Armoiries de Finhaut

Finhaut

Canton de Valais · District : Saint-Maurice · 418 habitants (31.12.2025, chiffre provisoire OFS)
Vue de Finhaut
Photo : Markus Giger, CC BY-SA 4.0, Wikimedia Commons · Armoiries : Domaine public

Origine du nom de Finhaut

Le village est mentionné pour la première fois en 1293 sous la forme « Finyaux ». Le nom viendrait du latin « fenile » (fenil), dérivé de « fenum » (foin). En patois, la commune se nommerait « Finyou ».[1]

Fondation de Finhaut

Finhaut occupe la haute vallée du Trient, à la frontière franco-suisse. La commune comprend Finhaut, à 1'223 m d'altitude, Giétroz et Le Châtelard. Jusqu'en 1798, Finhaut forme un quart de la châtellenie de Salvan, seigneurie de l'abbaye de Saint-Maurice. En 1323, les habitants de Finhaut et de Salvan battent Guillaume de Thoire à Emosson, ce qui leur assure la possession des alpages, que les deux communautés se disputent avec les gens du Faucigny (Vallorcine, Chamonix). En 1649, Finhaut se sépare de Salvan, avec qui il formait une seule commune, et devient le siège d'une métralie. Le partage définitif des biens n'intervient qu'en 1874. L'économie repose longtemps sur l'élevage et l'alpage. La route Vernayaz-Finhaut-Chamonix (1855-1867), puis le chemin de fer Martigny-Chamonix (1906) ouvrent une période de prospérité touristique. Les grands barrages de Barberine, du Vieux-Emosson et d'Emosson redonnent ensuite vie au village.[1]

Histoire de Finhaut

1293. Première mention de Finhaut, sous la forme « Finyaux ».[1]

1323. Les habitants de Finhaut et de Salvan battent Guillaume de Thoire à Emosson, ce qui leur assure la possession des alpages.[1]

1638. Construction de la chapelle Notre-Dame de l'Assomption et Saint-Sébastien.[1]

1649. Finhaut se sépare de Salvan et devient le siège d'une métralie. La chapelle devient église paroissiale.[1]

1798. Fin de la châtellenie de Salvan, seigneurie de l'abbaye de Saint-Maurice, dont Finhaut formait un quart.[1]

1819. Dix-sept habitants seraient partis pour le Brésil avec les fondateurs de Nova Friburgo.

1855-1867. Ouverture de la route cantonale Vernayaz-Finhaut-Chamonix.[1]

1874. Partage définitif des biens entre Finhaut et Salvan.[1]

1906. Mise en service du chemin de fer Martigny-Chamonix, qui ouvre une période de prospérité touristique.[1]

1925. Achèvement du barrage de Barberine.[1]

1928-1929. Construction d'une nouvelle église.[1]

1955. Achèvement du barrage du Vieux-Emosson.[1]

1968. Une route relie Finhaut à l'axe international de La Forclaz.[1]

1975. Achèvement du barrage d'Emosson.[1]

1976. Découverte des empreintes de dinosaures du Vieux-Emosson, à la fonte du névé qui les recouvrait.[1][2]

1998. Le site des empreintes est reconnu comme géotope d'importance nationale, après une décision de protection cantonale de 1983.[2]

2016. Le 20 juillet, arrivée à Finhaut-Emosson de la 17e étape du Tour de France, partie de Berne.[3]

Population de Finhaut

Sources et références : [1][4]

Population de Finhaut
1798347
1850470
1900433
1950492
1970681
2000318
2025418

Lieux historiques de Finhaut

Église Notre-Dame de l'Assomption et Saint-Sébastien. Chapelle édifiée en 1638 et devenue paroissiale en 1649, lors de la séparation d'avec Salvan. Un nouveau sanctuaire est construit en 1928-1929.[1]

Le Châtelard et Giétroz. Hameaux de la commune, proches de la frontière française. Le Châtelard est desservi par la ligne Martigny-Chamonix.

Barrages de Barberine et d'Emosson. Trois barrages se succèdent sur le territoire communal : Barberine (1925), Vieux-Emosson (1955) et Emosson (1975). Ces chantiers redonnent vie au village après le recul du tourisme.[1]

Le village de la Belle Époque. Entre 1860 et 1911, une vingtaine d'hôtels et de pensions sont construits à Finhaut. L'architecture de cette période serait reconnue d'importance nationale.

Vestiges de Finhaut

Empreintes de dinosaures du Vieux-Emosson. Traces laissées par 5 à 9 espèces de dinosaures il y a plus de 230 millions d'années, sur des dalles de quartzite vers 2'400 m d'altitude, au-dessus du lac du Vieux-Emosson. Découvertes en 1976, elles sont protégées par une décision cantonale de 1983 et reconnues comme géotope d'importance nationale en 1998.[2]

Sources

  1. Dictionnaire historique de la Suisse, « Finhaut » (André Décaillet, version du 20.04.2006)
  2. État du Valais, sites naturels protégés, « Traces de dinosaures du Vieux-Emosson »
  3. Tour de France 2016, itinéraire horaire de la 17e étape Berne-Finhaut-Emosson (20.7.2016), document publié par la Ville de Berne
  4. Office fédéral de la statistique (OFS), STATPOP, chiffres provisoires au 31.12.2025, via citypopulation.de
  5. geo.admin.ch, recherche de lieux (coordonnées)

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