction d'une maison de bois décorée, à galeries ouvertes, sur la nouvelle place du village.[2]

1799. Des troupes autrichiennes en fuite incendient l'église et le village : 42 maisons d'habitation et 88 bâtiments d'exploitation sont détruits.[1][2]

1800-1803. Reconstruction de l'église paroissiale Saint-Pierre en intégrant les ruines incendiées.[1]

vers 1810. La reconstruction du village, en bois, est en grande partie achevée, surtout par des charpentiers de Niederwald.[2]

Milieu du XIXe siècle. Nombreuses familles émigrées, surtout vers l'Argentine.[1]

1888. Une avalanche détruit une partie de la localité.

1904. En avril, une avalanche détruit le hameau de Milibach.[1]

1913-1915. Construction de l'église actuelle, néoromane, sur des plans d'Adolf Gaudy.[1][2]

1914. Le chemin de fer Furka-Oberalp dessert désormais le village. La date n'est pas certaine : 1914 (ou 1915).[1][2]

1945. Le botaniste Eduard Thommen reconnaît la tulipe de Grengiols comme espèce distincte.

1963-1964. Construction d'une route d'accès.[1][2]

vers 1970. Début d'un tourisme modéré, notamment avec le village de vacances d'Eggelti (commencé en 1976).[1][2]

1993. Pro Natura achète trois parcelles de champs à tulipes, placées sous protection par le canton l'année suivante.

Population de Grengiols

Sources et références : [1][2][4]

Population de Grengiols
1799313 habitants
1850435 habitants
1900555 habitants
1950565 habitants
2000491 habitants
2025408 habitants

Lieux historiques de Grengiols

Église paroissiale Saint-Pierre. Une église avec cimetière est mentionnée au XIIIe siècle. Rebâtie probablement au début du XVIe siècle, incendiée en 1799 puis reconstruite en 1800-1803, elle a été remplacée par l'église néoromane actuelle (1913-1915, Adolf Gaudy, consacrée en 1915). Le clocher remonte en partie à l'époque antérieure à l'incendie.[1][2]

Cure. Construite en 1668.[1]

Champs de la tulipe de Grengiols. La tulipe de Grengiols (Tulipa grengiolensis), jaune vif, plus rarement bordée ou entièrement rouge, ne pousse à l'état sauvage qu'à Grengiols, dans les champs de seigle d'hiver. Elle serait arrivée au Moyen Âge, peut-être par le commerce du col de l'Albrun, et était appelée localement « Römertulpe ». Menacée dès les années 1960, elle est protégée depuis l'achat de parcelles par Pro Natura en 1993.

Maison de 1717-1718. Maison de bois décorée, à galeries ouvertes, sur la nouvelle place du village.[2]

Hameau de Bächerhäusern. Hameau extérieur de la commune, inscrit à l'ISOS comme hameau d'importance régionale.[2]

Vestiges de Grengiols

Traces de la tour du Schlosshubel. Sur la butte dite Schlosshubel subsistent les traces d'une tour des XIIe-XIIIe siècles.[1]

Tombes gallo-romaines et monnaies romaines. Des tombes gallo-romaines et des monnaies romaines ont été découvertes, ainsi que des objets de l'âge du bronze.[1]

Bâtiments antérieurs à l'incendie de 1799. Quatre maisons d'habitation, un grenier et une partie du clocher ont survécu à l'incendie de 1799.[2]

Sources

  1. Historisches Lexikon der Schweiz, « Grengiols » (Philipp Kalbermatter, version du 29.12.2008, version allemande)
  2. Inventaire fédéral des sites construits à protéger en Suisse (ISOS), « Grengiols », n° 4966, 2e version, mars 1998
  3. Beobachter, « Wallis: Die Kult-Tulpe » (Martin Müller, 27.04.2015)
  4. Office fédéral de la statistique (OFS), STATPOP, chiffres provisoires au 31.12.2025, via citypopulation.de
  5. geo.admin.ch, recherche de lieux (coordonnées)

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