Armoiries de Massongex

Massongex

Canton de Valais · District : Saint-Maurice · 2'148 habitants (31.12.2025, chiffre provisoire OFS)
Vue de Massongex
Photo : Christian David, CC BY-SA 4.0, Wikimedia Commons · Armoiries : Domaine public

Origine du nom de Massongex

La forme « Bernardus de Massunge » est attestée en 1226. Une mention plus ancienne, « Massingiaco » en 1179, est aussi signalée, mais reste à confirmer. Le nom associerait un gentilice latin (Maxuminius) au suffixe -acum d'origine celtique, ce qui n'est pas certain. Le nom antique de la localité, « Tarnaiae », pourrait venir de celui du dieu celte Taranis ; c'est une hypothèse.

Fondation de Massongex

Avant la conquête romaine, Tarnaiae aurait été la capitale des Nantuates, probablement bâtie en bois, avec un sanctuaire de Taranis. À l'époque romaine, Massongex devient un vicus important. C'est le seul point où un pont franchit le Rhône sur la voie du Grand-Saint-Bernard, au croisement des routes d'Italie, d'Avenches et de Savoie, et des thermes publics y sont construits. Les bâtiments sont abandonnés dans la seconde moitié du IIIe siècle, peut-être après une incursion des Alamans, et Agaune (Saint-Maurice) prend la place de Massongex. Le lieu n'est plus qu'une garnison des Burgondes puis des Francs. Des tombes du haut Moyen Âge ont été retrouvées dans les ruines du vicus. Avec Bex et Morcles, le village relève ensuite de l'évêque de Sion, puis de la châtellenie savoyarde de Saint-Maurice. La commune comprend aujourd'hui le bourg et huit hameaux, dont Daviaz.[1][2]

Histoire de Massongex

Ier siècle. Apogée du vicus de Tarnaiae : maisons en pierre, thermes publics et pont sur le Rhône. La mosaïque des deux lutteurs est datée des années 30 apr. J.-C.[2]

IIIe siècle. À partir de la seconde moitié du siècle, les bâtiments sont abandonnés, peut-être à la suite d'une incursion des Alamans.[2]

515. La fondation de l'abbaye par Sigismond contribue à faire d'Agaune (Saint-Maurice) le centre de la région au détriment de Massongex.[2]

1226. Mention de « Bernardus de Massunge ».[1]

1250. Première mention de la paroisse, qui couvre tout le territoire communal actuel.[1]

1296-1606. La famille de Montheolo détient la charge de vidomne de Massongex, reprise par la famille de Quartéry de 1606 à 1798.[2]

1475. Après la défaite savoyarde de la Planta, Massongex dépend du gouvernement de Saint-Maurice.[1]

1790. Des habitants tirent sur la maison du dernier vidomne, Louis-Antoine de Quartéry.[2]

1798. Après la révolution bas-valaisanne, Massongex devient une commune du dizain de Saint-Maurice.[1]

1815. La commune rachète ses droits à l'évêque de Sion et à l'abbaye de Saint-Maurice.[1]

1820. Construction de l'église Saint-Jean-Baptiste actuelle.[1]

1863-1894. Première correction du Rhône, qui permet de gagner des terres agricoles.[2]

1872. Construction d'un pont métallique sur le Rhône, démonté en 2000 et remplacé par une passerelle en 2002.[2]

1882. Le comte Paul Riant s'installe au château de la Vorpillière.[2]

1923. Construction de la chapelle du Sacré-Cœur à Daviaz.[1][2]

1934. Usage officiel des armoiries aux trois tours, créées en 1919 en référence aux trois routes romaines.[2]

1970. Ouverture de la Maison de Massongex de Terre des hommes, qui accueille des enfants malades des pays du Sud opérés à Genève et à Lausanne.[1]

1995. Construction de la salle polyvalente.[1]

Population de Massongex

Sources et références : [1][3]

Population de Massongex
1798214
1850503
1900600
1950659
20001'319
20252'148

Lieux historiques de Massongex

Église Saint-Jean-Baptiste. La paroisse est mentionnée dès 1250. L'église, reconstruite en 1606 puis remplacée en 1820, aurait été restaurée après un incendie en 1843. Elle conserverait une inscription du IIe siècle au nom de Sextus Varennus Priscus.

Daviaz et sa chapelle. Hameau qui a longtemps réuni près de la moitié de la population. Sa chapelle du Sacré-Cœur date de 1923.[1][2]

Lieu-dit Saint-Martin. Une chapelle s'y trouvait jusqu'au XVIIe siècle.[1]

Château de la Vorpillière. Demeure où s'installe en 1882 le comte Paul Riant (1836-1888), enterré à l'abbaye de Saint-Maurice. Son épouse repose à Massongex.[2]

Maison de Massongex. Maison de l'organisation d'entraide Terre des hommes, ouverte en 1970.[1]

Vestiges de Massongex

Thermes romains et mosaïque des lutteurs. Les thermes publics de Tarnaiae se trouvaient sous l'actuelle place de l'Église. Une mosaïque d'environ 1,48 m sur 1,47 m, datée des années 30 apr. J.-C., représente deux lutteurs séparés par une palme. Elle reste visible à travers une verrière.[2]

Tombes du haut Moyen Âge. Des tombes du haut Moyen Âge ont été découvertes dans les ruines du vicus romain.[1]

Pierres de Tarnaiae à Saint-Maurice. Les ruines du vicus ont servi de carrière : une borne milliaire a été réemployée comme linteau dans le clocher de l'abbaye de Saint-Maurice, où est aussi conservé un autel dédié à Jupiter Optimus Maximus.[2]

Sources

  1. Dictionnaire historique de la Suisse, « Massongex » (Albano Hugon, version du 27.08.2008, version allemande)
  2. Commune de Massongex, « Histoire »
  3. Office fédéral de la statistique (OFS), STATPOP, chiffres provisoires au 31.12.2025, via citypopulation.de
  4. geo.admin.ch, recherche de lieux (coordonnées)

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