Marin-Épagnier

Canton de Neuchâtel · Région : Littoral · 11'742 habitants (31.12.2025, commune de Laténa)
Fait partie de la commune de Laténa
Aucun chiffre de population n'est publié pour cette localité : le chiffre indiqué est celui de la commune de Laténa.

Origine du nom de Marin-Épagnier

Le nom réunit deux villages distincts. Épagnier est mentionné en 1163 sous la forme « Espagnie », Marin en 1179 sous la forme « Marens » ; l'acte de 1163 serait une donation du chevalier Pierre d'Épagnier à l'abbaye d'Hauterive (à recouper). Marin (autrefois aussi Marins ou Mareins) est rapproché de mal arena (« mauvaise grève »), du nom de personne romain Marianus ou d'un nom pré-romain Marincus ; Épagnier est rapproché du vieux français « espaille » (buisson, broussaille), comme Épagny ou Épalinges (à recouper). Les deux villages ont formé des communes séparées jusqu'à leur réunion en 1888.

Fondation de Marin-Épagnier

Marin et Épagnier ne doivent leur origine ni à un acte de fondation ni à un fondateur connu. Leur territoire, au bord du lac de Neuchâtel et à l'embouchure de la Thielle, est occupé depuis la Préhistoire : entre Épagnier et Préfargier, on compte trois stations littorales néolithiques et deux de l'âge du Bronze ; aux Bourguignonnes et aux Chevalereux se trouvent un habitat de l'époque de Hallstatt et des enceintes quadrangulaires de La Tène finale. Le site de La Tène, qui a donné son nom au second âge du Fer, se trouve sur le territoire communal. La communauté villageoise de Marin se constitue au XIVe siècle. Marin et Épagnier relèvent de la châtellenie de Thielle et sont paroissiens de Saint-Blaise (Épagnier depuis 1888). Réunis en 1888 en une commune de Marin-Épagnier, ils forment avec Thielle-Wavre la commune de La Tène de 2009 à 2024, puis, en 2025, la commune de Laténa avec Enges, Hauterive et Saint-Blaise.

Histoire de Marin-Épagnier

vers 3500 av. J.-C.. Le village littoral de Marin-Les Piécettes (culture de Cortaillod, type Port-Conty), daté par dendrochronologie d'environ 3504 à 3483 av. J.-C., compte une douzaine de maisons organisées autour d'un bâtiment central bâti sur un tertre artificiel ; fouillé de 1998 à 2002, il est classé d'intérêt national.

Âge du Bronze. Deux stations littorales de l'âge du Bronze s'ajoutent aux trois stations néolithiques connues entre Épagnier et Préfargier.

Époque de Hallstatt. Un habitat est établi aux Bourguignonnes et aux Chevalereux, où l'on connaît aussi des enceintes quadrangulaires de La Tène finale.

milieu du IIIe siècle av. J.-C.. Un pont celtique est construit à La Tène ; il est détruit au milieu du Ier siècle av. J.-C.

fin du Ier siècle av. J.-C.. Un pont romain est établi à son tour sur le site.

1163. Première mention d'Épagnier, sous la forme « Espagnie ».

1179. Première mention de Marin, sous la forme « Marens ».

1362. Le comte Louis de Neuchâtel afferme à la communauté de Marin un pré appelé « La Planche de Mozon » (à recouper).

XIVe siècle. Formation de la communauté villageoise de Marin ; Marin et Épagnier relèvent de la châtellenie de Thielle jusqu'en 1848.

1756-1838. Une fabrique d'indiennes (toiles de coton imprimées) est active à Marin-Épagnier.

1848. Inauguration, le 27 décembre, de la Maison de santé de Préfargier, fondée et financée par Auguste-Frédéric de Meuron (1789-1852) ; la première patiente est admise le 2 janvier 1849.

1857. Découverte du site de La Tène, en novembre, par le pêcheur Hans Kopp, mandaté par le colonel Friedrich Schwab : une quarantaine d'objets en fer sont mis au jour (à recouper).

1860-1948. Diverses petites entreprises s'implantent : horlogerie, fabrication de rouge à polir et de maroquinerie.

1870. Après cette date, l'entreprise de Gottlieb Bühler exploite des gravières.

1888. Marin et Épagnier se réunissent en une seule commune, Marin-Épagnier ; Épagnier est dès lors paroissien de Saint-Blaise.

1901. Marin-Épagnier obtient une gare sur la ligne Neuchâtel-Berne.

1903. Adolf von Martini fonde une usine d'automobiles à la limite de Marin-Épagnier et de Saint-Blaise ; la Cité Martini, ensemble de trente maisonnettes ouvrières, est construite en 1905-1906 (à recouper).

1907-1917. Fouilles systématiques du site de La Tène, dirigées par William Wavre puis Paul Vouga (à recouper).

1958. Début de l'essor industriel, avec notamment la centrale de distribution Migros, Ebauches Électroniques SA (devenue EM Microelectronic) et Metalor.

1975. Ouverture du tronçon Saint-Blaise-Le Landeron de l'autoroute A5, qui accélère le développement industriel.

1989. Marin-Épagnier accueille l'un des deux centres scolaires (école secondaire régionale) du Bas-Lac.

1996. La Maison de santé de Préfargier est classée monument historique.

1er janvier 2009. Marin-Épagnier et Thielle-Wavre fusionnent pour former la commune de La Tène.

26 novembre 2023. Les électeurs de La Tène, Hauterive, Saint-Blaise et Enges acceptent la fusion de leurs communes, à plus de 72 % des voix.

1er janvier 2025. La Tène fusionne avec Enges, Hauterive et Saint-Blaise pour former la commune de Laténa ; Marin-Épagnier en devient une localité.

Population de Marin-Épagnier

Population de Marin-Épagnier
1850331
1900627
1950953
19702'540
20003'611
20084'131

Lieux historiques de Marin-Épagnier

Le site archéologique de La Tène. À l'embouchure de la Thielle, ce site a donné son nom à la culture de La Tène, le second âge du Fer européen. On y a identifié un pont celtique du milieu du IIIe siècle av. J.-C., détruit au milieu du Ier siècle av. J.-C., puis un pont romain de la fin du Ier siècle av. J.-C. Les trouvailles sont en partie présentées au Laténium, à Hauterive.

La Cité Martini. Ensemble de trente maisonnettes ouvrières construites en 1905-1906 en style Heimatstil par les architectes Jean Béguin et Ernest Prince pour le personnel de l'usine Martini, protégé depuis 2002 (à recouper).

La Maison de santé de Préfargier. Établissement psychiatrique fondé et financé par Auguste-Frédéric de Meuron, inauguré le 27 décembre 1848, l'un des premiers à renoncer aux chaînes et aux barreaux. Classé monument historique en 1996.

La plage de La Tène. Plage de sable au bord du lac de Neuchâtel, voisine du site archéologique du même nom (à recouper).

Vestiges de Marin-Épagnier

Les découvertes de La Tène. Le site, découvert en 1857, a été fouillé dès 1880 par Émile Vouga, de 1907 à 1917 par William Wavre puis Paul Vouga, et à nouveau en 2003 ; il aurait livré plus de 2'500 objets (armes, outils, harnais, bronzes, monnaies), aujourd'hui dispersés dans de nombreux musées (à recouper).

Les ponts celtique et romain de La Tène. Le pont celtique, construit au milieu du IIIe siècle av. J.-C. et détruit au milieu du Ier siècle av. J.-C., puis le pont romain de la fin du Ier siècle av. J.-C. témoignent de l'importance de ce point de passage sur la Thielle.

Le village lacustre de Marin-Les Piécettes. Village de la culture de Cortaillod (type Port-Conty), daté d'environ 3504 à 3483 av. J.-C. Les fouilles de 1998-2002 ont dégagé une douzaine de maisons sur plancher surélevé, un chemin d'accès de 110 mètres et un bâtiment central sur tertre artificiel, sans foyer, interprété comme cérémoniel ou administratif. Le site est classé d'intérêt national.

Stations littorales et enceintes. Entre Épagnier et Préfargier se trouvent trois stations littorales néolithiques et deux de l'âge du Bronze ; aux Bourguignonnes et aux Chevalereux, un habitat de l'époque de Hallstatt et des enceintes quadrangulaires de La Tène finale.

Sources

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