
Saint-Léonard
Origine du nom de Saint-Léonard
Le village tient son nom de la chapelle dédiée à saint Léonard, mentionnée dès le XIe siècle. Il apparaît en 1218 sous la forme « apud Sanctum Leonardum ». En allemand, on disait autrefois « Sankt Leonhard ».[1]
Fondation de Saint-Léonard
Le territoire est occupé dès le Néolithique, notamment sur l'éperon de Sur-le-Grand-Pré. Le village, lui, naît sur la rive gauche de la Lienne, au pied du versant droit de la vallée du Rhône, autour d'une chapelle Saint-Léonard qui dépend du prieuré bénédictin d'Ayent et devient église paroissiale. Au Moyen Âge, Saint-Léonard appartient à la châtellenie de Granges, avant que l'évêque Boson de Granges ne le donne à la mense épiscopale. Des familles vassales, les de Saint-Léonard, de Saillon et de Chevron-Villette, administrent la seigneurie jusqu'à ce que l'évêque l'inféode à la communauté, qui nomme dès lors son châtelain. Au XIXe siècle, la correction du Rhône transforme la plaine en vergers, cultures maraîchères et vignes. Le village s'y étend depuis le milieu du XXe siècle et se tourne vers Sion et l'usine d'aluminium de Chippis.[1]
Histoire de Saint-Léonard
vers 3700-3350 av. J.-C.. Principale occupation du site de Sur-le-Grand-Pré, au Néolithique moyen, avec de nombreuses fosses-silos.[1]
XIe siècle. Mention de la chapelle dédiée à saint Léonard, dépendant du prieuré bénédictin d'Ayent.[1]
vers 1200. La chapelle devient église paroissiale.[1]
1218. Mention sous la forme « apud Sanctum Leonardum ».[1]
vers 1240. L'évêque Boson de Granges donne Saint-Léonard à la mense épiscopale.[1]
1375. Au pont de la Lienne, Antoine de la Tour aurait été battu, après l'assassinat de l'évêque Guichard Tavelli.
1556. L'évêque inféode la seigneurie à la communauté, qui nomme désormais un châtelain.[1]
1798. Fin des redevances seigneuriales versées à l'évêque.[1]
1840. Combats de Saint-Léonard. Alexis Joris y aurait été le principal chef militaire de la Jeune Suisse. En avril, sa colonne bas-valaisanne aurait battu les Haut-Valaisans de Louis de Courten.[5]
XIXe siècle. La correction du Rhône transforme la plaine, où se développent vergers, cultures maraîchères et vignes.[1]
1894. Construction de l'église paroissiale néogothique.[1]
1912. Burkhard Reber signale la roche gravée de la Crête des Barmes.[1]
1943. Découverte du lac souterrain.[2]
1949. Début de l'exploitation touristique du lac souterrain.[2]
1956. Découverte du site néolithique de Sur-le-Grand-Pré, fouillé par Marc-Rodolphe Sauter jusqu'en 1962.[1]
1974. Pierre Corboud étudie la roche gravée de la Crête des Barmes.[1]
1975-1977. Fouilles aux Bâtiments : découverte de trois tombes en ciste de type Chamblandes.[1]
Population de Saint-Léonard
Sources et références : [1][3]
| 1802 | 140 habitants |
| 1850 | 366 habitants |
| 1900 | 678 habitants |
| 1950 | 1'070 habitants |
| 2000 | 1'872 habitants |
| 2025 | 2'618 |
Lieux historiques de Saint-Léonard
Lac souterrain. L'érosion d'une couche de gypse a formé le plus grand lac souterrain naturel d'Europe : 300 m de long, 20 m de large et 10 m de profondeur, entre 30 et 70 m sous le vignoble. Découvert en 1943 et exploité depuis 1949, il attire plus de 100'000 visiteurs par an.[1][2]
Église paroissiale Saint-Léonard. Héritière d'une chapelle mentionnée au XIe siècle et devenue paroissiale vers 1200, l'église actuelle, de style néogothique, date de 1894.[1]
Vestiges de Saint-Léonard
Site néolithique de Sur-le-Grand-Pré. Habitat sur une crête rocheuse à 498 m, dominant la plaine du Rhône, découvert en 1956 et fouillé jusqu'en 1962. Son occupation principale date du Néolithique moyen (vers 3700-3350 av. J.-C.) ; le mobilier, avec de nombreux objets en cristal de roche, une céramique à décor cannelé et des roches vertes sciées, définit le « faciès de Saint-Léonard », phase tardive du complexe Chassey-Cortaillod-Lagozza. Des vestiges protohistoriques et romains recouvrent la couche néolithique.[1]
Roche gravée de la Crête des Barmes. Rocher situé en contrebas de Sur-le-Grand-Pré, signalé en 1912 et étudié en 1974, qui présente quatre phases de gravures du Néolithique à l'âge du Bronze et deux zones de cupules.[1]
Tombes des Bâtiments. Trois tombes en ciste de type Chamblandes, à inhumations repliées, contenant quatre, trois et un individus ainsi que des ossements humains incinérés, fouillées en 1975-1977 et probablement contemporaines de Sur-le-Grand-Pré. Un habitat du Néolithique moyen a aussi été repéré en 1961 dans le cône de la Lienne, sous le village actuel.[1]
Sources
- Dictionnaire historique de la Suisse, « Saint-Léonard » (Alain Gallay, Bernard Truffer, version du 26.06.2012)
- Lac souterrain de Saint-Léonard, site officiel (découverte et exploitation)
- Office fédéral de la statistique (OFS), STATPOP, chiffres provisoires au 31.12.2025, via citypopulation.de
- geo.admin.ch, recherche de lieux (coordonnées)
- Dictionnaire historique de la Suisse, « Joris, Alexis » (Ignace Carruzzo), version du 12.07.2005
Localités de la commune avec une fiche
Autres villages près de Saint-Léonard
Une information manque ou une source existe ? Proposez une correction ou un complément, chaque suggestion est vérifiée avant d'être publiée.
Proposer une modification