
Trient
Origine du nom de Trient
Le lieu apparaît sous les formes « Trioncia » (entre 1025 et 1031) et « Triens » (1298). On ne sait pas encore ce que veut dire ce nom.[1]
Fondation de Trient
Le hameau de Trient n'était à l'origine qu'un mayen, tandis que Les Jeurs formaient vers 1350 une petite communauté, tout en appartenant au quartier de Martigny-Combe. En 1377, l'évêque de Sion donne à Nantelme, vidomne de Martigny, la forêt et la mine de fer de Trient. Au spirituel, Trient relève de Martigny. Une chapelle aurait existé dès 1286. Érigé en rectorat en 1830 et en paroisse en 1868, Trient ne se sépare complètement de Martigny qu'en 1893, date de la construction de l'église. Outre l'élevage, les habitants exploitent la glace du glacier du Trient dans la seconde moitié du XIXe siècle, et le tourisme d'été se développe entre 1870 et 1906. Les habitants décident en votation populaire de se séparer de Martigny-Combe en 1899, et la commune naît officiellement en 1900. Très vaste commune frontalière de la France, sur la route du col de la Forclaz, Trient compte 22 hameaux, dont Gillot, chef-lieu, et Les Jeurs.[1]
Histoire de Trient
1025-1031. Mention sous la forme « Trioncia ».[1]
1286. Une chapelle aurait déjà existé.[1]
1298. Mention sous la forme « Triens ».[1]
vers 1350. Les Jeurs forment une petite communauté, tout en appartenant au quartier de Martigny-Combe.[1]
1377. L'évêque de Sion donne à Nantelme, vidomne de Martigny, la forêt et la mine de fer de Trient.[1]
1657. Chapelle aux Jeurs.[1]
1830. Trient est érigé en rectorat.[1]
1868. Trient devient paroisse.[1]
1870-1906. Développement du tourisme d'été, avec la construction de sept hôtels.[1]
1878. Trois écoles : à Trient, aux Jeurs et à Litroz.[1]
1893. Construction de l'église ; la séparation spirituelle d'avec Martigny est complète.[1]
1899. Les habitants décident en votation populaire de se séparer de Martigny-Combe.[1]
1900. La commune de Trient naît officiellement.[1]
1948. Fermeture de l'école des Jeurs, aujourd'hui bibliothèque.[1]
1957. Ouverture de la nouvelle route de la Forclaz entre Martigny et Chamonix.[1]
Population de Trient
Sources et références : [1][3]
| 1900 | 329 |
| 1950 | 188 |
| 2000 | 130 |
| 2025 | 181 |
Lieux historiques de Trient
Église de Trient. Construite en 1893, année où Trient, paroisse depuis 1868, achève sa séparation spirituelle d'avec Martigny.[1]
Les Jeurs. Hameau qui formait vers 1350 une petite communauté. Il possède une chapelle de 1657 et eut une école jusqu'en 1948, devenue la bibliothèque.[1]
Glacier du Trient. Dans la seconde moitié du XIXe siècle, les habitants exploitaient la glace du glacier, en complément de l'élevage.[1]
Col de la Forclaz. Le col, à 1'527 m, est franchi par une route ouverte en 1957 entre Martigny et Chamonix, qui a remplacé la route du XIXe siècle, elle-même successeur du chemin muletier.[1][2]
Vestiges de Trient
Mine de fer. En 1377, l'évêque de Sion donnait à Nantelme, vidomne de Martigny, la forêt et la mine de fer de Trient. La commune aurait consacré une conférence archéologique aux mines de fer des Tseppes.[1]
Sources
- Dictionnaire historique de la Suisse, « Trient » (David Rey, version du 15.03.2012)
- Commune de Trient, site officiel (présentation, col de la Forclaz, conférence sur les mines de fer des Tseppes)
- Office fédéral de la statistique (OFS), STATPOP, chiffres provisoires au 31.12.2025, via citypopulation.de
- geo.admin.ch, recherche de lieux (coordonnées)
Localités de la commune avec une fiche
Autres villages près de Trient
Une information manque ou une source existe ? Proposez une correction ou un complément, chaque suggestion est vérifiée avant d'être publiée.
Proposer une modification